Accueil
News
Définition Cinéma Chinois
Définition Cinema Japonais
Liens de l'Asie

Cannes 2002
DEAUVILLE 2003

ASIA-DIFFUSION.COM


ACCES FORUM


Les DVD du mois
DVD CTV
DVD HK VIDEO
DVD MK2 EDITIONS
DVD ONE PLUS ONE

DVD WILD SIDE
Où acheter ses Films



Christy Chung
Nguyen Phan Quang Binh

Contactez-nous

PARTENAIRE DE




Sélection cinéma asiatique Festival de Cannes 2002
Mon-rak Transistor
"A Transistor Love story"
MONRACK TRANSISTOR Réalisateur : Pen-ek Ratanaruang : THAILANDE : 2002
Pèn (Suppakorn Kitsuan) est un jeune chanteur de kermesse, dans une région provinciale de la Thaïlande. Paradant amoureusement au rythme du louk thoung, sorte de country thaïlandaise, il brigue les doux yeux de Sodao, jeune fille timide et ingénue qui aide son vieux père aux travaux agricoles. Seulement, ce dernier ne voit pas d'un bon œil un vaurien sans-le-sou tourner autour de sa fille unique. L'amour des deux jeunes gens aura raison de sa ténacité et comme le dit le narrateur : " tout pourrait très bien se terminer comme dans la plupart des comédies romantiques ".
Mais voilà, car il y a un " mais ", Pèn est un loser invétéré et attendrissant qui va aller de péripéties en opportunités ratées et dont on va suivre le parcours rocambolesque tout au long du film. En effet, une des originalités de Mon-rak Transistor (qu'on pourrait traduire littéralement par " a transistor love story ") c'est le point de vue du narrateur : le film s'ouvre sur l'emprisonnement de Pèn et le commentaire en aparté de son geôlier qui dit l'avoir bien connu et s'apprête à nous raconter pourquoi le cas de Pèn est révélateur de l'état de la Thaïlande aujourd'hui.
Une société où les vrais méchants restent souvent impunis et jouissent d'une fortune indécente et les pauvres types comme Pèn, pour deux malheureuses erreurs, en arrivent à gâcher leur vie. Ce mode de narration externe va donc nous faire prendre de la distance vis-à-vis du personnage principal et de ses expériences, même si, il va sans dire, on ne peut qu'être pris de compassion et de réprobation face aux événements encourus. Loin de porter un jugement sur son personnage, Pen-ek Ratanaruang, le réalisateur l'offre donc en jugement aux spectateurs, comme à un jury (ira-t-on jusqu'à pousser la métaphore pour juger du fruit de son travail ?), lui délégant la lourde tâche de statuer sur le sort d'un hère malheureux et au-delà celui de la Thaïlande d'aujourd'hui.

Inventif, frais, naïf, Mon-rak Transistor l'est sans conteste, employant pour illustrer une partie de son histoire, des saynètes musicales géniales dans lesquelles les multiples intervenants du film (ré)-apparaissent pour faire les enfants de chœur. Nombre de fois, il aurait pu être question de basculer dans la comédie musicale mais à aucun moment, le réalisateur ne prend ce risque et, à bon escient, il dose savamment l'équilibre entre ces séquences chantées et les scènes de dialogues traditionnelles, insufflant au film la veine comique nécessaire pour préserver la légèreté du récit, inspiré du livre éponyme de Wat Wanlayangkoon.

" Je ne voulais pas en faire une histoire triste du début à la fin et pour ça j'ai introduit des éléments de comédie qui n'étaient pas forcément aussi manifestes dans le livre " ajoute le réalisateur. L'essentiel est que cela fonctionne ; et rudement bien. L'histoire d'amour ne prend pas trop le pas sur le récit initiatique que représente le film même si elle resurgit de temps à autre pour nous rappeler qu'à vouloir devenir chanteur, star de ciné puis agriculteur et finalement prisonnier, Pèn, le triste soldat, a laissé derrière lui une femme, un enfant et un beau-père, famille trahie, abandonnée, percluse d'amertume. Et si ces personnages ne sont tout d'abord que des figures isolées dans la galerie que brosse Mon-rak Transistor, c'est finalement sur le couple que le rideau tombe, retour d'un mari prodigue vers sa compagne délaissée ; Pénélope thaïlandaise qui aura vécu pendant plusieurs années sa relation conjugale par procuration, partageant ses nuits avec un transistor pleurant sans relâche les ballades sirupeuses que Pèn et autre chanteur du même acabit interprétait sur les scènes de Bangkok et de sa banlieue.

La musique tient, dans ce film, une place de choix et même si elle n'est que collection, enrubannée d'échos, d'un répertoire savonneusement romantique, elle reste toutefois le reflet fidèle des sentiments et espoirs d'un peuple thaïlandais dont les aspirations sont communes à une majeure partie de l'Asie, à savoir le bonheur par la famille, l'amour et l'attachement à la terre. Issu de l'école de la Pub, Pen-ek Ratanaruang dresse ici une chronique réaliste, à peine caricaturale de la Thaïlande actuelle et l'image qu'il en présente est également sa vision sincère de son pays : une société immorale (amorale ?), décalée et cruelle où comme le notait dans son propos liminaire le vieux gardien de prison, le libéralisme galopant prive les plus démunis de leurs libertés essentielles (circuler, s'exprimer, exister) et dote les nantis du pouvoir oligarchique de tout contrôler.

La séquence du gala de charité est, en ce sens, criante de cynisme. Mis en scène de façon exotique et décalée, jouant avec les encadrements et les ouvertures, servi par des lumières et des couleurs chaudes, faisant de la profondeur de champ une alliée de premier rang, Mon-rak Transistor s'impose comme une œuvre maîtresse de Pen-ek Ratanaruang et même s'il n'a pas reçu le succès d'estime escompté en Thaïlande (" en partie à cause du trailer et de la campagne de promotion que je n'ai pas suivie " indique le réalisateur, on peut dors et déjà lui promettre une carrrière brillante sur les écrans internationaux.
Mystere Vic-Cannes 2002
La Quinzaine des Réalisateurs




 



LES FILMS DE A à Z
INCONTOURNABLES


Andrew Lau Wai-Keung
Ang Lee

Chen Kaige

Fruit Chan
James Wong

Johnny To Kei Fung
John Woo

Jia Zhang-Ke
Liu Chia Liang
Li Yang
Lik Wai Yu
Lou Ye
Lu Chuan
Patrick Tam
Patrick Yau
Ringo Lam
Samo Hung
Shaw Brothers
Stanley Kwan
Stephen Chow
Teddy Chen
Tony Ching Siu-Tung
Tsui Hark

Wang Xiaoshuai
Wang Yu
Wong Kar Wai
Yuen Woo Ping
Zhang Yang
Zhang Yimou



Ayoma Shinji
Akira Kurosawa

Kenji Mizoguchi
Kinji Fukasaku

Kiyoshi Kurosawa
Hirokazu Kore Eda
Hideo Nakata
Sabu
Seijun Suzuki
Shohei Imamura
Shinya Tsukamoto
Sono Shion
Takeshi Kitano
Takashi Miike
Takashi Shimura
Yasujiro Ozu


COREE
Chang Yoon-Hyun

Eo II-Seon
Hong Sang Soo

Hyun Nam-Sub
Je-Gyu Kang
Kim Sung-soo
Lee Chang-Dong
Park Chan-Wook
Song Hye-sung
INDONESIE
Riri Riza

VIETNAM

Tran Anh Hung
TAIWAN
Edward Yang
Lin Cheng-Sheng

Hou Hsiao Hsien
Tsai Ming Liang
THAILANDE
Frère Pang


Andy Lau
Bruce Lee

Chow Yun Fat
Gong Li
Hirokazu Kore Eda
Jackie Chan
Jet Li

Ju Jun
Koji Yakusho
Lau Ching Wan
Leslie Cheung
Liu Ye
Maggie Cheung

Michelle Yeoh
Stanley Kwan
Shu Qi
Takeshi Kaneshiro
Takashi Shimura
Terajma Susumu
Tony Leung
Toshiro Mifune
Tran Anh Hung
Zhang Ziyi

webmaster