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The
macabre case of Propiram de Manop Udomdej - THAILANDE - 2004
Avec Kamol Sirithranon, Pimpan Chalayonkup, Sompob Benjathkul |
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GENRE - Polar Noir
Année : 2004
Résumé
"Une sombre affaire de meurtre accompagné de viol
vient entacher la calme réputation du district de ProPiRam
dans le Nord de la Thailande. Il s'agit de trouver rapidement
un bouc-émissaire à mettre en cage. Le coupable
tout désigné ne satisfait pas le colonel qui voit
là l'occasion de faire rentrer "un plus gros
poisson" et peut-être aussi le moyen d'être
promu général. Si la mort de la jeune femme fait
tout d'abord penséà un accident, elle révèle
bientôt une bien plus sombre affaire qui va bientôt
devenir une affaire d'état lorsque des hommes du président
local viennent à être impliqués. " |
| S'il
est une certitude que l'on acquiert quant à la sélection
de ce 9e PIFF, c'est que la sélection du Sud-est asiatique
y fait une percée remarquable. Indonésie, Thailande,
Malaisie, Philippines et Vietnam sans oublier les traditionnels
Hong-Kong et Taïwan que la rétrocessions à
la Chine n'a pas privé de leur identité. Ce film
est donc un polar thai dans la plus pure tradition du film noir.
Une enquête sur un cas sordide qui fait du sur-place et
un inspecteur qui y joue sa place. Mais il aborde les faits
d'une manière qui tient tant au Coréen Memories
of Murder qu'à l'américain indépendant
Brian Synger et son Usual Suspects. Au premier il emprûnte
une thématique douloureuse et l'implication sentimentale
de l'inspecteur chargé de l'enquête. Au second
l'alternance de focalisation entre police et suspects qui le
fait tantôt basculer du côté du thriller
où le point de vue du coupable prévaut. Il n'en
reste pas moins que Propiram est un film profondément
thaïlandais. Tourné dans un district à quelques
centaines de kilomètres au Nord de Bangkok, Phitsanulok,
il dépeint une campagne thaïlandaise bercée
par son rythme lent et sa vie insouciante. |
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Jusqu'au jour où une
sombre affaire de meurtre accompagné de viol vient entacher
la calme réputation du district. Il s'agit de trouver
rapidement un bouc-émissaire à mettre en cage.
C'est vite fait mais ce coupable tout désigné
ne satisfait pas le colonel qui voit là l'occasion de
faire rentrer "un plus gros poisson" et peut-être
aussi le moyen d'être promu général. La
pauvrette Sanmian a été retrouvée morte
près de la voie ferrée. Si sa mort fait tout d'abord
pense à un accident, elle révèle bientôt
une bien plus sombre affaire qui va bientôt devenir affaire
d'état lorsque des hommes du président local viennent
à être impliqués. |
| Cette histoire qui se base
sur un fait divers a pour volonté de mettre l'accent
sur un fait de société bien plus général.
La violence et les crimes sexuels perpétrés à
l'encontre des femmes partout dans le monde et en particulier
en thaïlande. Sanmian représente la brebis égarée,
la femme vulnérable qui devient une proie facile une
fois sur la route pour rejoindre son mari. Des hommes en profitent
et voient là une occasion immanquable. Toutefois leur
comportement vis-à-vis de ce crime représente
un travers de notre société, la tendance à
considérer le viol et la violence comme moins répréhensible
que le meurtre. |
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Ce film use
du montage parallèle pour raconter son histoire, il nous
plonge alternativement dans l'investigation policière
et les flashes-back des différentes interprétations
du meurtre. Jusqu'à ce qu'on ne distingue plus la version
réelle. Tout simplement pour la mettre entre parenthèses.
Peu importe qui a agit en premier, qui en a profité ou
est resté regarder, ce qui importe c'est l'abomination
de ces crimes de sang et l'incroyable indifférence qu'ils
suscitent jusque chez nous. Dans un pays comme la Thaïlande,
celle-ci est fatalement exacerbée par une tradition d'étouffement,
d'enterrement des gens et des cas qui dérangent. Ce film
use du montage parallèle pour raconter son histoire,
il nous plonge alternativement dans l'investigation policière
et les flashes-back des différentes interprétations
du meurtre. Jusqu'à ce qu'on ne distingue plus la version
réelle. Tout simplement pour la mettre entre parenthèses.
Peu importe qui a agit en premier, qui en a profité ou
est resté regarder, ce qui importe c'est l'abomination
de ces crimes de sang et l'incroyable indifférence qu'ils
suscitent jusque chez nous. Dans un pays comme la Thaïlande,
celle-ci est fatalement exacerbée par une tradition d'étouffement,
d'enterrement des gens et des cas qui dérangent. |
Si La macabre affaire de Propiram n'est
pas un modèle du genre dans sa réalisation et qu'il
demeure perfectible en bien des points au niveau de l'interprétation,
il soulève une question qui devrait nous toucher tous. Comme
le dit le lieutenant, narrateur du film avant de quitter la province,
"les crimes sexuels envers les femmes témoignent d'une
conscience éhontée des hommes (qui les commettent ou
y assistent sans broncher) et d'une société honteuse".
Un film à méditer comme de nombreux du genre mais une
première prise de conscience en Thaïlande.
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Mystere Vic, 11-10, 9th Pusan International
Film Festival.
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