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LE
DERNIER EMPEREUR de Bernardo Bertolucci
/ 1987
Avec John Lone, Joan Chen, Peter O'Toole,
Ruocheng Ying, Victor Wong |
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LE DERNIER EMPEREUR
: 1987 - GENRE : Fresque Historique - NOTE : 9/10
RESUME :
Pékin, 1908. Pu Yi, un enfant de trois ans est enlevé
à sa mère, et conduit à la Cité interdite.
A la mort de l'impératrice douairière, l'enfant est
proclamé Empereur de Chine.
Ainsi débute l'incroyable destin de L'empereur Pu Yi. Il connaîtra
le pouvoir absolu, la luxure, l'argent, mais aussi la fin de l'Empire,
la révolution, la guerre, la prison et l'exil. Il restera à
jamais dans l'Histoire comme
Le Dernier Empereur.
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Critique
par Hinomura
Un chef d'uvre ! Et quel chef d'uvre ! Tout simplement
l'une des plus grandes fresques réalisée au cinéma.
Un monument, un colosse, une merveille : c'est ce qui pourrait définir
et résumer le film. Mais bien sûr, je ne vais pas m'arrêter
là...
Le Dernier Empereur, réalisé en 1987, par Bernardo
Bertolucci (l'un des plus grands cinéastes italiens
qui réalisera par la suite Little Buddha) est une uvre
dédiée à Pu Yi, la dernière grande
figure impériale que notre monde est connue. Le film se base
sur l'incroyable vécu d'un petit enfant devenu empereur et
qui découvre petit à petit la réalité
en dehors de la Cité Interdite, son lieu de domiciliation
En 1906
naît Pu Yi, petit garçon destiné à
devenir le maître du destin d'une nation gigantesque.1908.
Son oncle Guangxu disparaît et est enlevé
à sa mère pour monter sur le trône. Il vit
alors une jeunesse dorée, avec plusieurs centaines de
serviteurs sous ses ordres.
Etant empereur à 3 ans, il n'occupe que le siège,
car les fonctions sont confiées aux régents du
régime impérial. Cependant dans son palais, le
petit Pu Yi, s'y amuse, découvre la vie de chacun de
ses habitants et ne prête que très peu d'attention
aux cérémonies officielles que se doit de tenir
l'empereur.
Cet enfant reste attaché à sa mère même
si le régime et l'ensemble des serviteurs le choie et
le gâte. Il va perdre cet attachement au fil du temps
car les régents n'autoriseront pas à la mère
de voir son enfant. |
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Pu Yi, grandit petit à petit. En 1912, le régime impérial
s'éteint définitivement en Chine par l'abdication de
l'empereur. Celui-ci n'ayant plus de pouvoir à l'extérieur
de son palais, une république se forme et est déjà
touché par l'idéologie soviétique.
Seulement l'empereur, encore enfant, ne sait même pas qu'il
n'a plus réellement de pouvoir, mais continue de résider
à la Cité Interdite dont il n'est jamais encore sortit.
Cette autarcie le coupe de toute réalités extérieures.
Pendant son adolescence, un anglais, Reginald F. Johnston,
deviendra son éducateur pour lui apprendre la culture occidentale,
une manière de vivre différente de celle de l'empereur.
Comprenant le sens des ses responsabilités, de son statut,
grâce à son apprentissage, le jeune Pu Yi a soif de découvrir
le monde qui l'entoure surtout en dehors des portes du palais.
C'est chose faite en 1924, car par la force, les soldats chinois ont
poussé l'empereur à quitter la Cité Interdite.
Dans la même période, il découvre les plaisirs
charnels (la polygamie) mais aussi les souffrances seul face
à son lourd fardeau.
De grands changement s'annoncent : il n'a plus que le nom d'Empereur,
et Pu Yi l'accepte mal. Il cherche la reconnaissance du peuple chinois
et ne l'aura jamais. Celui-ci s'est délaissé d'un Empereur
vivant en autarcie sans penser que dehors la guerre civile, la famine
et les difficultés économiques frappent la population.
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Le Japon,
île voisine de la Chine, envahit le continent et déclare
la guerre au drapeau rouge et or. L'énorme pays étant
encore divisé et non préparé à la
guerre cède facilement du terrain au japonais dont la
Mandchourie région la plus riche de Chine. Pu Yi, éjecté
de son rôle d'empereur se jette sur l'occasion pour trahir
son pays et demander au japonais un titre d'Empereur de Mandchourie,
sa région natale.
Pourquoi les japonais auraient-ils besoin de lui ? Ils ont besoin
d'hommes pour diriger certaines régions et l'ancien empereur
de Chine est parfait car il possède une certaine notoriété.
Ils lui cèderont le titre en 1934 pour mieux se servir
de lui dans un avenir proche.
Par ce pacte le nouvel empereur de Mandchourie sait qu'il sera
pourchassé en Chine pour trahison. Pu Yi ne pense déjà
plus au passé, et se console par son nouveau pouvoir.
Mais le passé nous rattrape toujours
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Evidemment entre 1934 et 1945 tout ne se passe pas comme il l'avait
prévu, l'axe du mal (Allemagne, Japon, Italie) perd
la guerre, et les soviétiques viennent à aider la Chine
à se libérer de l'emprise japonaise. Pendant ces dix
ans, l'Empereur se lance dans une vie de luxure mais s'aperçoit
qu'il n'est pas libre de ses décisions notamment sur son idée
d'indépendance de la Mandchourie allant contre l'intérêt
nippon. Ainsi, il commence sérieusement à regretter
son pacte avec le Japon. A la perte de la seconde guerre mondiale
il sait déjà que les chinois viendront le chercher.
En 1945, Pu Yi est capturé par les Russes et remit au gouvernement
chinois, communiste depuis.
Le verdict tombe, ce sera la prison pour le reste de sa vie. Mais
au bout de 14 ans de détention, montrant sa bonne conduite,
son changement idéologique (un parfait petit communiste)
il est libéré par un directeur de prison compréhensif.
En 1959, date de sa relaxe, il devient jardinier à Pékin
et pose ses mémoires, ses réflexions, ses changements
de régimes, sa vie personnelle et sentimentale, dans une autobiographie
en 1965. (À lire absolument).
C'est en 1967 que dernier empereur chinois disparaît dans l'indifférence
et devient une légende pour tous
Ces quelques bribes
de la vie de l'Empereur ne font que refléter la vie exceptionnelle
de cette personne, mais aussi l'excellent travail de Bernardo
Bertolucci, et de la passion que j'ai pour ce film et pour le
sujet dont il s'est inspiré.
Les difficultés de tournages, notamment pour avoir les
autorisations de tourner dans la Cité Interdite, l'ont
souvent poussé à tout abandonner, mais la passion
fut plus forte. S'éloignant des enjeux commerciaux du
film, Bertolucci a pu réaliser cette merveille. Bénéficiant
d'un budget aisé, il a su l'utiliser pour réussir
tous les plans du film.
D'ailleurs sa façon de filmer est très proche
de celle d'un documentaire. Il ne cherchait pas à embellir
l'histoire mais est resté spectateur d'une époque
et d'un peuple qu'il aime.
Pour vous parler en terme technique, il y a eu pour le Dernier
Empereur 19 000 figurants, 9 000 costumes, 270 techniciens appartenant
à 6 nations différentes et 2 ans de négociations
avec les autorités chinoises pour décider des
lieux de tournages
.
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Les acteurs réussissent un tour de force incroyable puisqu'ils
sont tout simplement parfaits (surtout l'empereur: John Lone).
Il faut préciser que la plupart des acteurs n'étaient
encore que de jeunes pousses d'une grande forêt cinématographique.
La composition musicale est de toute beauté, la musique de
fin est superbe (un peu plus et je pleurais pour la dernière
séquence du film.)
Merci à Ryuichi Sakamoto.
Pour être honnête, ce film n'a pas besoin d'analyse. Il
se regarde, c'est tout. Il ne peut y avoir de critique négative
envers cette oeuvre. On reste subjugué du début à
la fin.
Je reste encore aujourd'hui sous le choc, bientôt 20 ans après
sa sortie. (Même si je l'ai vu pour la première fois
en 1997 !)
Le Dernier Empereur est à mon sens la plus belle épopée
du cinéma et est un passage obligatoire pou les passionnés
de la Chine et de l'Asie.
Eternellement.
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Hinomura
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