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LOVE WILL TEAR US APART de Yu
Lik Wai - Année 1999 - Genre
: Drame
Avec Tony Leung Kar-Fai,
Wong Ning, Li Ping Lu, Rolf Chow |
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Love
will tear us aprt : 1999 - GENRE : Drame
Résumé
Hong Kong. 1997. Un jeune homme, Jian, travaille dans un vidéo
club porno et vit avec Yan, une ancienne professeur de danse, amputée
d'un jambe lors d'un accident qui est maintenant liftière dans
un restaurant. Ying, est une prostituée de Wuhan qui tente
d'oublier la condamnation à mort de son homme. Enfin Chun est
un timide réparateur d'ascenseur qui s'ennui dans sa vie.
Le destin de quatre personnes va jouer de leurs rencontres
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Critique
par Hinomura - Note 5/10
Autant vous le dire tout de suite, ne vous attendez pas à
un miracle. C'est un film à petit budget, avec quand même,
l'acteur Tony Leung Kar-Fai (souvenez-vous de l'homme asiatique
dans l'Amant de Jean Jacques Annaud).
Premier long métrage du réalisateur, le thème
porteur est la solitude, le manque d'amour , le "savoir aimé"
d'une ville rétrocédée il y a peu.
En son sens, le film ne suit aucune trame scénaristique, car,
seules les rencontres entre les personnages créent une suite
d'évènements (l'idée est un ersatz de Magnolia)
entrecoupés par les flash-back de l'héroïne du
film : Ying.
Les décors de Hong Kong sont empreints de réalisme et
marquent le fait que la pauvreté existe à chaque coin
de rue malgré l'image qu'on lui donne : celle d'une ville très
riche. Ce n'est pas la seule misère apparente puisque l'humanité,
la communication, l'amour n'ont plus leurs places dans un climat social
brut. Un homme pourrait mourir en pleine rue, les gens resteraient
indifférents.
Un sentiment que le réalisateur réussit à nous
montrer. Malheureusement , c'est la seule chose correcte qu'il effectuera. |
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En effet, les
acteurs ne sont apparemment pas dans leurs meilleurs jours car leur
talent à l'air d'avoir disparu pour ce film, sauf Tony Leung
(heureusement !) le spécialiste du porno et Li Ping Lu qui
interprète Ying, la prostituée. Mis à part ces
deux acteurs, les autres se sont trompés de métier ou
n'ont pas trouvé leur vocation. De plus, le réparateur
de l'ascenseur est presque inexistant (comme il était loin
d'être bon acteur, tant mieux dans un sens)
Pourtant le film pose des questions intéressantes, et saisit
l'occasion de nous laisser regarder la déchéance du
groupe. Mais rien d'exceptionnel ne se passe. Les personnages ne cherchent
pas à changer leur misérable condition, à part
Ying, qui tente sans grande réussite de s'en échapper.
On ne comprend pas alors la tentative du réalisateur à
critiquer une société sans apporter de solution. Il
est bien de démontrer par un film que cela existe, mais il
aurait été plus intéressant de mettre en valeur
ce film en y ajoutant une part d'espoir.
Bien sûr, la critique est facile et l'art est difficile. Pour
Yu Lik Wai, l'art d'espérer, de donner espoir à une
ville n'existe pas . La rétrocession a marqué le cinéma
du réalisateur par un trop grand pessimisme. Dommage.
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A noter : Trois scènes
excellentes : 1. la rencontre entre Jian et Ying autour d'un
Tempax ! 2. Une scène d'humour sur une cassette vidéo
porno. L'acheteur de la cassette affirme : " je vois que c'est
de la qualité allemande ! " Et Jian répond : "
Enfin le chien est allemand !, le reste euh
. " 3. Ying
est associé à 3 reprises au même décors
avec une fenêtre derrière elle. La première quand
il fait jour, la deuxième quand il fait nuit, la troisième
Ying n'est pas là : elle manque alors terriblement au décors.
Tout simplement efficace et malin.
En bref : Quatre personnages en marge de la société
ne connaissant pas l'amour dans un film où les thèmes
relevés sont intéressants mais trop pessimistes pour
qu'ils puissent être résolus. Bonnes idées pour
une mauvaise adaptation. |
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