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She’s on duty aka Jambok-geunmu Corée 2005 de
Park Gwang-chun
Avec :
Kim Seon-ah, Kim Kap-su, Kim Sang-ho, Kong Yu |
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GENRE :
Comédie policière
NOTE : 6/10
RESUME :
Après une adolescence agitée, une ancienne chef de gang dénommée Jae-In entre dans la police. Avec son profil, elle apparaît comme la candidate idéale afin d'infiltrer un lycée pour y surveiller la fille d'un parrain de la mafia, qui s'est enfuit peu avant le procès où il devait témoigner contre son organisation.
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| Park Gwang-chun est connu pour sa propension à réaliser des œuvres sans réelles ambitions dans le sens d’une innovation dans le cinéma. Il a plutôt l’art du consensuel. On lui connaît la romance pré-formatée (le timide et la téméraire) « Madeleine » et le teen-horror-movie « The soul guardians », quelque peu médiocre dans sa fâcheuse tendance à vouloir aligner les stéréotypes des frissons hollywoodiens. Jusque là donc, rien de prometteur ..
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Avec « She’s on duty », Park continue sur une recette qui fonctionne en Corée : la comédie d’action. Si vous aimez l’humour coréen et ses excès, sa candeur mêlée à sa cruauté, alors « She’s on duty » est pour vous. Loin de se prendre au sérieux, le film propose un réel divertissement surfant sur la vague des comédies coréennes dont les codes sont à présent familiers et particulièrement maîtrisés. Le méchant, le héros et ses acolytes sur un rythme qui dédramatise ou qui vient créer une situation sujette à rires. . |
| L’alibi est classique, une femme flic doit jouer les taupes dans un lycée afin de faire tomber un chef de gang en se liant d’amitié avec la fille de celui-ci qui fréquente le même établissement scolaire. Nièce du capitaine, notre héroïne se soumet aux ordres, vexée d’être encore considérée comme une adolescente au lieu d’un policier hors pair. Le lycée offre alors un terrain idéal où notre héroïne peut nous montrer ses capacités à se battre, dominer en toute ex-chef de gang qu’elle a été.
Il faut reconnaître à Kim Seon-ah un talent évident pour incarner les garçons manqués émouvants mais toujours gourmand de rixes. En petite « racaille », elle est absolument divine, crédible et à mourir de rire ce qui conduit, évidemment à la rendre attachante. Catapultée dans cet univers d’adolescents qui remet en question à la fois sa fonction de policier (elle est reconnue en tant qu’élève et non en tant que fonctionnaire de police par les autres, là est sa couverture même de soninfiltration), mais aussi sa maturité (est elle adulte ou encore « adulescente » ?). |
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Alors il faut accepter de ne pas être surpris si l’on connaît les comédies du genre qui plus est où les femmes ont le premier rôle et où les hommes servent de faire valoir (« My wife is a gangster » étant le paradigme du genre). On se laissera porter par une comédie sympathique, qui par le biais d’une intrigue policière va vous faire rire sans vous bousculer jamais.
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La facture classique n’empêche pas la créativité ponctuelle et l’aspect bande dessinée de certaines séquences rappellera un certain cinéma chinois (que Tarantino a excellemment su condenser dans ses œuvres). Ces originalités sont néanmoins directement inspirées de « Fight Back To School », film hong-kongais réalisé en 1991 par Gordon Chan avec Stephen Chow quant au rôle principal. Quant à l’aspect disjoncté et dynamique, vif, drôle, saignant et surtout totalement coréen, c’est au Japon qu’on doit les influences. L’esthétisme est cependant purement américain, mais il faut bien composer avec son histoire, et la Corée est avant tout un pays à trois polarités de par ses cicatrices guerrières .
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La dernière demie heure du film développant toute l‘action et l’intrigue policière, le spectateur sera encore tenu en haleine, désirant voir le visage de cet homme que tous pourchassent. Les obstacles se succèdent et permettent des combats comme des cascades du plus bel effet. Les moments dramatiques peuvent alors ponctuer la fin, permettant quelques larmes et la mise en suspens d’un humour qui servait aussi à l’empathie pour cette héroïne encore sauvage, brute sans polissage aucun mais finalement encore innocente pour ne pas accéder à la réalité de la cruauté du monde des hommes. Le tout délicatement enrobé de trahisons et d’une romance qui permettront de terminer sur l’impression d’un film agréable, qu’on ne retiendra pas en tant que chef d’œuvre, certes ; mais qui est finalement une sorte de mise en relief de ce qu’est la « mentalité » coréenne, son humour, ses chagrins comme ses amours en ce début du XXIème siècle. Et, il est vrai, qu’elle a toute sa place parmi le cinéma que nous chérissons.
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MATRIXA - DECEMBRE 2006
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