The railroad de
Park Heung-sik - COREE - 2006 Avec :Kim Kang-woo, Sohn Tae-young
GENRE :
DRAME
RESUME :
Man Soo (Kim Kang-Woo), un conducteur de métro est hanté par le souvenir d’une femme qui a sauté sous son train. De l’autre côté Hanna (Sohn Tae-young) est assistant professeur à mi-temps et aime depuis des années son professeur et mentor. Ils devaient se retrouver ce soir-là pour son anniversaire mais sa femme a tout découvert et s’est rendue chez elle. Man-Soo et Hanna prennent le dernier train qui les ramène chez eux d’habitude et tous deux s’endorment sous la tension des événements qu’ils viennent de vivre. Ils doivent descendre au dernier arrêt, au nord de Séoul, le dernier arrêt avant la zone de transit vers la Corée du Nord. Ils n’ont d’autre choix que de passer la nuit ensemble, une nuit enneigée, comme rarement la Corée en a connu.
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Ce qui fait l’attrait de The railroad, ce n’est pas l’histoire qu’il raconte ni la mise en scène efficace mais sage, comme ses protagonistes. C’est le traitement apporté à cette histoire. Tout d’abord, même sans avoir lu le synopsis, on sent qu’un drame va se produire, mais ce qu’on ne sait pas c’est quand et comment. S’est-il déjà produit ? Comment est-ce arrivé ? Le suspense qui émane des premières séquences rend fort bien la tension du personnage principal Man Soo. Employé modèle, on ne sait s’il redouble de prudence par peur d’un événement futur ou s’il est poursuivi par des fantômes du passé. Ainsi, la fameuse partie du film qui doit se faire rencontrer les deux personnages intervient sans qu’on sache s’il elle est postérieure ou antérieure à l’accident. Il n’y a pas de point commun chez ces deux êtres, si ce n’est le train qu’ils prennent chaque soir ensemble sans jamais se croiser. Il faudra ces événements tragiques dans leurs vies respectives pour finalement catalyser cette rencontre.
The railroad est un film sobre et émouvant. Une fois de plus il revient sur des thèmes chers aux Coréens comme la partition de la Corée –un parallèle est tracé avec Berlin où l’héroïne a étudié– et l’impossibilité dans une société traditionaliste à trouver sa place lorsqu’on n’a pas fondé une famille. Il témoigne de la solitude qui emplit cette société autrefois si soudée par les liens familiaux. Bref, Park Heung-Sik, pour son deuxième film a joué la carte du drame psychologique, de manière à isoler plus encore les deux caractères et souligner le caractère universel de leurs tourments. Point d’effets superflus, pas de longueurs inconsidérées. Mais la simple réunion de deux êtres perdus, un soir d’hiver dans un coin perdu de Corée. Ce qui a commencé comme un drame social, mû par la jalousie et la compétition, se termine de même, en étant passé par ce huis clos essentiel où la terre entière pourrait s’effondrer, ces deux-là se soutiendraient l’un l’autre. Un lien fort les unit désormais, un lien que pour l’instant eux seuls connaissent, comme cette ligne ferroviaire aux confins de la nuit, que personne n’a jamais explorée.
MYSTERE VIC - 11 piff - 2006
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