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GENRE :Animation écolo-futuriste
NOTE : 9/10
RESUME :
Sur une Terre post-apocalyptique recouverte d’une forêt toxique, la Fukaï, de petits royaumes se font la guerre en vue de posséder une arme terrifiante. Nausicaä, princesse de la Vallée du Vent, à l’écart des affrontements, cherche à percer les secrets de la forêt et possède un don pour communiquer avec les ohmus, ces gigantesques insectes qui y règnent en maîtres.
Elle va se retrouver plongée au cœur d’une lutte de pouvoir qui décidera de la survie de l’espèce humaine
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Adapté du célèbre manga du même nom, créé par un Miyazaki encore très peu connu à l’époque, « Nausicaä » fut réalisé en 1984, entre « Le Château de Cagliostro » et « Le Château dans le ciel » (premier film du studio Ghibli).
Inspiré d’un drame survenu à la suite d’une pollution au mercure dans une baie japonaise, l’histoire et les personnages empruntent également aux contes traditionnels nippons ainsi qu’à la mythologie grecque.
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Revendiquant une démarche écologique basée sur de sérieuses études et lectures sur le sujet, Hayao Miyazaki eut quelques difficultés à convaincre Isao Takahata de produire le long-métrage. Mais la popularité du manga entraînant une forte demande, huit mois suffirent entre les premières animations et la sortie en salle. |
« Nausicaä » devint un succès phénoménal, ce qui permit à Miyazaki et Takahata de fonder leur propre studio. Ghibli était né.La première impression lorsque l’on a la chance de découvrir ce long-métrage au cinéma, c’est la fraicheur qui s’en dégage, la fluidité, et le foisonnement de couleurs vives qui explosent à l’écran.
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« Nausicaä », plus de vingt ans après, n’a pas pris la moindre ride et soutient aisément la comparaison avec chacun des films réalisés plus tard par le maître.
On s’aperçoit au premier coup d’œil que de nombreux éléments du « Château dans le ciel », de « Princesse Mononoke » ou même encore de « Porco Rosso » ou du « Château ambulant » figuraient déjà dans « Nausicaâ », qui devient donc, de par le fait, la matrice de l’œuvre de Miyazaki période Ghibli.
Contrairement au « Horus » de Takahata qui essuyait les plâtres en 1968, le soin apporté ici aux décors, personnages, créatures ou autres machines volantes relève de l’orfèvrerie et le film est d’une qualité supérieure à bon nombre d’autres projets animés qui sortiront pendant les dix années à venir. |
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Cerise sur le gâteau, la magnifique musique de Joe Hisaishi, dont c’est la première composition pour un long métrage, vient magnifier encore davantage le film.
« Nausicaâ » est un incontournable de l’animation mondiale et japonaise, et l’engouement des fans malgré les années n’a fait que croître au fur et à mesure des chefs d’œuvre dispensés régulièrement par Ghibli. . |
Ursa Minor - Septembre 2006 |
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