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SEVEN SWORDS de TSUI HARK - 2005 - Wu Xia Pian - HK
Avec Leon Lai,
Donnie Yen, Charlie Yeung,
Liwu Dai ,
So-yeon Kim Duncan Lai , Liu Chia Kiang, Mickael Wong ... |
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NOTE : 6.5/ 10
Résumé
A l'aube des années 1660, la Mandchourie annexe la Chine pour y installer la dynastie Ching. A la suite des multiples insurrections contre le gouvernement, ce dernier interdit l'étude et l'exercice des arts martiaux afin de maintenir l'ordre et la discipline dans le pays. Fire-wind, chef militaire de la dynastie antérieure, se dit qu'en aidant le gouvernement à faire appliquer la nouvelle loi il parviendra à s'enrichir rapidement. Il a projeté de s'attaquer à la dernière ville frontière, petite bourgade du nom de Martial Village, dont les habitants sont réputés rebelles et courageux.
Fu Qingzhu tente de mettre un terme à cette boucherie et décide de sauver Martial Village. Il convainc deux habitants de l'accompagner jusqu'au Mont Heaven pour solliciter l'appui de Maître Shadow-Glow. Ce dernier leur vient en aide et ordonne à quatre de ses meilleurs disciples de parti.
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Réalisé par TSUI HARK (Time and Tide, Once Upon A Time In China, Legend Of Zu, The Blade ...) , l'un des plus illustres réalisateurs Hong Kongais à qui l'on doit une foule de succès dans des genres bien différents, revient sur les écrans avec SEVEN SWORDS, un film épique adapaté d'un roman de Liang Yu Sheng dans un genre dit de Wu Xia Pian (film de sabrqe chinois), registre cinématographique que le réalisateur connait bien.
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Seulement, voila deux années de suite que deux Wu Xian Pian voient le jour sans pour autant que l'on voit à l'horizon l'ombre d'un TSUI HARK dans un style qui lui ait manifestement reconnu. C'est ZHANG YIMOU avec "HERO" et "LE SECRET DES POIGNARDS VOLANTS" que l'occident découvre des grands films dont l'Asie est si capable.
Alors, réponse attive de TSUI HARK au passage remarqué de son concurrent, ou véritable projet aboutit et sans faille qui devrait remettre à niveau les compétences d'une des icônes de la scène cinématographique Hong Kongaise ?
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Pour SEVEN SWORD, (comme ZHANG YIMOU l'a fait pour ses films) TSUI HARK s'est entouré d'un casting particulièrement solide, faisant appel d'une part à la vieille école du classical movie Kung Fu avec Liu Chia Liang (Chorégraphe et acteur 36 Chambre de Shaolin) et les acteurs Leon Lai (Heroic Duo), Donnie Yen (Hero, Shanghai kid 2), Mickael Wong (House of Fury), la superbe Charlie Young (New Police Story) ... pour les chorégraphies, aux commandes, Xiong Xin XIn (The Blade mais aussi plus connu sous le nom de "Clubfoot" dans la saga, OUATIC avec JET LI) et Wei Tung, chorégraphe sur Heroic Duo, Hero, le tout sous la direction du chef des chorégraphies et cascades, Liu Chia Liang. Entre Tsui Hark et Liu Chia Liang, c'est 30 ans de cinéma. Alors quel résultat ?
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Tout d'abord, SEVEN SWORDS est un défi, une réponse à ZHANG YIMOU et une vitrine pour l'export et pour les prochains films du réalisateur.
TSUI HARK a tout misé ou presque sur la réalisation, l'esthétisme, les décors, l'immersion. De ce point de vue, on ne peut que valider et confirmer la compétence du réalisateur. Les plans, la mise en scène, le choix des décors, la photographie, les couleurs, les costumes, tout est pensé dans le détail, c'est de toute beauté. Il s'agit bien ici de grand spectacle avec un enjeu de taille, le retour de TSUI HARK sur la scène cinématographique Hong Kongaise voire mondiale vis à vis de tous les fans qui attendent avec SEVEN SWORDS, "LE" plus grand Wu Xia Pian d'ASIE. |
A mon grand regret, ce n'est pas le cas, le film est long, les combats même si ceux-ci sont très stylisés sont aussi très classiques, rien de bien nouveau, le scénario est suffisant, le jeu des acteurs est très bien, mais sans dépassement, bref, il manque en réalité à SEVEN SWORDS une dynamique et du relief que ZHANG YIMOU avait su mettre en scène dans HERO via une créativité autre que visuel, même si c'était aussi le cas. L'esthétisme et la qualité de l'image ne sont apparemment pas suffisantes pour que le sommet du Wu Xian Pian soit atteint.
Aussi, sur ces 2h30, et c'est peut être ce qui vient freiner l'enthousiasme, il n'y a pas de héros, pas de personnage fort, bien que pourtant chacun soit à sa place, aucun d'entre eux ne parvient à rélever le film plus qu'un long métrage beau, voire magnifique mais linéaire. |
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Enfin, un autre point vient noircir le tableau, la musique. Une fois de plus incompréhensible, pourtant écrite par Kenji Kawai à qui l'on doit le récent ANTARCTIC JOURNAL, mais aussi DARK WATER, AVALON, THE RING, GHOST IN THE SHELL ... Si il existe un personnage doué de talent pour la musique adaptée à l'image, Kenji Kawai en fait parti. Seulement ici, la musique est inexistante, elle ne porte à aucun moment ou presque l'image, support indissociable de tout grand chef d’œuvre, la musique est au moins aussi importante que la réalisation. Ici c'est la moitié du film qui est emporté par cette absence.
En résumé, SEVEN SWORDS est une belle oeuvre d'art dans une galerie sur laquelle on se retournera pour sa beauté, il manque simplement l'âme d'un vécu, pourtant existant avec un tel passif. Dommage. |
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Steph
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