Accueil
News
Définition Cinéma Chinois
Définition Cinema Japonais
Liens de l'Asie

CANNES 2002
CANNES 2004
CANNES 2005
DEAUVILLE 2003
DEAUVILLE 2004
DEAUVILLE 2004
DEAUVILLE 2005
DEAUVILLE 2006
PUSAN 2004
PUSAN 2005
QUINZAINE DES REALISATEURS 2005
Vesoul 2006


ASIA-DIFFUSION.COM


ACCES FORUM

Les DVD du mois
DVD ARTE
DVD CTV
DVD HK VIDEO
DVD MK2 EDITIONS
DVD ONE PLUS ONE

DVD OCEAN FILMS
DVD WILD SIDE
Où acheter ses Films



Christy Chung
Eric Vally
Nguyen Phan Quang Binh

Contactez-nous

PARTENAIRE DE




VAGUES INVISIBLES (Invisible waves) de Pen-Ek RATANARUANG - Thailande - 2006
Avec : Tadanobu Asano , Gang Hye Jung, Maria Cordero, Mitsuishi Ken, Eric Tsan
GENRE : Drame
NOTE : -/10
RESUME : Après avoir supprimé l’épouse adultère de son patron sur les ordres de celui-ci, Kyoji, un jeune cuisinier japonais, part se faire oublier en Thaïlande. Sur le bateau qui l’emmène à Phuket, il rencontre Noi, belle jeune femme mystérieuse, qui voyage avec son bébé. Il s’aperçoit bientôt qu’il est suivi et comprend qu’on cherche à l’éliminer…
Après leur précédente collaboration sur Last Life in the Universe, le réalisateur thaïlandais Pen-Ek Ratanaruang, la vedette japonaise Asano Tadanobu (Ichi the Killer) et le chef opérateur australien Christopher Doyle (2046) se retrouvent sur une autre histoire imaginée par le scénariste Prabda Yoon. En résulte un étrange film noir mettant l'âme humaine à nu.

Le quotidien monotone du cuistot japonais Kyoji se retrouve chamboulé le jour où il reçoit pour mission d'éliminer la petite amie de son employer avec laquelle il entretient une relation. Rongé par la culpabilité, l'assassin accepte la proposition de son chef de partir quelques jours en Thaïlande. Son voyage ne sera pas de tout repos, une mystérieuse jeune femme lui faisant chavirer son cœur et de prétendus amis réclamant…sa vie.
"Notre collaboration se voulait organique" confie Pen-Ek Ratanaruang au cours de sa tournée promotionnelle hongkongaise. "Nous n'avions pas besoin de mots pour nous comprendre…et pas besoin d'explications pour saisir le fond de cette histoire".
Invisible Waves est une expérience cinématographique à vivre. Dans la droite lignée de ses précédents, Ratanaruang exploite avant tout les émotions de personnages plongés au cœur de folles aventures. Que ce soit le personnage de la jeune femme obligée de suivre le présage du vieil homme dans Fun Bar Karaoke; la chômeuse découvrant une importante somme d'argent devant sa porte dans 6xty-N9ne; la folle épopée de Pan dans Monrak Transistor ou l'imprévu destin de l'étranger Kenji dans Last Life in the Universe...l'univers du réalisateur thaïlandais est peuplé de personnages totalement dépassés par les événements. Simples pantins de cahoteux scénarios imprévisibles, ils vivent leurs histoires comme un rêve éveillé. Invisible Waves pousse le principe à son paroxysme.
Le personnage du cuisinier japonais semble totalement dénué du moindre sentiment; il ne laisse jamais transparaître la moindre émotivité, que ce soit au cours de ses rituels quotidiens ou au cours d'un meurtre de sang-froid absolu; face à des objets récalcitrants ou en tentant d'échapper aux nombreux attentats sur sa vie. Seules ses malaises allant en se multipliant pourraient symboliser un rejet physique de son corps rongé par un sentiment de culpabilité.

L'incarnation de Kyoji comme un somnambule (ou un fantôme) est renforcé par la bande son constituée d'un bruit sourd quasi imperceptible et les quelques mesures jouées au xylophone.

Le français Robert Bresson avait habitude de demander à ses acteurs de se dénuer de leurs émotions pour se plier totalement à l'histoire et de ne pas influencer le spectateur; Pen-Ek – au contraire – aime à entourer ses personnages principaux de figures secondaires survoltées. Tel le mystérieux "Lézard", prétendu ami de l'employeur de Kyoji et fin adepte du karaoké; son apparente bonne humeur n'est qu'une façade – l'émotion ne servirait-elle alors qu'à berner son prochain?
Invisible Waves est avant tout le travail du scénariste Prabda Yoon, qui aime à laisser planer de larges zones d'ombre et de privilégier le non-dit. Déjà perceptible dans son premier One Night Husband, il avait fait merveille en combinant son singulier univers à celui de Ratanaruang sur leur commun Last Life in the Universe. En revanche, Yoon n'avait que moyennement apprécié à ce que le réalisateur change la fin et n'a accepté une nouvelle collaboration que sous la seule condition à ce que son scripte soit respecté à la virgule près.
L'avantage est de voir se dessiner les contours parfaitement esquissées de son particulier univers: un certain réalisme mélangé à des éléments fantastiques et les nombreux hommages à d'autres auteurs. Invisible Waves fait énormément penser à La Prisonnière Espagnole de David Mamet, autre film noir tacite et ambigu, où chaque point d'une machination machiavélique (ou d'une paranoïa aigue) devenait sujet à de multiples interprétations. Jacques Tati est ouvertement cité lors de la traversée en bateau: des objets du quotidien se transforment en de pièges redoutables; les personnages, cadrés de loin, ne s'expriment plus que par onomatopées et les bruitages deviennent le principal ressort comique.

Kubrick sera l'ultime référence au détour d'une scène de bar directement reprise au Shining pour illustrer les prémisses d'une descente aux enfers du personnage principal; puis un malicieux Redrum (Murder = Meurtre écrit à l'envers) bariolé d'une main ensanglantée sur un mur pour illustrer le poids de la conscience du personnage principal.
Ces multiples (auto-)références présentent le danger de rebuter une bonne partie de son audience. L'œuvre tend – du coup – vers le nombrilisme (voire l'élitisme), loin des intentions premières de l'œuvre, qui est justement de créer la distanciation.

Il faut donc accepter de se laisser aller au fil d'une intrigue absolument imprévisible et de ne pas succomber à la tentation à forcément vouloir comprendre; faire abstraction du formatage cinématographique tentant d'imposer que les personnages évoluent forcément en fin de film. Or, un être n'apprend pas forcement de ses erreurs, ni ne s'humanise en une petite heure et demi de film. Kyoji écope donc naturellement du sort qui lui est réservé…Fatal ou sans incident – la résolution est dans la juste logique de son scénario.
Happy
PROPRIETE DE CINEASIE 2006 - Happy- Toute reproduction est interdite et doit faire l'objet d'une demande au rédacteur et au webmaster du site. Aucun texte ne peut par conséquent être reproduit sans autorisation préalable


LES FILMS DE A à Z
INCONTOURNABLES
INFLUENCES


Andrew Lau Wai-Keung
Ang Lee

Chen Kaige

Fruit Chan
James Wong

Johnny To Kei Fung
John Woo

Jia Zhang-Ke
Liu Chia Liang
Li Yang
Lik Wai Yu
Lou Ye
Lu Chuan
Patrick Tam
Patrick Yau
Ringo Lam
Samo Hung
Shaw Brothers
Stanley Kwan
Stephen Chow
Teddy Chen
Tony Ching Siu-Tung
Tsui Hark

Wang Xiaoshuai
Wang Yu
Wong Kar Wai
Yuen Woo Ping
Zhang Yang
Zhang Yimou


Ayoma Shinji
Akira Kurosawa

Kenji Mizoguchi
Kinji Fukasaku

Kiyoshi Kurosawa
Hirokazu Kore Eda
Hideo Nakata
Sabu
Seijun Suzuki
Shohei Imamura
Shinya Tsukamoto
Sono Shion
Takeshi Kitano
Takashi Miike
Takashi Shimura
Yasujiro Ozu


COREE
Chang Yoon-Hyun

Eo II-Seon
Hong Sang Soo

Hyun Nam-Sub
Je-Gyu Kang
Kim Sung-soo
Lee Chang-Dong
Park Chan-Wook
Song Hye-sung
INDONESIE
Riri Riza

VIETNAM

Tran Anh Hung
TAIWAN
Edward Yang
Lin Cheng-Sheng

Hou Hsiao Hsien
Tsai Ming Liang
THAILANDE
Frère Pang


Andy Lau
Bruce Lee

Chow Yun Fat
Christy Chung
Gong Li
Hirokazu Kore Eda
Jackie Chan
Jet Li

Jiang Wen
Ju Jun
Koji Yakusho
Lau Ching Wan
Leslie Cheung
Liu Ye
Maggie Cheung

Michelle Yeoh
Stanley Kwan
Shu Qi
Takeshi Kaneshiro
Takashi Shimura
Terajma Susumu
Tony Leung
Tony Leung Kar Fai

Toshiro Mifune
Tran Anh Hung
Zhang Ziyi

webmaster