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Silk shoes De
Yeo Kyun-dong - 2005 - Corée - Comédie Noire
Avec Min Joung-gi, Choi Duk-moon, Lee Sung-min, Kim Da-hyea |
Une comédie noire sur le thème de la mémoire. Le père d’un patron de la mafia atteint de la maladie d’Alzheimer et un poil têtu veut revoir son village natal. Ca tombe bien : le parrain vient de financer un film qui n’a pas marché pour son réalisateur Man-soo. Mis devant le fait accompli, Man-soo n’a d’autre choix que d’accepter ce que lui propose son généreux mécène : reconstituer pour lui le village d’enfance de son père et l’y ramener une dernière fois. Le boss intègre son homme de main Sung-cheol dans le scénario, histoire de garder un œil sur son père et le talentueux réalisateur par la même occasion.
Mais engager un réalisateur à la sortie d’un flop pour reconstituer le rêve d’un vieil homme difficile à décevoir s’avère des plus délicats surtout lorsque le fameux village est censé se trouver en Corée du Nord .
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Inévitablement Silk shoes se transforme en road-movie sur les traces du passé dans une Corée du Nord laissée à l’imagination débordante des spectateurs et d’un casting improbable. Le film est bien mené avec des caractères bien trempés (querelles récurrentes entre l’actrice et le gangster). La comédie fonctionne comme habituellement de la juxtaposition de personnages incompatibles et de situations ubuesques.
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C’est en fait le grand-père qui reste le plus émouvant dans son obstination inconditionnelle à refaire le voyage vers les siens. Il reste attaché à sa terre dont il fut séparé lors d’un voyage à Séoul lorsque la guerre éclata en 1950. On sait ce qu’il advint trois ans plus tard. Ce retour aux sources est donc une manière de refermer le cercle, une réflexion sur la partition de la Corée et son impact sur les familles qui en pâtirent. Comme à Berlin, au Vietnam ou encore en Palestine aujourd’hui. |
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Silk shoes est donc à la fois une comédie noire surprenante et véhicule également un message plus profond sur la séparation et la douleur qu’elle engendre. Un art dans lequel les Coréens ont su depuis longtemps exceller, exacerbés par les blessures de leur passé. |
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Mystere Vic – 10e PIFF – Octobre 2005
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