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GENRE :
Wu xia pian fantasy
NOTE : 4/10
RESUME :
Dans la Chine féodale du Xème siècle, Ti Min-Chi, un jeune soldat, se retrouve bien malgré lui avec toutes les armées ennemies aux trousses et décide de se cacher dans une grotte abandonnée... Mais elle est maudite et il y affrontera des démons, et seul un grand maître et deux moines parviennent à le sauver. Dès lors, il tient à les accompagner pour devenir leur disciple, au moment même où ceux ci se préparent à combattrent l'un des plus grands dangers que le monde ait connu "
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| Tsui Hark ne savait pas qu'en réalisant "Zu, les guerriers de la montagne magique", il y a un peu plus de 20 ans, il allait entrer dans le panthéon des réalisateurs d'action chinois les plus populaires. Film considéré comme culte par de nombreux fans, servi par un déluge d'effets spéciaux à n'en plus pouvoir et soutenu par un scénario alliant la tradition à la légende, Zu avait en effet de quoi séduire à sa sortie et rivaliser avec les productions américaines et notamment le « Star Wars » de Georges Lucas. Pour autant qu'en est il vingt après? Zu est il toujours porté par son attractivité passée ou bien n'est il plus que l'ombre de ce qu'il était? |
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| Force est de constater que près de vingt ans plus tard le constat qui s'impose objectivement est assez affligeant pour ne pas dire désastreux, le nouveau « Legend of Zu » ayant sans aucun doute été réalisé afin de redorer le blason de cette charmante légende qui ne manque pas d'attraits, mais dont la réalisation vieillotte accuse durement le poids de l'âge. En ayant misé sur une surenchère d'effets spéciaux, le réalisateur plaçait inconsciemment son oeuvre au rang des futures reliques puisque ceux ci apparaissent aujourd'hui terriblement kitsch pour ne pas dire ridicules . |
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La dimension légendaire du film est rendu par cette avalanche de pouvoirs, d'effets spéciaux, d'explosions, une dimension spectaculaire à l’époque certes mais qui empêche l’œuvre de Tsui Hark d'accéder à l'intemporalité, révélateur du caractère culte d'un film. Présents à chaque scène, sur chaque plan, ces artifices, hier trompeurs aujourd'hui dépassés, desservent le film par leur présence trop importante et leur nature extravertis. Le films est en effet un festival de couleurs fluorescentes dont la luminosité est d'autant plus mise en avant que la plupart du film se déroule dans des décors assez obscurs (grottes, temples...). Créatures fantastiques ressemblant à des maquettes, maquillages outranciers pour simuler la maladie, pouvoirs spéciaux grotesques, chorégraphies martiales où le câble est tellement utilisé que l'on remarque presque sa présence et pour couronner le tout un duel sur des statues volantes où l'on atteint des sommets du kitsch. |
Pour autant, en faisant abstraction de ces effets spéciaux, Zu n'est absolument pas désagréable à regarder, car l'on y retrouve tout les ingrédients qui garantissent un bon spectacle. Amour, spectacle, action, humour, Tsui Hark est parvenu à trouver un quasi équilibre entre ces différents éléments, insufflant à son film un lyrisme tout particulier. Les décors sont bien travaillés quoiqu'un peu sombre mais l'on apprécie d'autant plus les moindres petites escapades à l'extérieur de nos héros. L'humour, sans être ravageur, est assez typique des production de Hong Kong de cette époque et fait mouche par sa simplicité voire son grotesque, le passage le plus amusant étant la rencontre entre les différentes factions se livrant la guerre et où Yuen Biao (A Man called Hero, Il était une fois en Chine...) et son nouvel allié (Sammo Hung) tentent de leur échapper par milles astuces.
| L'histoire d'amour n'est pas totalement oubliée même si elle n'est qu'esquissé entre le maître de Yuen Biao, incarné par le très bon Damian Lau (Last Hurrah for Chivalry, Duel to the death..) et la déesse de la flamme bleue (jouée par Brigitte Lin), le destin leur étant défavorable. Enfin les scènes d'action sont convaincantes même si elle demeure en deçà de bien des productions de l'époque ; l'utilisation des câbles est bien trop évidente pour paraître un tant soi peu naturelle, on sent parfois les acteurs tirés vers le haut précipitamment. Des détails invisibles à l’époque, aujourd’hui évidents, mais qui participent malgré tout au charme de Zu . |
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Ainsi, vingt ans plus tard, le constat s'impose de lui même : "Zu, les guerriers de la montagne magique" ne possède plus le même attrait qu'auparavant, faute à des effets spéciaux bien trop mis en évidence et dont leur qualité est aujourd'hui peu évidente à apprécier. Ce film qualifié de culte le restera certainement pour tous ceux ayant eu la joie de le découvrir bien auparavant, par nostalgie immanquablement, quant aux autres ils y verront un wu xia pian fantaisiste qui divertira tout au plus le temps d'une soirée. A voir tout de même avant de plonger dans son excellente suite « Legend of Zu ». |
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