Accueil
News
Définition Cinéma Chinois
Définition Cinema Japonais
Liens de l'Asie

Cannes 2002
DEAUVILLE 2003

ASIA-DIFFUSION.COM


ACCES FORUM


Les DVD du mois
DVD CTV
DVD HK VIDEO
DVD MK2 EDITIONS
DVD ONE PLUS ONE

DVD WILD SIDE
Où acheter ses Films



Christy Chung
Nguyen Phan Quang Binh

Contactez-nous

PARTENAIRE DE




 
BIOGRAPHIE - LOU YE
Né à Shanghai en 1965, il étudie le cinéma à Pékin puis travaille comme producteur et assistant réalisateur sur plusieurs longs métrages, tout en signant parallèlement quelques courts métrages.
Lou Ye est un des dignes représentants de la nouvelle génération du cinéma chinois. Son premier long-métrage WEEKEND LOVER (inédit en France) remporte le prix Fassbinder en 94. Il retourne ensuite à la production et favorise alors la naissance de " Super City ", un projet de dix longs-métrages mis en scène par les meilleurs jeunes cinéastes chinois. Son deuxième long métrage, SUZHOU RIVER, est donc une vraie découverte.En tant que cinéaste de la " 6ème génération " (en opposition aux cinéastes de la 5ème génération, plus réfractaires à l'occidentalisation et auteurs de films sur la Chine ancestrale), Lou Ye s'autorise à aborder dans son film des thèmes plus modernes, voire occidentaux comme l'image de la sirène, un personnage qui n'existe absolument pas dans la mythologie chinoise.
Il emploie également dans SUZHOU RIVER la méthode de la caméra subjective, procédé assez rare dans le cinéma chinois, le caméraman étant ainsi le narrateur. Cette technique introduit alors un sentiment de réelle intimité avec les personnages et permet de faire partager aux spectateurs la fascination du narrateur pour sa jeune héroïne.
Il use également d'une liberté de ton qui fait penser à un conte qui aurait été inventé au fur et à mesure du récit, ce qui fait de SUZHOU RIVER un film à la fois beau et intrigant.
Tourné clandestinement, caméra à l'épaule dans les rues de Shangai, il a été interdit en Chine.
PURPLE BUTTERFLY Réalisateur : LOU YE
Avec Zi Yi ZHANG, Ye LIU, Yuangzheng FENG
PURPLE BUTTERFLY - CHINE - 2003
1928. Mandchourie. Itami, un jeune Japonais, tombe passionnément amoureux de Cynthia, une belle jeune femme chinoise. Le rappel d'Itami au Japon pour faire son service militaire met un terme à leur éphémère bonheur et les contraint à la séparation. Rentrant de la gare où elle a fait ses adieux douloureux à son amant, Cynthia assiste à l'assassinat sanglant de son frère par des Japonais d'extrême droite.
Trois ans plus tard, Shanghai est officieusement occupé par le Japon. L'atmosphère est tendue dans la ville en proie à la violence et à une anarchie à peine contenue. Cynthia - désormais connue sous le nom de Ding Hui- officie pour le Purple Butterfly, un groupe de résistants fomentant l'assassinat de Yamamoto, le chef des services secrets japonais. Itami est lui aussi à Shanghai, oeuvrant comme agent secret sous les ordres directs de Yamamoto.
A son arrivée à la gare de Shanghai où il doit retrouver sa fiancée, Szeto, un jeune Chinois, est pris à tort par les combattants de la résistance pour l'assassin qu'ils ont engagé pour éliminer Yamamoto. Des coups de feu éclatent et la fiancée de Szeto est tuée par une balle perdue. Szeto s'échappe avec les membres du Purple Butterfly qui le prennent tous pour le tueur recruté. Seule Ding Hui devine la vérité... C'est ainsi que trois destinées se trouvent liées par le hasard, emportés dans un mouvement tragique.

SELECTION CANNES 2003
SUZHOU RIVER Su-Zhou River de Lou Ye - 2000 - CHINE
Avec Zhou Xhun Jia Hongshen Lou Ye
Et au milieu coule une rivière…

S'il est vrai que la nouvelle génération du cinéma chinois (pourquoi parler de nouvelle vague ? Pas de vague sur une rivière) a un bel avenir, Lou Ye en est un de ses dignes représentants. Son film Su-Zhou River interdit en Chine fait preuve d'une réelle originalité dans son propos en important un mythe occidental et d'une incontestable virtuosité dans la forme qu'il emprunte. Un pur joyau à découvrir en se laissant flotter au rythme de la rivière Su-Zhou.

Tout commence par un prologue où le narrateur se laisse porter par cette rivière qui nourrit Shangaï depuis des temps immémoriaux.
D'emblée son propos est saisissant et un montage syncopé vient le soutenir d'une manière admirable : Lou Ye, l'auteur va s'intéresser aux gens, aux destinées qui se tracent dans le sillage des péniches sur la rivière de l'amour, tandis que Lou Ye, le narrateur, vidéaste de son état va promener son œil curieux et perçant sur les rues de Shangaï à la recherche de la vérité qui déplaît aux gens mais aime à s'enjoliver des contes et légendes qui bercent l'imaginaire occidental et asiatique depuis des générations.
Peu importe qu'une sirène n'ait pas sa place dans le folklore chinois du moment qu'elle permet d'apporter cette touche de magie dont s'enivre Su-Zhou River et d'illustrer les états d'âme d'une génération désœuvrée en manque de repères. La sirène c'est Meimei, magnifique et voluptueuse Zhou Xhun qui irradie l'écran de sa présence. Rares sont les actrices qui, telles Gong Li ou Zhang Ziyi emplissent tellement et en même temps s'intègrent parfaitement au cadre qui leur est imposé par la mise en scène.
Mais qui est Mardar ? La légende raconte, mais était-ce seulement une légende, que ce jeune coursier s'est, un jour, vu confier une mission inhabituelle, celle de conduire une certaine Moudan chez sa tante chaque fois que son père le lui demanderait et que, fatalement, de chevauchées en soirs d'orages, le couple est tombé amoureux.

Jusqu'au jour où Mardar fut impliqué dans le kidnapping de Moudan, l'affaire tourne mal et Mardar cherchera pendant des années celle qui, par amour a sauté dans Su-Zhou River et a promis de revenir en sirène.

L'amour d'une sirène est inamissible, on n'y échappe pas. C'est alors que Meimei entre en scène et, par procuration, deviendra Moudan aux yeux de Mardar.
Lou Ye s'amuse, construit son histoire sous nos yeux, virevolte avec Moudan, danse avec Meimei, les deux histoires intriquées n'en forment plus qu'une et par une construction géniale reviennent des séquences qui se font écho tout au long du film. Des musiques qui s'interpellent et exploitent même (c'est assez rare pour le préciser) tous les canaux Dolby.
Car Lou Ye
emploie tous les moyens à sa disposition pour servir son scénario : la caméra subjective a des oreilles et le narrateur en voix off, de s'enfermer dans un monde autiste où les dialogues deviennent sourds, inaudibles puis reprennent vie grâce à une bande son superbe
Il a besoin de s'isoler, de faire abstraction de son récit pour mieux s'y plonger, de jouer avec la lumière des enseignes et de la ville à laquelle les protagonistes viennent se brûler les ailes. Plongée dans un univers sombre (le soleil n'y apparaît que pour s'y coucher) qui n'est pas sans rappeler Blade Runner par nombre d'aspects, la Nuit est reine pour cette Reine de la nuit qui s'ennuie de devoir jouer le rôle d'une autre et qui décidera finalement comme Moudan, de prendre en main son destin.
Le métrage du film (assez court-1H23) n'entache pas la densité du récit et n'occulte en rien la palette des sentiments avec laquelle Lou Ye se plaît à jouer, donnant une touche d'amertume par ici, un zeste de joie et d'humour par là. Et de l'amour, beaucoup d'amour mais sans ostentation ; Lou Ye ne s'y appesantit pas à l'opposé de son compatriote Liu Bingjang (" Le protégé de Mme Qinj "). C'est d'abord l'histoire de deux êtres qui se dédoublent, se renvoient mutuellement une lumière que chacun ne parvient pas à trouver seul. Et entre eux coule une rivière, " chargée d'histoire, qui charrie des siècles de déchets, ce qui en fait la plus sale.
Beaucoup y vivent néanmoins et gagnent leur vie. Ils passent leur vie ici.
Regardez, nous dit-il vous pouvez les voir. Si on regarde assez longtemps, la rivière montre tout : le travail, l'amitié, les familles, l'amour et …aussi la solitude ". Lou Ye a choisi de nous en montrer deux. En plan serré, sa caméra s'attarde sur eux, nous les raconte et ne perd jamais le fil de l'eau.
A travers son regard, Su-Zhou River s'embellit, se charge de cet amour intangible qui la nourrit comme elle le nourrit. Subversivement, il brave l'autorité de Pékin en nous montrant une Chine qui s'épanche au rythme des battements de millions de c(h)œurs, non plus en une seule voix.
Si vite, trop vite peut-être. Précipitez-vous avant que le courant ne passe. Rarement écran de cinéma aura vu si belle histoire.
Texte de MYSTERE VIC





 



LES FILMS DE A à Z
INCONTOURNABLES


Andrew Lau Wai-Keung
Ang Lee

Chen Kaige

Fruit Chan
James Wong

Johnny To Kei Fung
John Woo

Jia Zhang-Ke
Liu Chia Liang
Li Yang
Lik Wai Yu
Lou Ye
Lu Chuan
Patrick Tam
Patrick Yau
Ringo Lam
Samo Hung
Shaw Brothers
Stanley Kwan
Stephen Chow
Teddy Chen
Tony Ching Siu-Tung
Tsui Hark

Wang Xiaoshuai
Wang Yu
Wong Kar Wai
Yuen Woo Ping
Zhang Yang
Zhang Yimou



Ayoma Shinji
Akira Kurosawa

Kenji Mizoguchi
Kinji Fukasaku

Kiyoshi Kurosawa
Hirokazu Kore Eda
Hideo Nakata
Sabu
Seijun Suzuki
Shohei Imamura
Shinya Tsukamoto
Sono Shion
Takeshi Kitano
Takashi Miike
Takashi Shimura
Yasujiro Ozu


COREE
Chang Yoon-Hyun

Eo II-Seon
Hong Sang Soo

Hyun Nam-Sub
Je-Gyu Kang
Kim Sung-soo
Lee Chang-Dong
Park Chan-Wook
Song Hye-sung
INDONESIE
Riri Riza

VIETNAM

Tran Anh Hung
TAIWAN
Edward Yang
Lin Cheng-Sheng

Hou Hsiao Hsien
Tsai Ming Liang
THAILANDE
Frère Pang


Andy Lau
Bruce Lee

Chow Yun Fat
Gong Li
Hirokazu Kore Eda
Jackie Chan
Jet Li

Ju Jun
Koji Yakusho
Lau Ching Wan
Leslie Cheung
Liu Ye
Maggie Cheung

Michelle Yeoh
Stanley Kwan
Shu Qi
Takeshi Kaneshiro
Takashi Shimura
Terajma Susumu
Tony Leung
Toshiro Mifune
Tran Anh Hung
Zhang Ziyi

webmaster