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GENRE : Romance
- ANNEE : 1999- NOTE : 7/10
RESUME :
Luo Yusheng, citadin, retourne dans son village natal suite au décès
de son père.
Sa mère, femme dévouée à feu son mari,
souhaite perpétuer la tradition qui veut que le corps du défunt
soit transporté jusqu'au village afin qu'il y soit enterré.
Ainsi, seulement, son âme retrouvera son chemin. |
| L'histoire
qui nous est aujourd'hui contée est celle d'une jeune paysanne,
Zhao Di, illéttrée, qui va tomber éperdumment
amoureuse d'un jeune homme venu de la ville pour enseigner aux enfants
du village. Une passion qui va prendre toute sa forme au travers de
son dévouement envers cet homme. Réalisé d'après
le roman de Bao Shi intitulé "Remembrance", Zhang
Yimou (Happy Times, Epouses et concubines, Vivre,
Hero) nous fait partager la joie et la douleur de cette jeune
femme, interprétée très justement par Zhang
Ziyi, qui va aller pour la première
fois à l'encontre des traditions campagnardes en choisissant
de se réaliser à travers sa vie sentimentale et de ne
pas subir de marriage arrangé. Une histoire d'une grande simplicité
finalement, à des kilomètres des improbables romances
hollywoodiennes. |
Le récit
débute en noir et blanc, symbolique du passé,
du souvenir, mais transposé ici dans le cadre actuel.
Luo Yusheng, enfant de l'amour, née de la relation passionnée
entre Zhao Di et Luo Changyu, retourne pour la première
fois à son village natal suite à l'annonce du
décès de son père.
Là bas, il retrouve sa mère, effondrée
par la perte de son mari, dont l'unique souhait est de ramener
le corps de son conjoint au village : il est une tradition qui
veut que l'on transporte le corps du défunt jusqu'à
son lieu de repos afin que son âme ne puisse jamais s'égarer.
Durant cette longue marche guidée par le coeur, Luo Yusheng
va nous conter l'histoire de ses parents, connue de tout le
village, celle d'un amour étincelant entre une fille
de campagne et un instituteur.
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Alors que les
15 première minutes du film sont très lourdes
émotionellement, très dramatiques voire écrasantes
par l'utilisation d'une atmosphère toute en noir et blanc,
le retour en campagne une quarantaine d'année auparavant
nous transpose dans une atmosphère toute autre. Le bonheur,
la joie de vivre, les sourire, les couleurs chaudes et chatoyantes
prennent le pas sur la tristesse, l'abandon des campagnes d'aujourd'hui.
Le sourire rayonnnant de Zhao Di, sublimé par une musique
de toute beauté, à la vue du nouveau arrivé
se chargent de nous faire oublier la pesanteur passée.
L'émerveillement de cette jeune campagnarde envers cet
homme qui semble venir d'ailleurs est d'une fraicheur, d'une
sincérité étonnante. Timide mais pour le
moins audacieuse, les tentatives d'approche de la jeune fille
sont d'une telle naïveté qu'elles en deviennent
touchantes, un simple regard, un simple sourire suffisant à
lui embaumer le coeur pour la journée. |
| The Road
Home est très certainement un des films les plus légers
de l'auteur. Zhang
Yimou, grand cinéaste chinois, aime à
revendiquer des faits, des critiques de la société
chinoise mais ici il laisse part à son caractère
romantique voire enfantin par moment. On ressent sa nécéssité
de réaliser un film à contre courant de ses autres
réalisations, un film léger et émouvant
qui nous offre une romance décalée, peu commune
mais pourtant si simple donc si réelle. L'ombre contestataire
du réalisateur règne toujours parfois au dessus
du récit, notamment dans la scission opérée
entre présent et passé, le noir et blanc et la
couleur, la tristesse et la joie ou encore l'exode rural et
l'ère agricole. On pourrait presque voir au travers de
cette opposition entre passé et présent, une critique
du régime de Mao, de la révolution culturelle,
une critique de l'abandon des terres et de l'agriculture de
manière abrupte, de la désertion des campagnes.
Ces terres autrefois pleines de vie, de couleur aujourd'hui
de plus en plus désertées, affaiblies. Toutefois,
le réalisateur n'entre jamais dans la polémique,
disons que The Road Home laisse une porte ouverte vers "Pas
un de moins" où il débat plus profondément
de la mutation des campagnes et notamment de la nécessité
de l'éducation.t. |
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Zhang
Yimou nous offre un film très poétique,
très émouvant, servie par une musique d'une réelle
beauté. Zhang Ziyi (Hero,
Tigres et dragons,
2046...),
petite protégée de Zhang
Yimou, n'offre toujours pas de vrai rôle
de composition mais sert une prestation toutefois excellente,
insufflant les sentiments de son personnage à travers
des expressions faciales et non verbales. Une actrice qui se
confirme de jour en jour et dont la renommée devient
de plus en plus internationale. La durée du film étant
relativement courte, la narration y est d'autant plus maitrisée.
On ressort de ce film, ému et l'âme légère..
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Musashi
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