Accueil
News
Définition Cinéma Chinois
Définition Cinema Japonais
Liens de l'Asie

Cannes 2002
DEAUVILLE 2003

ASIA-DIFFUSION.COM


ACCES FORUM


Les DVD du mois
DVD CTV
DVD HK VIDEO
DVD MK2 EDITIONS
DVD ONE PLUS ONE

DVD WILD SIDE
Où acheter ses Films



Christy Chung
Nguyen Phan Quang Binh

Contactez-nous

PARTENAIRE DE




Sélection cinéma asiatique Festival de Cannes 2002
Ren Xiao Yao
"pleasures de Jia"
de Jia Zhang Ke (Chine)
Dans une province du Nord de la Chine, non loin de la Mongolie, Xiao Ji et Bin Bin sont deux adolescents dont la principale préoccupation est de ne rien faire, mais à fond, illustration étonnante du zèle dans l'oisiveté. Tous deux mènent, impassibles des vies qui ne leur apportent rien et dont ils n'attendent rien. Xiao Ji (WU Qiong) va tomber amoureux de Qiao Qiao une danseuse locale vantant les mérites des " Vins et Liqueurs de Mongolie " tandis que Bin Bin (ZHAO Wei Wei) tente de tirer quelque chose de constructif de sa relation avec une étudiante peu enclin à établir une liaison durable.
Après un début de carrière couronné de succès, notamment avec Xiao Wu, artisan pickpocket et Platform (Le Quai) distingué par la plus haute récompense au festival des Trois Continents 2000, Jia Zhang Ke revient cette année à Cannes, dans le secret espoir, sans doute, d'y décrocher un prix pour ce troisième long-métrage, témoin une nouvelle fois de son style et de ses préoccupations bien particuliers.
La première moitié du film Ren Xiao Yao (Unknown pleasures ou Insouciantes randonnées) est intéressante, le rythme y est plus soutenu que dans Platform et la thématique abordée s'y trouve mieux traitée. Comme dans son film précédent, Jia Zhang Ke questionne les atermoiements d'une génération fuyante ainsi que la place de l'Art dans la société chinoise et sa relation ambiguë à l'Argent. Hérité de traditions ancestrales, dévoyé par un capitalisme irrégulé, il a tendance à y être considéré comme une marchandise sans plus de valeur que des fruits et légumes ou que la mort et la maladie (voir à ce sujet La Pleureuse de Liu Bingjian). Qiao Qiao en est l'exemple le plus achevé ; représentante d'une nouvelle génération de femmes fortes en Chine (voir également la prestation de Liao Qin dans La Pleureuse), le démon nippo-coréen plane sur les acteurs : ZHAO Tao joue uen jeune artiste hystérico-névrosée qui ne perd pas le sens des réalités.
Néanmoins sa pugnacité est vite mise à l'épreuve lorsqu'elle est confrontée à son manager. Lorsque rétive, fougueuse, elle cherchera par plus de dix fois à sortir de l'autocar pour finalement se résigner et renoncer à sa liberté avant de gagner la scène. L'argent et le matérialisme que la Chine maoiste avait tant décrié sont devenus aujourd'hui un laissez-passer si évident qu'ils constituent les deux mamelles auquel le peuple chinois s'abreuve. Se coller un billet sur le front ou dénicher un de ses billets verts tant adulés et c'est le début de la fortune et de la reconnaissance. En terme d'idée, donc, Unknown Pleasures tient la route pendant une bonne heure avant de s'embourber dans un discours stylisé et d'avoir du mal à monter la pente (la moto de Xiao Ji qui dérape et qui, finalement, parvient au haut de la côte, moment intense où l'on a envie d'applaudir de soulagement). Jia Zhang Ke cherche alors à imposer un langage qui trouve sa source dans la longueur indéfiniment croissante des plans.
On s'accordera sur la vraisemblable signification symbolique de cette grammaire visuelle, sur la volonté du réalisateur d'illustrer formellement son propos mais les cadrages souvent rédhibitoires, la lumière naturellement terne, semblant définitivement être la marque de fabrique du style Académie de Pékin dont est également sorti son compatriote Liu Bingjian, auront raison du film. Le long travelling sur l'autoroute qui suit le casse ridiculement manqué est finalement une fuite vers l'avant de Xiao Ji, l'inspiration d'une bouffée de liberté. Mais très vite, il se fait rattraper par la réalité (la panne d'essence, la douche froide).
Qu'est-ce à dire, en fin de compte ? Qu'entre les trouvailles géniales qui jalonnent le film, celui-ci devient, à l'image de ses deux héros, Bin Bin mollasson désespéré, inapte même au service militaire ou Xiao Ji pseudo-dur au look grunge, une juxtaposition inutile de séquences inconséquentes ? A trop vouloir se refiler la fumée, les acteurs s'étouffent, le film les suit. Deux amis qui gravitent autour d'une danseuse populaire ; l'un la désire sans pour autant en avoir les moyens, l'autre s'enferme dans une relation infertile. Voilà qui aurait pu former le fil conducteur d'une histoire attachante et estimable. A vouloir en faire trop dans la vacuité, Jia Zhang Ke s'enlise dans un film qui ne veut plus dire grand chose. Ses clins d'œil à des films mythiques, du " Salauds de pauvres " de Gabin à Pulp Fiction en passant par In the mood for Love tombent comme des cheveux sur la soupe et la référence à ses propres films comme Xiao Wu ou Platform et même à Love will tear us apart au sein du script en disent long sur sa volonté de faire " auteur ". On serait tenté de lui rappeler qu' " auteur " ne signifie pas forcément " chiant " et qu'il apparaît prétentieux, de sa part, de vouloir imposer un style avant une histoire. Filmé entièrement en numérique, jouant du contraste et de la surexposition Jia Zhang Ke a la volonté d'innover sans y parvenir. Les plans s'emplissent puis se vident, l'apôtre du plan fixe se jette parfois dans un délire visuel à la Tarantino. Comme le dirait Im Kwon Taek autre cinéaste de renom présent à Cannes avec Chihwaseon, s'inspirer des maîtres pour créer son propre style c'est bien, vouloir les copier de façon injustifiée ça craint !
Et à l'issue de cette peinture d'une jeunesse désoeuvrée, de plaisirs inconnus en plaisirs gâchés, à l'instar de ce pastiche de casting qui referme le film et dont on dirait qu'il nous le livre brutalement railleur et orgueilleux, on jettera en retour, d'un ton condescendant : Monsieur Jia Zhang Ke, vous repasserez !
Mystere Vic-23 Mai 2002
Cannes-compétition




 



LES FILMS DE A à Z
INCONTOURNABLES


Andrew Lau Wai-Keung
Ang Lee

Chen Kaige

Fruit Chan
James Wong

Johnny To Kei Fung
John Woo

Jia Zhang-Ke
Liu Chia Liang
Li Yang
Lik Wai Yu
Lou Ye
Lu Chuan
Patrick Tam
Patrick Yau
Ringo Lam
Samo Hung
Shaw Brothers
Stanley Kwan
Stephen Chow
Teddy Chen
Tony Ching Siu-Tung
Tsui Hark

Wang Xiaoshuai
Wang Yu
Wong Kar Wai
Yuen Woo Ping
Zhang Yang
Zhang Yimou



Ayoma Shinji
Akira Kurosawa

Kenji Mizoguchi
Kinji Fukasaku

Kiyoshi Kurosawa
Hirokazu Kore Eda
Hideo Nakata
Sabu
Seijun Suzuki
Shohei Imamura
Shinya Tsukamoto
Sono Shion
Takeshi Kitano
Takashi Miike
Takashi Shimura
Yasujiro Ozu


COREE
Chang Yoon-Hyun

Eo II-Seon
Hong Sang Soo

Hyun Nam-Sub
Je-Gyu Kang
Kim Sung-soo
Lee Chang-Dong
Park Chan-Wook
Song Hye-sung
INDONESIE
Riri Riza

VIETNAM

Tran Anh Hung
TAIWAN
Edward Yang
Lin Cheng-Sheng

Hou Hsiao Hsien
Tsai Ming Liang
THAILANDE
Frère Pang


Andy Lau
Bruce Lee

Chow Yun Fat
Gong Li
Hirokazu Kore Eda
Jackie Chan
Jet Li

Ju Jun
Koji Yakusho
Lau Ching Wan
Leslie Cheung
Liu Ye
Maggie Cheung

Michelle Yeoh
Stanley Kwan
Shu Qi
Takeshi Kaneshiro
Takashi Shimura
Terajma Susumu
Tony Leung
Toshiro Mifune
Tran Anh Hung
Zhang Ziyi

webmaster