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Please
teach me english - de Kim
Sung Soo - Pays : Corée - Année - 2003 -
Avec Jang Hyeok, Lee Na Yeong, Angela Kelly, Kim Young Ae, Yeo Hae
Jin, Jeon Jae Hyeong |
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GENRE : Comédie
- ANNEE : 2003 - NOTE : 7/10
RESUME :
Na Young Ju, fonctionnaire à plein temps, est chargé
par son patron de prendre des cours d'anglais. D'abord réticente,
elle va intégrer une classe composée de gens venant
de toutes classes sociales, et parmi eux se trouve Moon-Su, un vendeur
venu apprendre l'anglais pour pouvoir parler avec sa soeur qu'il n'a
jamais vu. Coup de foudre à sens unique, Na Yung Ju va alors
se lancer dans une course à la séduction sur son partenaire
de classe, qui est lui obnubilé par son professeur d'anglais.. |
| Décidemment
la Corée ne cesse de nous étonner. Malgré la
déferlante de films à tendance romantique que le pays
du Matin Calme nous produit régulièrement, la fraicheur
des débuts reste intacte et la créativité toujours
mise à l'épreuve. Et quelle créativité.
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| Pour autant
que l'on ne soit pas réticent à la comédie
un peu fleur bleue, Please Teach Me English risque
bien de vous faire sourire plus d'une fois. Na Young Ju,
interprétée par Lee Na Yeong (Leaving
me Loving you, Dream of a Warrior) nous est présentée
comme une fonctionnaire malchanceuse et complexée, habillée
de lunettes démesurées et coiffée de deux
couettes couronnées par une frange. Bref la mode n'est
pas son principal centre d'interêt, une partie de Monopoly
avec ses parents étant préférable à
toute sortie shopping. Au cours d'un repas entre collègues
de bureau, elle va être désignée par une
bouteille pour prendre des cours d'anglais, langue indispensable
à toute communication. C'est là bas qu'elle va
rencontrer l'homme qui va mettre fin à ses années
de solitude : Moon-Su (interprété par l'excellentissime
Jang Hyeok que l'on avait pu apprécier dans Volcano
High) est certes amusant, dragueur, bel homme
mais il est surtout victime d'un sort d'attraction envers sa
jolie enseignante occidentale, sexy à souhait. La rivalité
non feinte entre les deux prétendantes va alors prendre
des allures de combats de ring où tous les coups sont
permis (y compris les coups de tête). |
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Quel mal y'a t-il à ne parler que coréen en Corée?
La difficulté à apprendre la langue shakespearienne
par les coréens est mise en avant durant tout le film. Difficulté
de l'accent certes de la prononciation, du vocabulaire mais surtout
une difficulté morale pour un peuple qui se sent obligé
d'étudier une langue étrangère, tout comme l'a
été le Japon et le sera la Chine.
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Cette necessité,
Na Young Ju, la percoit clairmement dès qu'elle
observe son environnement, l'anglais s'est imposé et
même dans son pays natal elle n'est plus à même
de tout comprendre en ne parlant que coréen. Mais si
le film aborde une tendance coréenne réelle depuis
l'ouverture au monde de son commerce, il s'agit avant tout d'une
comédie humoristique. Le réalisateur a jonché
sa narration de détails excellents, complètant
à merveille le comique de situation. Le générique
annonce la couleur avec une animation qui plonge le spectateur
dans le burlesque avant de rentrer de plein fouet sur le lieu
de travail de Na Young Ju. La réaction du staff à
la vue d'un client, le comportement de notre héroine
face à un client anglais lui déblatérant
des lignes shakespearienne dont lui seul a le sens se chargent
de plonger le spectateur dans une ambiance décidemment
amusante. |
Le sourire
est spontané et jamais forcé, l'humour n'est lourd
à aucun moment (contrairement à un Getting Any?
par exemple). Kim
Sung Soo laisse alors place à de véritable
délires visuels : parodie du jeu video Mortal Kombat
où nos élèves sont confrontés à
une horde de professeur testant leur anglais (Jang Hyeok en
Bruce Lee facon Game of Death), bulles de comic book traduisant
les pensées pas toujours catholiques de Moon Su, les
répétitions d'anglais à vive voix au dessus
de la ville, les lecons d'anglais au cochon...l'humour est présent
à chaque tournant, sur chaque plan...pendant un premier
temps. Car si le film démarre à toute allure,
on peut cependant regretter qu'il bascule vers un sentimentalisme
mièvreux durant la dernière demi heure.
D'abord obnubilé par son enseignante, Moon-Su va peu
à peu s'interesser à la jeune fonctionnaire et
découvrir un caractère taillé dans le marbre
; le physique compte peu face à la personalité,
un message lourd de sens lorsque le paraitre prime bien souvent,
et malheureusement, sur l'être.
Une idée honorable donc mais qui par manque de temps
entre les deux protagonistes perd toute crédibilité.
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Les acteurs sont d'une sympathie
incroyable (exceptée finalement Na Young Ju, qui par
son caractère attire bien souvent les foudres), une mention
spéciale devant être apportée à Jang
Hyeok qui est le coeur humoristique de Please Teach Me English.
Sous un faux air d'ahuri vaguement philosophe, il capture notre
rire à chacune de ses apparitions avec des gestes, des
manies, des sourires outrageusement adéquats. Déja
excellent dans Volcano High, il réalise un nouveau sans
faute ici en parvenant même à inspirer une véritable
tristesse à l'apparition de sa soeur (qui, elle, en revanche
est assez mauvaise actrice). Lee Na Yeong joue très bien
son rôle à mi chemin entre future vieille fille
un peu perdue et petite peste audacieuse, mais si son rôle
lui accorde une part moins grande de sympathie. Enfin petite
dédicace à Angela Kelly, parfaite dans le rôle
du fantasme de l'enseignante, provocante sans jamais être
vulgaire elle amène une touche sexy loin d'être
désagréable. |
Pour conclure, la Corée nous offre encore une fois une excellente
comédie et nous prouve qu'elle possède des réalisateurs
qui regorgent d'idées, de créativité et d'ingéniosité.
Please Teach Me English, par son thème et sa réalisation,
assure une bonne dose d'humour et surtout de la bonne humeur, un film
à voir sans hésiter. You are my beautiful teacher !!
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Musashi
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