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RUNNING
ON KARMA
: 2004 - GENRE : Action
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Steph : NOTE : 6.5 / 10
Hinomura :
6 / 10
Résumé
Big, un homme insouciant au physique de culturiste, a des visions
du passé qui lui permettent de connaître lavenir
de certaines personnes. Il se sert de ce don si particulier pour
aider Yee, une jeune policière novice, à mettre la
main sur un dangereux criminel. Lenquête va les mener
aux confins de leur origine
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| Critique par Steph -
Note : 6.5 / 10 |
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Voici un film aux avis très certainement partagés
qui a suscité un énorme intérêt et qui
pourra pleinement satisfaire où decevoir. Running On Karma,
le film très attendu de Johnnie
To et Wai Ka Fai projeté au festival
de Deauville 2004 ne fait visiblement pas l'unanimité. Mais
pourquoi ?
Difficile de se prononcer lorsque l'on connait un réalisateur
et que celui-ci a décidé de changer de style ...
Bien entendu, voir Andy
Lau bodybuildé à l'extrême
restait une curiosité à laquelle il fallait s'attendre.
Le film démarre sur la musculation démesurée
de l'acteur qui, sur la scène d'un club privé
éssentiellement féminin offre à ses dames
un spectacle se terminant par un striptease total. BIG (Andy
Lau) déçoit de suite. Le stiptease d'Andy
Lau prend toute son ampleur lorsqu'il retire son string, on
s'attend à ce qu'il retire ensuite cette combinaison
grossière à l'aide d'une fermeture éclair.
En effet le résulat attendu n'est pas très convainquant
et d'entrée, retire toute crédibilité au
personnage. Ce n'est donc pas sur cette aspect qu'il va falloir
se concentrer mais sur l'histoire dont le scénario apparait
assez complexe.
Johnnie To
réalisateur de Running
Out of Time,
Infernal
Affairs ... The
Mission est un réalisateur surprenant
qui au regard de sa carrière s'impose comme un des réalisateurs
incontournables de la scène hongKongaise. Donc méfiance.
Patience le film commence.
C'est après cette introduction que le film rassure. Projeté
au centre d'une enquête, on sent rapidement que le réalisateur
a souhaité mélanger les genres, comédie,
drame et action. Big, suite à une poursuite dans les
rues de Hong Kong habillé de ses seuls muscles fera la
rencontre de Cécila Cheung, enquêtrice. |
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Celui-ci va aider la jeune inspectrice à mener son
enquête. On apprend alors que Big à un pouvoir,
celui de prédir l'avenir en voyant le passé.
Suite à quelques explications, le film prend une tournure
plus "action", on s'habitue finalement au physique
du personnage, la mise en scène nous emporte en laissant
loin derrière la fameuse scène d'introduction.
On retrouve là un style que l'on connait et on constate
une certaine créativité des studios de la milkyway.
Cependant, la seconde suprise ne se fait pas attendre lorsque
le film bascule dans un univers plus philosophique ou le "karma"
est expliqué de manière assez personnelle par
les auteurs, ce qui ne nous rend pas la tâche forcémment
évidente.
La seconde partie donne un sens et une orientation trop différente
de la première moitié du film et pourra satisfaire
où décevoir. Cela aurait à mon sens pu
être mis en scène différemment pour laisser
au scénario un aspect plus linéaire, plus fluide.
Dans la manière d'amener le sujet, le scénario
divise clairement l'interêt et on sort de "Running
On Karma" avec un certain regret. On aurait aimé
que le film garde son style sans pour autant s'initier trop
dans un voie philosophique qui fait perdre à ROK un
sens et un intérêt qui avait bien démarré.
Doit-on peut-être revoir ce film avec une vision moins
dirigée que celle du film d'action auquel on s'attendait
?
C'est possible et c'est certainement ce que je vais faire.
Johnnie To a souhaité ici nous présenter un
cinéma différent, c'est peut-être simplement
qu'il faut si habituer ?
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| Critique par Hinomura
- Note : 6/ 10 |
Habitué à
nous servir des films policiers de très grande qualité
comme Full Time Killer ou bien Running Out Of Time, le réalisateur
le plus discret de Hong Kong signe ici une uvre curieuse
et nouvelle.
Un pot pourri d'action, de comédie, d'amour et de spiritualité.
Beaucoup de tout et un peu de rien, pour un résultat
mi-figue mi-raisin.
Running On Karma nous dévoile la vie d'un ancien moine
shaolin, Big (Andy Lau), qui le soir d'une arrestation pour
un strip-tease se lie d'amitié avec Lee Fung Yee (Cecilia
Cheung), une jeune femme agent de police. Celle-ci enquête
avec son supérieur, sur un meurtre dont le commanditaire
indien possède des pouvoirs surhumains. Mais il n'est
pas le seul à bénéficier de capacités
extraordinaires puisque Big peut voir le karma des êtres
et découvre alors leurs actes dans leurs vies antérieures
(culture bouddhiste de la réincarnation).
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En capturant l'indien,
Big découvre que celui-ci fut autrefois tué dans
une vie antérieure par sa victime du présent.
Par cette lecture des faits, le destin de certaines personnes
serait scellé de leurs actes dans une vie passée.
Un crime commit dans une autre vie aurait ainsi des répercussions
pour sa réincarnation qui n'en a pas conscience.
Par curiosité, Big lit le karma de Lee Fun Yee et devine
qu'elle fut dans le passé un soldat japonais sanguinaire.
Il sait alors que son destin est scellé, car qui tua
dans le passé, sera tué dans le présent.
Comment Big pourra t-il modifier le destin et ainsi mieux comprendre
son pouvoir ?... |
Running
on Karma déborde de bonnes intentions et de bonnes idées.
La capacité de lire dans le karma des gens (faculté
propre au Bouddha) permet d'interagir sur le présent
et le devenir de certaines personnes. L'enquête policière
du début n'est finalement qu'une amorce à ce sujet.
Seulement plusieurs défauts sont à mettre à
l'ombre du tableau.
En effet, le film passe quasiment tous les styles cinématographiques
connus à la vitesse de la lumière, du film policier
à la comédie, en passant par le drame et le conte
philosophique.
Il aurait été préférable de laisser
quelques unes de ces idées en marge pour ne s'intéresser
qu'au conte philosophique, sujet très intéressant
mais malheureusement traité avec peu de rigueur et d'enthousiasme.
On le sait bien, un mélange des genres provoque souvent
une catastrophe. Ici, les scènes actions sont un non
sens à la philosophie que dégage le film.
On se demande même où est passé la cohérence
du scénario. Aurait-elle disparue ? Dommage
Running on Karma rentre ainsi dans la catégorie des films
doté d'un excellent scénario mais dont le traitement
est inefficace.
Mis à part cette frustration, Andy Lau, super star du
film, réalise une bonne interprétation dans sa
combinaison de culturiste. Elle attire le regard, la curiosité
et reste un des éléments majeurs du film, malgré
quelques imperfections comme les plissures de peau ou le manque
d'un grain de couleurs de proche de la réalité.
Ajoutons à cela la prestation de Cecilia Cheung, toute
en naïveté et en mansuétude donnant à
l'ensemble du film un brin de malice.
En Bref, Running On Karma est un voyage intéressant aux
escales inachevées. Un objet curieux à voir pour
se forger une propre opinion du nouveau projet de Johnnie To,
qui a coup sûr, ne vous laissera pas indifférent.
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Steph
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