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The Myth
de
Stanley Tong - 2005 - Action
Avec Jackie Chan, Tony Leung Kar-Fai, Kim Hee-Seon, Patrick Tam, Mallika Sherawat, Shao Bing
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NOTE : 5.5/10
RESUME :
2005. Jack, un archéologue, ne cesse d'avoir des visions durant lesquelles il incarne un général de l'armée de Qin devant escorter une courtisane coréenne afin qu'elle puisse épouser l'empereur. Pourtant il ne s'agit que d'un rêve mais lorsqu'en Inde, accompagné d'un scientifique, il découvre un tableau représentant la courtisane, la frontière entre rêve et réalité va tendre à disparaîtr . " |
L'incontournable figure martiale de Hong Kong, Jackie Chan, nous revient - à peine un an après le correct New Police Story - dans ce qui s'annonce être une grosse production, en partie costumée, du réalisateur Stanley Tong (Police Story 3 et 4, Jackie Chan dans le Bronx mais aussi, malheureusement, China Strike Force...). L'occasion rêvée pour l'acteur de nous prouver qu'il peut jouer autre chose que des chorégraphies et s'investir dans un véritable rôle. Evidemment, le pari n'est pas encore gagné.
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The Myth est très clairement une grosse production commerciale made in Hong Kong, inutile de s'attendre à de quelques subtilités puisque l'on nage en plein cinéma de divertissement. La réunion Jackie Chan-Stanley Tong n'a jamais donné naissance à des chefs d’œuvre mais à des succès commerciaux évidents. Pourtant, le scénario se veut ici réfléchi et plutôt osé pour une production de ce type, alliant comédie teintée d'action au drame romantique costumé .
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En effet, malgré une affiche laissant présager du pire, le réalisateur surprend en extrapolant son film de l'histoire d'époque pour le transposer en 2005, là où le passé prend toute sa signification. Stanley Tong jongle ainsi en continu (avec plus ou moins d'habileté) entre passé - période Qin où Jackie Chan incarne un général de l'armée devant ramener à son empereur une concubine coréenne dont il est tombé amoureux - et présent où il prend les traits de Jack, archéologue embarqué par son ami William en Inde à la recherche d'un cercueil parvenant à se maintenir en lévitation. |
Cette relation entre passé et devenir se justifiant par les rêves dont est victime Jack, rêves durant lesquels la concubine coréenne se matérialise à ses yeux, rêves qui vont prétendre à la réalité lorsque durant son expédition indienne, il va tomber nez à nez avec un tableau la symbolisant.
Deux contextes différents qui apportent une fraîcheur bienvenue mais qui handicapent malheureusement le film, les deux parties pariant sur une atmosphère trop différente et laissant un arrière goût d'indécision. Le présent reprend à peu de choses près la recette traditionnelle de la comédie Jackie Chan, à savoir acrobaties et gags agrémentés d'un soupçon d'aventure. Pour aiguiser l'appétit des fans en mal de nouveautés du célèbre cascadeur, ainsi que pour remplir le nécessaire d'exotisme commercial (du moment que l'on atteint pas les profondeurs abyssales d'un Himalayan Singh), l'action se déplace vers l'Inde et y trouve sa meilleure inspiration puisqu'il s'agit de l'aspect le plus réussi du film avec notamment une scène étonnamment drôle où les acteurs se chiffonnent sur un tapis de colle. Aux spectateurs d'en savourer l'humour, celui-ci se faisant malheureusement beaucoup plus rare tout le long du film.
A l'opposé, le passé se veut sérieux et, contexte de guerre obligeant, violent. Mais c'est aussi ici que le romantisme (totalement désinterprété par Jackie Chan coiffé d'un casque d'un ridicule qui, s'il ne tue pas, fait au moins rire) puise sa source... Un étrange mélange de genres, énorme melting pot, qui rend le long métrage de Stanley Tong assez déstabilisant car incomplet sur tout les plans. Ni réellement comique, ni tragique, ni romantique.
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Comédie commerciale assumée, la réalisation n'étonne évidemment pas. En revanche, les effets spéciaux méritent davantage qu'un simple coup d’œil tellement ils paraissent dater d'un autre temps. Le coté kitsch des effets spéciaux n'a jamais été une lacune en soi - de nombreux chefs d’œuvre de HK en ayant fait usage - mais ceux de The Myth, en se voulant être sérieux, se veulent d'autant plus ridicule (sans pour autant atteindre ceux de Wu Ji ). Ainsi, la scène finale, malgré son léger moment d'euphorie lié à la chanson "Endless Love" interprétée par Jackie Chan et Kim Hee-Seon, reste bâclée, une impression générale renforcée par certains dialogues dignes d'un téléfilm de seconde zone. Pas forcément désagréable mais décevant tout simplement.
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Cette impression mitigée se retrouve également chez les acteurs : Jackie Chan continue sur la voie empruntée par New Police Story, à savoir celle d'un acteur complet et non plus d'un artiste martial mais le résultat ne parvient toujours pas à convaincre sorti du contexte de la comédie dans lequel il continue toujours d'exceller. Ses attitudes profondément dramatiques, tout comme l'héroïsme dont il fait preuve, manquent de naturel pour être pleinement convaincantes. Je ne m'attarderai pas sur l'aspect romantique . |
Casting cosmopolite, la coréenne Kim Hee-Seon livre un jeu semblable à son interprétation dans le minable Bichunmoo , a savoir un rôle désespéramment vide d'une princesse en détresse, mais qu'importe finalement, son sourire étant de toute beauté. Tony Leung Kar-Fai semble s'interroger, tout le film durant, sur sa présence dans The Myth et ne fait que cabotiner, son personnage étant sans aucune envergure. Enfin Mallika Sherawat, actrice indienne encore méconnue, est la révélation du film : belle, sensuelle et envoûtante, on regrettera que Jack ne lui tienne pas sa promesse, et qu'ainsi on ait pas le loisir de la voir davantage qu'un petit quart d'heure .
Touche-à-tout maladroit, The Myth est au final plombé par un scénario bancal qui l'empêche de décoller des sphères de la médiocrité. Ainsi, hormis pour quelques scènes très franchement agréables, le spectacle se veut plutôt anecdotique. Pas déplaisant, mais loin d'être recommandable.
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Musashi
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