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THE RING 2 de HIDEO NAKATA - JAPON - 2003
Avec
Naomi Watts, Simon Baker, David Dorfman
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GENRE :
Horreur / Epouvante
NOTE : 3/10
RESUME :
Six mois après les horribles événements qui leur avaient fait fuir Seattle, Rachel Keller et son jeune fils se sont réfugiés dans l'Oregon. La journaliste espère oublier ses épreuves dans cette paisible bourgade côtière, mais de nouvelles menaces ne tardent pas à planer sur sa vie. Un crime énigmatique, commis à l'aide d'une cassette trop familière, donne l'alerte : l'esprit de Samara n'a pas renoncé à sa vengeance et Rachel va devoir enquêter sur le lointain passé de la fillette pour arrêter le cycle infernal de ses violences maléfiques ."
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| Le Cercle 2 est bien la suite du Cercle, version américaine de « Ring » d’Hideo Nakata que Gore Verbinski s’est vu proposer d’adapter pour l’occident avec la médiocrité inévitable face à son film d’origine. Cependant, le Cercle 2 n’est en aucun cas le remake de Ring 2 (on pourra d’ailleurs s’en réjouir, quand on a vu la pathétique version nipponne).
Hideo Nakata se voit donc proposer la réalisation du second opus, sans pour autant avoir été le premier choix des producteurs. En effet, ceux ci ayant essuyé déjà trois refus (Verbinski, réalisateur du premier volet occupé à une autre réalisation, Murro et Richard Kelly "Donnie Darko") pensent alors à proposer au réalisateur d’origine le film pour l’Occident. ." . |
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Si on écoute les propos de l'équipe qui est à l'origine de ce volet : la différence fondamentale qui existe entre le premier et le second volet est que : " Le Cercle - The Ring était raconté en images. La cassette vidéo n'était pas seulement un objet hanté qui semait la mort, elle renfermait des indices visuels permettant à Rachel de remonter jusqu'à Samara. C'était en quelque sorte la "feuille de route" du film, le jeu de piste en images qu'on suivait tout au long de l'action. Cette fois, l'histoire fait davantage appel aux émotions et les personnages ont pris de l'épaisseur. La connexion existe avec le premier film, mais on gagne en ampleur sur ces deux aspects."
Que de bonnes volontés quand on ne peut que voir un pauvre ring-like .. Il est encore plus affligeant de constater qu'il est moins bon que le premier volet .. Nakata échoue dans l'adaptation occidentale .. On aimerait penser qu'il n'a pas pu influer sur le scénario et le mode de réalisation mais Nakata nous dit : "Lorsque j'ai lu la première mouture du scénario du Cercle - The Ring 2, j'ai trouvé que c'était à la fois très intéressant et très différent de mon propre Ring 2. Cela m'a captivé et j'ai eu envie d'explorer cette histoire, si différente de la source originale et du Cercle - The Ring américain". |
Pourtant qu’a fait Nakata avec cette suite occidentalisée ? Un simple mélange de « Ring » et « Dark Water » avec un zest de « Ju-on » piqué à Shimuzu déjà reconnu pour son « The Grudge » mêlant tour à tour problématique de la maternité jamais vraiment développée, analysée, femmes rampantes et effets spéciaux mais on ne peut plus marcher. Le fantôme poursuit donc la pauvre Naomi et veut s'en prendre à son petit .. Une version des plus inédites qui amène Nakata à piocher dans le fameux Friedkin .. Mêlant ainsi références du cinéma d’horreur avec la soupe populaire d'un scénario des plus ridicules .
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Et puis, à présent, puisque si l'on suit la logique du film, rationnelle face à l'irrationnel, pourquoi nous affliger d'une cassette vidéo qui une fois visionnée nous offre la mort gracieusement après 7 jours et non d'un DVD. Qui regarde encore des VHS puisque le public concerné ici est plutôt celui de la tranche 15-35 ans ?? "
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Ce n'est en vérité pas le point qui fait que « Le cercle 2 » est non seulement pathétiquement risible mais est triste à donner à voir quand on sait que le public occidental ne retiendra que ce film de Nakata Reconnaissons néanmoins à Nakata d’avoir signé quelques scènes à la japonaise .. L’eau reste très présente, selon les modèles du genre de l’horreur asiatique, les fantômes et les chevelures obscures sont aussi de la partie mais jamais dans une optique créative parce que déjà vues par les amateurs du genre « frisson asiatique ». Ring à la Ju-on .. Pourquoi pas .. Mais l’échec en est cuisant : à vouloir mélanger les cultures sans jamais trouver de liens, on réalise un patchwork assez fastidieux.
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On peut s'interroger sur l'appréhension de l'Occident par le Japonais en raison d’un décalage gigantesque entre la symbolique portée par le fantôme nipponisé et l'appréhension de celui-ci par l'héroïne ..Est ce là le passeport pour le réalisateur afin de nous offrir un Dark Water de qualité ? On ose espérer que l’homme aura compris à quel point l’absence de réponses peut-être aussi une source de frayeur pour les Occidentaux et qu’ils peuvent faire avec l’irrationnel. Sans vouloir le maîtriser. L’homme peut être plus faible que la nature, que l’au-delà, mais Nakata a du vouloir satisfaire une Amérique s’estimant invincible. Alors on rit quand Naomi est grossière avec le fantôme, on se dit que les Japonais ne comprendraient pas … Et on se dit aussi que Nakata, sur ce coup là, a une représentation vraiment phallique de la mère..(une nouvelle Ripley mais versus un fantôme au lieu d’un Alien). Tels les occidentaux. |
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MatriXa
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