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THE
FLOATING LANDSCAPE de Carol Lai -2003
Avec
Ekin Cheng, Karena Lam, Liu Ye, Su Jin, Huang Jue |
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The
floating landscape :
2003 - GENRE : Drame
- NOTE : -/
10
Résumé
Hong Kong. Maan vient juste de perdre l'homme qu'elle aime des suites
d'une longue maladie : Sam, un jeune peintre talentueux. Depuis
peu, il était obsédé par un paysage qu'il pensait
avoir vu lorsqu'il jouait enfant dans la campagne autour de la ville
de Qing Dao. En souvenir de lui, elle décide de retrouver
ce paysage. Là-bas, elle fait la connaissance de Lit, qui
dessine des livres pour enfant et travaille comme postier pour vivre.
Il l'aide dans sa quête et tombe amoureux tandis que Maan,
encore hantée par son chagrin, ne voit pas leur amitié
se transformer.
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CRITIQUE
PAR MYETRE VIC
Après Glass Tears en 2001, Carol Lai revient avec The floating
landscape présenté dans la section Panorama, un drame
intimiste sur la difficulté du deuil. Maan est une jeune Hong-Kongaise
qui vient de perdre l'être cher à son cur. Il s'agit
de Sam, un jeune homme qui s'est éteint à la suite d'une
maladie incurable. Durant les derniers moments de sa vie, il était
obnubilé par un paysage de son enfance situé en Chine
continentale et l'avait décrit dans son journal. En souvenir
de Sam, Maan décide de se rendre à Qing Dao où
ce paysage est supposé avoir existé afin de le retrouver.
Sur place, elle rencontre Lit, un jeune facteur qui va l'aider dans
sa recherche. Ils vont peu à peu se rapprocher mais le deuil
de Maan dresse entre eux comme un mur infranchissable qui les empêche
de s'aimer..
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Ce film est d'un
abord difficile, peut-être parce qu'il est intensément
féminin comme le dit la réalisatrice, qu'il traite
de sentiments qu'il faut avoir vécu pour comprendre.
C'est humblement le cas de votre serviteur mais sans tomber
dans une étude approfondie du contenu, The floating landscape,
comme une peinture est une uvre qu'il faut apprivoiser,
analyser, regarder de loin puis de près pour en saisir
toute la dimension. La thématique du deuil n'a jamais
été facile à traiter. Carol Lai l'aborde
ici avec pudeur et retenue. En nous présentant cette
jeune femme Maan (Karena Lam) qui court après une image
du passé comme un remède à son mal, la
réalisatrice souligne toute la difficulté de recommencer
à vivre quand on a perdu une moitié de soi. .
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Elle tire un parallèle avec Lit (Liu Ye), le facteur qui, comme
Sam, a vécu à Qing Dao mais qui ne sait pas insuffler
à Maan l'espoir d'aimer à nouveau. De décisions
en hésitations - monter les escaliers, les redescendre, déterrer
le passé ou l'enfouir à jamais -, les symboles sont
nombreux dans ce film, au demeurant assez bien construit. Aidée
par Danny Pang, Carol Lai a monté son film en choisissant des
plans qui se font écho. Ce mur jaune avec ou sans vélo,
espace vide qui sera comblé par du sens. Dessiner pour ne pas
mourir. Les situations s'interpellent aussi. Demander son chemin à
un facteur, la vieille femme dont le mari est mourant qui recopie
les sutras tandis que Maan recopie le journal de son ex-ami dont elle
ne connaissait que partiellement le passé. Elle le découvre
jour après jour.
| Et puis le cinéma de Carol Lai
c'est, comme elle le dit elle-même, "une peinture
chinoise où une grande part est laissée à
l'imagination". Hiver ou printemps, ce paysage peint par
Sam n'a plus la même signification. Couvert de neige,
il représente la tristesse du trépas, la beauté
froide et figée d'un passé abandonné. Au
printemps, les fleurs de pêcher, symboles du renouveau,
de la renaissance, en font un des paysages les plus célèbres
de Chine. C'est alors à Maan de décider, si elle
veut voir à Qing Dao, l'hiver de sa jeunesse ou le printemps
de ses amours. |
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Mystere
Vic
Mars 2004 Festival du Film Asiatique
de Deauville
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