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WILD
ANIMALSde
Kim Ki Duk
- Corée Sud - 1997
Avec Jang Dong-Jik, Cho Jae-Hyun, Denis Lavant, Joh Jae-hyun, Ryun
Jang, Sasha Rucavina, Cho Jae-Hyung, Jang Dong-Jik, Richard Bohringer,
Laurent Buro |
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WILD ANIMALS
: 1997 - GENRE : Drame
- NOTE : -/ 10
Résumé
Blue Ocean, peintre devenu escroc, et Red Mountain, un nord-coréen
expert en arts martiaux et aspirant à la légion étrangère,
se rencontrent à Paris et se lient damitié.
Ils en viennent à travailler pour le même gang, dirigé
dune main de fer par un gangster suave et philosophe. Paris,
sa vie de bohème et ses amours malheureux, défile
en arrière-plan.
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Deuxième
film de Kim Ki-Duk,
réalisé en 1997, Wild Animals raconte l'histoire d'un
peintre immigré de Corée et devenu escroc et un nord-coréen
expert en arts martiaux qui se rencontrent à Paris. Ce film
de Ki-Duk a donc pour cadre la plus belle ville du monde. Après
quelques altercations naturelles, les deux coréens se lient
d'amitié et en viennent à travailler pour le même
gang, dirigée d'une main de fer par un gangster suave et philosophe
que campe admirablement Richard Bohringer.
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Wild Animals bénéficie
d'un scénario riche et vivant qui offre la possibilité
de multiples conclusion et rebondissements à foison.
Par conséquent, on ne perd pas le fil de l'histoire,
l'histoire de cette amitié improbable entre coréens
et le film ne comporte pas de longueurs. On dirait même
qu'on en redemande. De nombreux thèmes sont abordés,
de l'amitié, de l'honneur, de l'amour possible et impossible,
des mille et un usage du maquereau congelé, de l'art
de rue, de l'art tout court. Bref, Wild Animals est une mosaïque
géniale où le réalisateur a su transmettre
son amour de la France tout en sachant faire oublier qu'il était
coréen. Une fois encore il n'a pas fait dans la dentelle.
Il aime le sang et on le sent. Mais ces scènes à
haute teneur en hémoglobine sont toujours tournées
d'une façon qui permette de prendre le recul suffisant
pour se placer au second degré voire davantage. |
| A la manière d'un
John Steinbeck, Kim Ki-Duk conte les péripéties
d'un duo dont la relation au départ purement intéressée
se transforme en amitié indéfectible. Des souris
et des hommes coréens naviguent de bateaux en péniches
sur les rives de la Seine, les personnages sont nombreux et
ont tous une raison d'être. Cette immigrée au visage
sibyllin dont le parcours et la passion nous resteront inconnus.
Elle danse dans un peep-show sur une musique envoûtante
de Natacha Atlas, d'ailleurs très bien choisie pour l'occasion.
Corinne, le mime, une Hongroise émigrée, proie
en esclavage sexuel de son "libérateur". On
n'a affaire qu'à des produits importés dans ce
film comme nous le rappelle Kim Ki-Duk dans une scène
finale, où les seuls "dignes" représentants
de la France sont des mafieux et des maquereaux. |
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"Si c'est ce que tu veux, alors je préfère ça.
Je n'ai pas de futur." lance Hong-San à son
acolyte qui l'a déjà trahi maintes fois. La force paisible.
La force du poing et l'abnégation du héros. Tel est
Hong-San, le nord-coréen. Filou et traître mais avec
néanmoins un bon fond, son compère joue la mouche du
coche coréen. Les deux animaux sauvages, traqués, tapis
dans l'ombre, sont à la solde d'un Richard Bohringer égal
à lui-même mais impressionnant nouveau venu dans l'univers
coréen. Pour résumer cette loi de la jungle, le petit
parrain de la mafia parisienne a une phrase: "J'aime ce regard
pur. Paris a deux visages. Si elle te trahit, ne perd pas ces yeux
purs!" Kim Ki-Duk, lui, n'a pas trahi Paris et Paris le lui
rend bien. |
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Mystere
Vic
Mars 2004 Festival du Film Asiatique
de Deauville
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