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GENRE : Wu Xia Pian Coréen
NOTE : 8/10
RESUME :
En 926 la capitale du royaume coréen de Balhae tombe aux mains des troupes de Georan. Un général de Georan, Gunhwapyeong, poursuit tous les héritiers au trône de Balhaeet les tue. Seul reste Jeonghyon, un prince jadis exilé, vivant sous une fausse identité, de trafic en tout genre dans une petite ville. Mettant en lui tous leurs espoirs les chefs de la résistance de Balhae envoie une guerrière le chercher. Mais la guerrière aura une tâche difficile à accomplir car Jeonghyon n'est pas prêt à accepter la couronne de Balhae et les troupes de Georam, dirigées par le terrible Gunhwapyeong sont déjà sur ses traces …
Le Cinéma Coréen chez Asia-Diffusion
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Avec Shadowless sword on retrouve les plaisirs que l’on avait à regarder de bon vieux Wu Xia Pian HK dans les années 90, mais dans un style plus moderne.
C’est un vrai film d’arts martiaux historique et fantaisiste.
Fantaisiste parce que ; les guerriers volètent en tout sens, atterrissent dont ne sait où sur les lieux des combats. Un archer, véritable géant phénomène de foire, décroche les flèches quatre par quatre, et celles-ci quand elles atteignent un homme l’envoient trente mètres plus loin. Les épées tranchent la chair et quand le guerrier s’éloigne, le malheureux laissé derrière explose dans un nuage de sang et de fumée .
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De mystérieuses techniques militaires font exploser les organes internes et gonfler les veines, un prince héritier résiste aux coups, assenés par un colosse tatoué à l’aide d’une énorme masse d’arme, qui mettent à bas des colonnes et défoncent des pavements, et une guerrière accomplie peut rester dix minutes sous l’eau sans en ressentir le moindre mal et continuer à se battre toujours en apnée contre plusieurs soldats.
Historique parce que le cadre est réel, le royaume Balhae comme celui de Georan ont bien existé et les faits relatés sont réels.
Shadowless sword est un vrai plaisir. On se laisse prendre par le film, pourtant celui-ci quand on y regarde de bien près ne propose vraiment rien extraordinaire. |
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Le scénario est simple, bien construit c’est vrai et solidement ficelé. Mais c’est une course-poursuite entre une guerrière envoyée pour sauver et ramener au trône un héritier récalcitrant, et un général, son lieutenant et ses soldats qui eux cherchent à éliminer le dit héritier.
Les relations qui se nouent entre Jeonghyon, l’héritier et Yeon Soha la guerrière, n’ont rien d’extraordinaires et l’origine de la foi que celle-ci voue à Jeongpyon, n’est qu’une évidence pour le spectateur. Si le réalisateur voulait ménager un quelconque suspens concernant ce fait, c’est raté. |
| La bande son…C’est une des réelles faiblesses de ce film par ailleurs réjouissant. Tant que celle-ci illustre les combats, les scènes d’action, sans être extraordinaire elle accompagne agréablement le film. Par contre dès que les scènes passent au registre de l’émotion, du drame, elle le dessert. La musique devient sirupeuse et l’on se croirait parfois dans un conte adapté par Walt Disney au cinéma. C’est vraiment dommage.
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Bon alors, qu’est ce qui fait que Shawdoless Sword malgré tout cela est absolument à voir ?
D’abord parce que le film se suit sans ennuie, le récit alterne très heureusement scènes d’action et scènes plus calme, le scénario est simple je l’ai dit, mais solide, et la narration est très équilibrée.
Le soin apporté à l’environnement visuel est très agréable sans être omniprésent, mais décors costumes, maquillages, coiffures, décors naturels, lumières sont subtils et illustrent aussi parfois l’opposition entre les personnages (alors que Soha est vêtue d’une tunique ocre en toile, sans apprêt, Gun et Maeyungok, ont des tenues et des coiffures sophistiquées et sont maquillés). |
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Ensuite, les combats sont très bien chorégraphiés et très bien filmés : il y a du rythme, c’est beau et assez inventif, on ne s’ennuie jamais, même s’il est évidant que les acteurs ne sont pas des artistes martiaux, la mise en scène étant irréprochable on passe ce détail sans s’y attarder. Il faut préciser que le chorégraphe n’est autre que Ma Yuk Sing (élève de Ching Siu Tung, et ayant à son actif réalisé la chorégraphie de nombreux films cultes : The East is red, Histoire de fantôme chinois 3, The kung fu master…) .
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Et puis, on se laisse prendre par la beauté des deux personnages féminins. Soha (Yoon Soy) illumine le film. C’est la guerrière, fidèle à sa tâche, ne faisant aucune concession. Soha habite la lame de son épée en chassant la haine de son cœur, en priant pour l’âme de ceux qu’elle a tués, mettant son épée au service de ce qui vaut la peine d’être protégé, elle empêche ainsi les démons de se nourrir du sang de ses victimes, de sa haine, de croître en l’épée et de prendre le contrôle de celui qui la manie. Soha domine ainsi son épée et reste pure, comme la lame bien trempée de son arme, d’où le titre du film. Cette attitude transpire dans le film et se communique au spectateur ; ce calme, ce dévouement, cette pureté, cette droiture. |
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Gun qui est à l’opposé de Soha, est dévoré de haine, sa rage détruit tout ceux qui l’entoure, tout ce à quoi peut-être un jour il a cru. Quand Soha et lui s’affrontent c’est plus qu’un combat entre deux guerriers, c’est celui entre deux éthiques, deux croyances, c’est d’autant plus fort dans le film que tout les deux possèdent des épée jumelles. Philosophie simple, c’est vrai, mais très bien mise en scène et surtout très bien servie par d’excellents et de charismatiques acteurs. Car en plus l’histoire réserve une petite surprise à Soha…Elle n’est peut-être pas la seule à mettre son épée au service de ceux qu’elle pense important de défendre…Et qui peut dire ce qui est juste ou non ?
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Enfin Maeyoungok, est un personnage qui prend de l’ampleur au court du film. Simple lieutenant de Gun, son personnage s’étoffe et devient particulièrement intéressant. Et….les affrontements entre Soha et Mae…sont des moments de bonheur parfait. Rien d’extraordinaire, c’est juste ; parfait, réjouissant, fascinant.
Amateur de Wu Xia Pian, ne ratez pas ce film… |
EURYALE - Juillet 2006 |
| PROPRIETE DE CINEASIE 2006 - Euryale- Toute reproduction est interdite et doit faire l'objet d'une demande au rédacteur et au webmaster du site. Aucun texte ne peut par conséquent être reproduit sans autorisation préalable. |
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