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Sympathy
for Mr vengeance de Park
Chan-Wook - Corée - 2002 - Drame Violent
Avec Song Kang-Ho, Shin Ha-Kyun,
Bae Doona, Lim Ji-Eun, Han Bo-Bae |
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Sympathy
For Mr Vengeance : 2002 - NOTE : 6/10 - Drame Policier
ULTRA VIOLENT
Résumé
"Pour sauver la vie de sa sur, dont létat
de santé demande une greffe de rein urgente, un jeune homme
sourd-muet à vocation dartiste, Ryu, décide
- après avoir perdu son travail et sêtre fait
voler un rein par des trafiquants dorganes - denlever
la fillette de son ex-patron et dexiger une rançon
suffisante pour lui permettre de remplir son devoir de frère.
Mais la situation devient incontrôlable lorsque lenfant
meurt par négligence. Le père brisé na
pas dautre choix que de réclamer vengeance, et lhécatombe
absurde se poursuit dans le bon droit de chacun. "
Le site officiel du film : http://www.metrofilms.com/sympathy/
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CRITIQUE
"Sympathy for Mr Vengeance" est un film délicat
... oui délicat dans le sens ou l'on peut remercier le
réalisateur du soin tout particulier apporté aux
scènes de violences. C'est gentil Mr Park
Chan Wook. Nous ne mettrons aucune images du
film sur le site, on ne voudrait surtout pas vous enlever le
plaisir de découvrir en salle (elles sont rares et
sur Paris) tout l'intérêt de ce film sur la
résistance à la violence. Alors voilà,
en résumé, un homme retrouve sa fille morte et
décide de se venger. La situation de départ est
absurde, l'histoire de l'enlèvement n'est en fait qu'une
mise en scène ou les ravisseurs se trouvent trop rapidement
dans une situation qu'ils ne vont plus maîtriser suite
au décès involontaire de la petite fille.
Park
Chan Wook réalise ici un film au second
degré filmé au premier degré.
Et c'est là tout le problème. La violence va crescendo.
La scène de la mort de la petite fille est presque tournée
avec humour puis le film prend une consistance rare pour arriver
à un niveau qui sur l'échelle de la violence se
réserve une place en tant que finaliste. Les scènes
de violences restées absentes pendant la première
partie du film se précipitent jusqu'à la dernière
minute et la miise en scène est tellement réaliste
que certains quittent la salle de cinéma. Ce qui laisse
sous entendre qu'un cap sérieux a été passé.
Coup de batte de base-ball en pleine tête avec les finitions
svp, torture électrique, coup de poignard, autopsie subjective
... bref tout y est, pas d'inquiétude, rien n'a été
laissé au hasard.
"Sympathy For Mr Vengeance" rentre dans une
catégorie, la III ! Et si vous connaissez ce que cette
catégorie veut dire, vous savez à quoi vous attendre.
Au final, un jeu d'acteur convainquant, un scénario bien
amené et notons la performance de deux des acteurs, Bae
Doona qui
jouait la femme hystérique dans Saving
My Hubby, une très bonne comédie
et Song
Kang-Ho
qui tient un des principaux rôles dans Joint
Security Area par le même réalisateur.
Dans un registre spécifique, ce film est plutôt
pas mal, mais il est certain que le cinéma Coréen
aura très certainement du mal à vraiment décoller
en France avec ce genre de film.
Parcequ'ici, le réalisateur touche une clientèle
très particulière... |
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Un
homme, sourd muet, aux cheveux bleues, ouvrier dans une usine.
Deux femmes, l'une atteinte d'une maladie au rein, l'autre appartenant
à un réseau politique mystérieux. Un patron
d'usine qui lance des avis de licenciement
et tout dégénèrent.
Ce film traite de différents problèmes qu'une
société à la dérive peut faire subir
: trafic d'organes, licenciements, suicides
Tous les événements
pourraient en faire une critique sociale mais les individus
prennent le pas, leurs pulsions sont la principale cible de
la caméra. Park
Chan Wook leur retire tout au long du
film ce qu'ils ont de plus précieux et observe leur comportements.
Malgré leurs différences de classes sociales,
la réaction est la même, ils perdent tout contrôle
et libèrent la bête la plus affreuse en eux : la
vengeance. Il n'y a plus trace de morale, la jungle a pris
le dessus. Les scènes choquantes ou l'esthétisme
repose sur la destruction de la chair sont justifiables à
tout point de vue, il faut crée un monde à la
mesure de la souffrance des personnages.
Le réalisateur va-t-il dans l'excès quand il montre
le père assistant à l'autopsie de sa fille ? Quand
il filme le frère dévorant les reins appartenant
aux trafiquants d'organes ? Certains y verront une provocation
dans ce parti pris, une gratuité dans cette violence.
Mais d'autres admiratifs, y voient une responsabilité
assumée avec dignité.
| L'histoire est pourtant
simple, un frère qui a pour seul trésor
sa sur malade, trime dans une usine afin de pouvoir
subvenir au besoin de celle-ci, notamment lui faire greffer
un rein. Ce même homme a une relation ambiguë
avec une fille mystérieuse dont les convictions
politiques sont douteuses. A la suite d'un avis de licenciement,
ils décident d'enlever la fille du directeur de
l'usine sans consulter l'avis de celle qui en est la cause
: la sur malade. A partir de là, les limites
de la trame narrative explosent, tout devient flou, les
morts s'accumulent, ce qui crève à l'écran,
c'est cette violence. Pourtant des touches de douceur,
de tendresse parsèment de-ci delà, par la
naïveté des personnages, par les liens affectifs
qui sont déjà là et qui se construisent
au fil de l'histoire, par le biais aussi de l'enfance.
De nombreuses scènes de complicité humaine,
filmé avec émotion par une caméra
fixe, des longs plans qui laissent les personnages s'exprimer
simplement. |
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Cette uvre est un conte cruel. Si le choc est insoutenable
pour le public, on peut y trouver une explication ici, par cette
opposition flagrante de la tendresse et de la violence qui régit
les sentiments des personnages. Sans ces moments touchants,
le film pourrait être qualifié de gore, de trash,
mais ici la beauté de cette opposition extrême
en fait une uvre intelligente voire esthétiquement
jouissive. En parlant d'esthétisme, le son joue un grand
rôle, en effet Park
Chan Wook ne pouvait pas mieux rêver
que de travailler le son avec un aussi beau prétexte
: le contraste intérieur et extérieur par rapport
au personnage principal, le sourd muet.
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Ce prétexte
lui servira d'atout dans plusieurs scènes pour
justifier certains actes, particulièrement dans
la scène ou la petite fille se noie, le sourd muet
n'entendant pas les appels de secours de celle-ci, il
la laissera se noyer. Quoi de plus pathétique ?
La détresse de celui-ci lorsqu'il voit enfin la
petite fille noyée est rendue concrète par
une musique ou se mêlent des sons synthétiques,
comme une spirale qui le happe. Une chose est sûr,
malgré les thèmes difficiles abordés,
on reste épaté sans sentiment de dégoût
pour cette société, simplement on aimerait
que tous les problèmes soient filmés ainsi.
Un film ou le drame côtoie l'absurde, où
la violence côtoie la tendresse et où la
vengeance côtoie la sympathie d'où la justesse
du titre. |
En tout cas, des scènes resteront dans la mémoire
de tous les spectateurs, qu'on ait aimé, voir adoré
le film où alors détesté. Qui peut rester
impassible devant une bande de jeunes se masturbant derrière
un mur qui dévoile les cris d'une jeune femme ? Avec
une habileté remarquable, on découvre par un panoramique
une jeune femme à l'agonie, qui crie de douleur. |
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