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The
Foul King de Kim
Ji-wun-
Corée Sud - 2000
Avec Song
Kang-ho, Park Sang-myun, Song Young-chang, Lee Won-jong,
Jang Jin-young, Cheong Wung-in, Chang Hang-seon, Kim Su-ro |
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THE
FOUL KING : 2000 -GENRE : Comédie - NOTE
: 7/10
Résumé
Dae-ho est un petit employé de bureau sans envergure qui,
non content d'être improductif trouve aussi le moyen d'arriver
perpétuellement en retard. Ce qui le transforme rapidement
en souffre-douleur de son patron qui l'humilie régulièrement.
Un beau jour, lassé des brimades et de cette vie trop bien
réglée, il s'inscrit dans un club local de catch. Cela
va déclencher une nouvelle vocation et résoudre chez
lui de nombreux problèmes existentiels
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En préambule à The
foul King et à l'univers de Kim
Jee-Woon qui fut invité d'honneur des Rencontres
du Cinéma asiatique, deux courts-métrages furent
présentés. Tous deux ont leur intérêt et
leur particularité provient du fait que le premier Coming out
était à l'origine destiné uniquement à
la diffusion sur Internet. Le deuxième The power of love
fut tourné selon un cahier des charges drastique, budget de
100 000 wons soit environ 70€. Le tournage de ce dernier eut
lieu pour satisfaire les exigences d'un festival dit "100 000
wons". Et le plus étonnant, c'est que l'actrice Moon So-ri,
multi-récompensée pour son rôle dans Oasis ainsi
que l'acteur Song Kang-ho qu'on peut voir dans la plupart des films
de Kim Jee-woon dont The quiet family ont accepté de jouer
sans être payés. Pour le réalisateur, c'est donc
grâce à eux que le film existe. Privilège ou rançon
de la gloire Monsieur Kim? A titre d'anecdote, le repas pour la production
a coûté plus cher que le film lui-même. Mais le
cahier des charges ne s'arrêtait pas là. Le film devait
commencer tristement et se terminer par une happy-end. C'est ce qu'a
voulu transmettre Kim
Jee-Woon, l'espoir qu'on peut surmonter les obstacles.
Et il nous le rappelle sans complexe à la fin.
Quant à Coming out il s'agit aussi d'une première européenne.
A l'origine, le film était destiné à une diffusion
sur le réseau Internet. Ce film qui nous conte les confessions
d'une jeune fille, filmée par son frère se révèle
être une charmante comédie sur l'art et la manière
d'être vampire. Mais aussi une métaphore sur le droit
à la différence pour tous les marginaux sur le plan
sexuel qui, comme on l'a vu dans If you were me, sont également
discriminés au sein de la société coréenne.
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| Enfin pour en venir au fait de
cet article, The Foul King est une uvre datant de 2000 qui vise
à dénoncer le travail dans les sociétés
asiatiques et en particulier le stress dont sont victimes les cols
blancs coréens. A une époque où la société
coréenne était menacée par le FMI, Jee-woon dit
vouloir l'encourager en montrant la situation de petits employés
qui parviennent à surmonter leur stress. Dae-ho est donc un
employé de bureau sans envergure qui, non content d'être
improductif dans son agence, trouve aussi le moyen d'arriver perpétuellement
en retard. Ce qui le transforme rapidement en souffre-douleur de son
patron qui l'humilie régulièrement en lui faisant des
clés de tête. Un beau jour, lassé des brimades
et de cette vie trop bien réglée, il s'inscrit dans
un club local de catch. Cela va déclencher une nouvelle vocation
et résoudre chez lui de nombreux problèmes existentiels
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The Foul King mettait pour la première
fois à l'écran en confrontation Song Kang-ho et Shin
Ha-kyun qui tient ici le rôle d'un petit voyou. Couple qui s'est
reformé par la suite dans JSA et Sympathy for Mr Vengeance.
Pour Shin Ha-kyun, ce fut simple de l'enrôler. Lui et Kim Jee-woon
se connaissaient depuis longtemps et en Corée, le privilège
de l'âge aidant, un plus jeune ne refuse jamais une faveur à
son aîné. Pour Song Kang-ho, il était tellement
motivé à l'idée de ce rôle qu'il s'entraîna
pendant trois mois pour réaliser lui-même les cascades
du film. C'est donc une comédie burlesque, jouant sur un fait
de société. Le comique y est grossier comme souvent
dans les combats de catch où tout se joue sur le m'as-tu vu.
But: amuser la galerie. Le réalisateur y parvient puisque le
film fut un succès au box-office coréen en 2000. |
| Le cinéma coréen
se situe ainsi à la confluence des comédies bouffonnes
et romantiques (bien que Kim Jee-woon se refuse à signer une
comédie romantique). Karaoké, patron qui aime se défouler,
lui aussi à la limite de la surpression. La société
nippo-coréenne du travail est une société habituellement
soumise et polissée qui peut surprendre beaucoup quand elle
pète les plombs. A voir par curiosité. |
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Mystere Vic
Avril 2004 - Rencontres du Cinéma asiatique de Paris
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