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LOVE
AT 7-11 : 2002 TAIWAN / NOTE
: 8/10
Résumé :
"Love at 7/11 est un film qui parle des gens seuls. Tsai, un
artiste qui travaille la nuit, se rend à 7/11 tous les matins
pour acheter du lait. Bien que la vendeuse Feng soit attirée
par Tsai, elle na jamais su lui montrer. Un étudiant
anti-Japonais tombe amoureux dune japonaise. Tous sont maladroits
quand il sagit de dévoiler leurs sentiments." |
CRITIQUE
Ceux qui sont pris par la solitude ne savent pas lui échapper.
La solitude devient une partie tellement importante de leur vie que
la seule manière de lui résister est de cesser de respirer.
Dépourvus de passion, ils continuent à vivre leurs vies
sans saveurs. Love at 7-11 est un film qui parle des gens seuls. Tsai
est un artiste qui travaille la nuit. Il écrit des chansons,
des manuscrits et réalise des documentaires. Tous les matins,
après son travail, il se rend au 7-11 du coin de la rue, une
enseigne franchisée d'une chaîne taïwanaise, pour
acheter du lait pour le petit déjeuner. Hsiao Feng est vendeuse-assistante
au 7-11. Elle est intriguée par cet étrange client,
" Monsieur Lait écrémé ", ce jeune
homme qui vient la voir chaque matin à 10h30 avec la même
somme de 32 dollars. Elle est attirée par Tsai mais n'a jamais
su lui montrer. D'un autre côté, la série dramatique
télévisée Raincoat est extrêmement populaire.
Elle raconte l'histoire d'un étudiant qui n'est pas particulièrement
pro-japonais et tombe amoureux d'une japonaise venue à Taïwan
pour étudier le chinois. Ils échangent des cours de
langue pendant quatre mois. A ces histoires viennent s'ajouter deux
personnages. Kikuliu une Geisha qui apparaît dans le documentaire
réalisé par Tsai, et l'ancien copain de Feng qui sort
tout juste de prison. Tous sont maladroits quand il s'agit de dévoiler
leurs sentiments.
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Dans Love at
7-11, il n'y a pas de drame. Le réalisateur, Teng Yung-shing
veut garder une certaine distance et tenter de raconter la vie
quotidienne des taïwanais modernes. Premier long-métrage
de ce vétéran de la pub à Taïwan,
Hong-Kong et en Chine continentale, il représente, en
quelque sorte, pour lui l'aboutissement d'un rêve : Explorer
ce qui se cache dans le caractère d'un personnage entre
30 secondes et 90 minutes. Deux couples, deux histoires parallèles
dont l'une va recouper l'autre à travers le récit
d'une geisha. La plus émouvante, la plus sensible Ameko
(Washtake Ayako) miroir de Kikuliu dans le film. |
| Cette japonaise
de Kyoto, liée par un héritage, celui de
sa mère et de sa grand-mère. Trois générations
de femmes au service des hommes qui se résignent
à leur destinée. Le symbole de l'imperméable
présent dans le film a donné son titre à
cette romance taïwanaise présente d'abord
sur Internet puis portée au petit écran.
Le réalisateur, lui, a préféré
s'attacher à Love at 7-11 le roman homonyme de
Tsai Chin-heng, également publié sur Internet
puis livre best-seller à Taïwan et en Chine.
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| Mais cette histoire, celle de M. Lait
écrémé (Huang Pin-yuan alias Tsai) et de
sa secrète admiratrice (Ko-Huan-ju alias Hsiao Feng,
son premier film en tant qu'actrice principale dans un film
de fiction) a du mal à tirer son épingle du jeu.
Non pas à cause du jeu des acteurs, juste et émouvant
mais par l'intrusion du troisième personnage, l'ex de
Feng, Hsiao Pan (Julius Jay Miao). Au lieu de redynamiser l'histoire,
il la plombe lourdement et fait s'envoler tout espoir de voir
cette histoire se pérenniser. |
| En
revanche, le film puise son fondement et son intérêt
dans le reportage de Tsai. L'artiste vidéaste y
suit une Geisha un peu particulière. Elle a débuté
cette activité après avoir étudié
la psychologie à l'Université. Il va sans
dire que Tsai est la projection à l'écran
de Teng Yung-shing. Le réalisateur le dit lui-même
: " Ce film est ma vision de l'amour, ma façon
de percevoir l'amour, j'espère que vous pourrez
la partager. |
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Au cours de plusieurs voyages
à Kyoto, il est tombé littéralement
amoureux de cette Kikuliu, de son regard et le reportage
présent dans le film est le fruit de ses interviews.
Il mélange donc les fictions et la réalité
pour concrétiser l'objet de ses fantasmes. L'émancipation
de cette Geisha dont il sait bien que, tout comme Ameko,
elle sera rattrapée par son destin. Love at 7-11
ne devient plus qu'un prétexte.
Tandis qu'il voulait exprimer la liberté et l'instabilité
de cet endroit confiné qu'est l'épicerie
il n'est parvenu à retranscrire dans ce film que
le deuxième sentiment sans jamais réussir
à donner des ailes à cette histoire autrement
que par la présence, fluide de la deuxième.
Heureusement, sa simple existence justifiait le film. |
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Mystere
Vic
Mars 2003 Festival du Film Asiatique de Deauville
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