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Leaving me, loving you- de Wilson Yip - HK - 2003 -
comédie sentimentale
Avec Leon
Lai Ming, Faye Wong, Lee Na Yeong |
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Leaving
me, loving you : 2003 - GENRE : comédie sentimentale-
NOTE : -5.5/10
"Leaving me loving you", grosse production cantonaise, nous
entraine dans les ruelles de Shangai le temps d'une romance en compagnie
de la très jolie Faye Wong et de Leon Lai Ming
Yuet (Faye Wong) est une jeune shangaïenne,qui
gère une société d'évenementiel, spécialisé
dans l'organisation de surprises. Chow (Leon Lai Ming)
tient un cabinet de docteur traditionnel ; trop occupé par
son travail et se sentant déphasé comportalement vis
à vis de Yuet, il décide de rompre, brisant ainsi le
coeur de sa petite amie. Choquée par cette rupture soudaine,
Yuet peine à s'en remettre et trouve réconfort dans
son travail : elle décroche un contrat afin d'organiser l'anniversaire
d'un riche et vieux monsieur, Mr Man. Fatalité ou destin, le
medecin de famille du viel homme n'est autre que Chow et les retrouvailles
entre les deux anciens tourtereaux vont être plus difficiles
que prévues. |
Critique
:
Le film débute par une introduction très réussie
: rhytmé par un thème musical tour à tour
triste puis entrainant, la caméra prend pour cible un
taxi roulant à vive allure vers Shangaï. Caméra
en contre plongée sur la ville du modernisme chinois,
plans panoramiques sur Pudong, on sent ici que le réalisateur
a bénéficié d'un budget conséquent.
Puis, de manière abrupte, on est projeté vers
cette scène de rupture, aussi soudaine qu'innatendue.
Coupure de rythme radicale. Point de dialogues ou de crises
de nerfs, il plane un silence plein d'amertume, symbole même
de l'impuissance de Yuet face à la décision de
celui qu'elle aime.. |
Le
scénario de " leaving me, loving you
" ne fait pas preuve d'une originalité déconcertante,
il s'agit ici de la trame classique de la comédie
romantique. Son originalité est puisée dans
la relation entre les deux personnage qui vont faire preuve
d'un détachement, d'un stoïcisme étonnant
l'un envers l'autre. Wilson Yip est un réalisateur
accoutumé aux petits drames humains (on se souvient
du très bon Juliet in love), et si son nouveau
film se distingue dans sa forme, le fond lui reste le
même. La volonté du réalisateur est
de se distinguer des autres comédies romantiques
en amenant le spectateur à interpréter lui
même les sentiments de ses deux comédiens.
Il ne s'agit plus d'imposer un sentiment tel que la tristesse,
la colère ou encore la joie mais de le faire ressentir
naturellement par le contexte. Une ambition louable donc
mais qui, malheureusement, ne prend pas.
Les dialogues sont trop peu présents et ne permettent
pas d'alimenter une quelconque passion entre les deux
protagonistes, et le contexte scénaristique est
trop inintéressant pour leur éprouver une
quelconque sympathie. Finalement ce sont les petites scènes
quotidiennes, telle la pervenche qui verbalise coup sur
coup Chow, qui nous amènent un peu de familiarité
et de sourire. |
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Faye Wong est
toujours aussi superbe même si elle ne parvient
que difficilement à décrocher le moindre
sourire mais lorsque l'on connaît sa filmographie
(Chungking express, Chinese odyssey 2002), on constate
bien qu'il s'agit ici d'une direction artistique. Leon
Lai Ming (Internal Affairs 3, Dream of a warrior)
joue correctement sans être transcendant mais ne
possède malheureusement pas le charisme d'un Tony
Leung.
Bons dans leur jeu individuel, ils ne parviennent pourtant
pas à être complémentaires ; le couple
semble trop improbable, le manque de flamme dans leurs
yeux, de romance et surtout d'amour leur enlève
toute crédibilité et la fin, d'un classicisme
tout convenu ne parviendra à satisfaire que la
voisine de palier dont les larmes abondent devant Titanic< |
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Toutefois, si le film
pèche dans son fond, il excelle dans sa forme :
les plans des rues de Shanghaï sont d'une magnificience
absolue, le traditionnel cotoyant le moderne. Les couleurs
employés font preuve d'une réelle harmonie
et l'effort artistique est omniprésent malgré
un désagréable sentiment de conventionalisme.
L'envellope du film est belle donc, voire très
belle. Certains plans pourraient être utilisés
à bon escient pour vanter shangaï auprès
des touristes. Un film aux allures de carte postale.
De la garde robe de Faye Wong à l'agencement des
décors (notamment de son appartement aux tonalités
vertes et orangées) jusqu'au final éblouissant,
on ne peut que constater la maitrise technique dont fait
preuve "leaving me, loving you". La bande son
n'est pas en reste puisqu'elle est assez réussie
et réserve des morceaux sympathiques (notamment
le thème d'introduction). |
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" Leaving me, loving you
" est donc le film typique privilégiant la forme
au fond. Commercial sans être totalement conformiste,
il mérite cependant le coup d'il pour sa vision
de Shangaï, plus belle que jamais, à défaut
de pouvoir s'interesser à une quelconque romance. |
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Musashi
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