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OSEAM
- Réalisation et Scénario de Seong Baek-Yeop - 2003
- Animes Zen
Avec .. |
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GENRE : Animation
Zen - NOTE : 7/10
RESUME :
Deux orphelins, Gil-Son et Gam-I parcourent les terres coréennes
depuis qu'un incendie les a chassés de chez eux. Livrés
à eux même et animés par une quête désespérée,
celle de retrouver leur mère morte, ils vont faire la rencontre
de deux jeunes moines bouddhistes qui vont les recueillir au sein
de leur monastère. Facétieux et joueur, le petit Gil-Son
va d'abord semer la terreur au sein des pratiquants pour enfin s'initier
à son tour, et atteindre des sommets nirvanesques. |
| Oseam,
tout comme Mari Iyagi, fait partie de cette nouvelle génération
d'animés coréens à tendance zen. Ici point de
violence physique ; de la chute des feuilles automnales à la
tombée de la neige hivernale, il ne ressort de ce conte que
pureté et simplicité. |
Bercé
par des images et des plans de toute beauté, Oseam nous
narre l'histoire de deux orphelins, Gil-Son et Gam-I, frères
et soeurs, abandonnés à leur destin, dont la rencontre
avec deux moines boudhistes va être déterminante
puisqu'ils vont les recueillir au sein de leur temple et les
initier à l'élévation spirituelle. De cette
rencontre va naître une amitié entre Gil-Son et
le jeune moine, sur fond de religion bouddhiste, qui va tendre
vers l'accomplissement d'un rêve : celui de rencontrer
sa mère.
Selon la légende réelle, Oseam était appellé
autrefois Gwanumlan, un des ermitages de Baekdamsa et pour avoir
aidé l'âme d'un enfant agé de 5 ans à
entrer au Nirvana, l'ermitage a été reconstruit
et se nomme désormais Oseam. L'histoire qui nous ait
contée est donc certes teintée d'onirisme voire
de mysticisme pour tout refractaire à la religion de
Bouddha, mais sous ses allures de légende se cache avant
tout l'histoire d'un petit garcon à la bonté infinie
et au coeur triste.
Dans le climat de fanatisme religieux actuel, et face à
des sorties cinématographiques à l'interêt
douteux (La passion du Christ), Oseam est une bien belle
surprise dont on aurait fort tort de se priver. |
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D'un point de
vue scénaristique, la trame est assez peu présente
puisqu'elle se résume à la recherche de la mère
des deux orphelins. Une quête vaine puisque celle ci est
décédée quelques années auparavant,
un secret dont seule Gam-I connait l'existence.
Gil-Son ignore la triste vérité et ne garde le
sourire que dans l'espoir d'une retrouvaille avec cette mère
tant souhaitée. Gam-I, la soeur ainée, aveugle,
n'a quant à elle que le souvenir de sa mère et
l'obscurité permanente qu'elle doit affronter lui permet
de se rattacher à ces bribes d'images passées
mais ce qu'elle désire par dessus tout c'est pouvoir
regarder son petit frère à la fois si proche et
si loin d'elle. Les deux personnages sont extrèmement
touchants par leur dépendance : tous deux aveugles à
leur manière, ils se protègent mutuellement de
la dure réalité de la vie. |
| Car si
Gam-I est effectivement aveugle au sens strict du terme, Gil-Son
l'est aussi dans la mesure où il est incapable de voir
sa mère à travers ses rêves. Pour pallier
ce manque il partira étudier le boudhisme dans un monastère
haut perché, où, inconsciemment, il pratiquera
l'ascèse et atteindra le Nirvana. Cette complémentarité
entre les deux orphelins se retrouve également dans leur
caractère : Gam-I, timide et reservée, protège
Gil-Son de la dure réalité de la vie en lui raccontant
des anecdotes de leur passé commun. Le jeune garçon,
quant à lui, est le guide de sa soeur, aveugle et donc
assistée, et la protège des plaisantins qui la
prenne pour centre de moquerie. Bref la relation entretenue
par ce drôle de couple est des plus touchantes et sera
surement à même de vous émouvoir sincèrement. |
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La réalisation artistique est surprenante, à tel point
que la Corée du Sud semble en passe de devenir le futur carrefour
de l'animation mondiale (Wonderful Days, Mari Iyagi..). Dès
les premières images, on est ébloui par ce festival
de couleurs à la fois si belles et si tristes. Un contraste
surprenant mais nécessaire car si les couleurs sont en effet
très belles d'un point de vue visuel, elles transmettent d'emblée
la tristesse, le désarroi des deux orphelins. Les tonalités
sont respectées avec une dominate rouge/orangée pour
l'automne et blanc/bleu pour l'hiver du plus bel effet qui vous laissera
pantois plus d'une fois devant la beauté des décors.
Du très bon travail donc.
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Seuls l'animation comme
le character design sont un peu en reste, relevant plus de la
simplicité, mais les personnages s'ils ne dégagent
pas un charisme particulier demeurent très attachants.
La bande son, quant à elle, n'est autre que la retranscription
sonore des émotions de Gil-Son, tantôt joyeuse,
tantôt dramatique et réserve de bonnes surprises
(le thème musical de fin est superbe).
Pour conclure, bien que n'ayant pas rencontré le succès
esperé au box office, Oseam n'en reste pas moins un excellent
animé et un formidable chef de file de la nouvelle génération
coréenne.
Une véritable bouffée d'air frais donc pour une
oeuvre qui posséde la pureté d'un songe.
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Musashi
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