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LAST
LIFE IN THE UNIVERSE de Pen-ek Ratanaruang -Singapour - 2003
Avec Tadanobu
Asano, Sinijtra Boonyasak, Lila Boonyasak, Yutaka Matsushige, Riki
Takeuchi |
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Last
life in the universe :
2003 - GENRE : Drame
- NOTE : 8/ 10
Résumé
Kenji est un bibliothécaire japonais, neurasthénique
et mystérieux vivant à Bangkok. Après avoir
tué un yakuza, il rencontre une jeune femme thaïlandaise
qui vient de commettre un assassinat. Pendant trois jours, tous
les deux vont se cacher ensemble, apprenant à se connaître.
Elle fume comme un pompier, s'habille mal et est complètement
désordonnée : en bref, elle est tout ce qu'il n'est
pas. Mais elle va révéler certaines zones d'ombre
sur son passé..
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CRITIQUE par Mystere Vic
Last life in the universe," Lézard hagard"
Pen-ek Atanaruang revient après Fun Bar Karaoke,
6ixty-Nin9 et Mon-rak
Transistor avec
son dernier film "Last life in the universe", présenté
en compétition et qui n'a pas pu bénéficier d'un
quelconque prix d'interprétation puisque le festival en était
dépourvu cette année. Lorsque l'on mesure le travail
de Tadanobu Asano et Sinitta Boonyasak, on ne peut que le regretter..
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Kenji (joué par Tadanobu Asano) est un japonais
installé à Bangkok qui mène une vie morne
et solitaire de bibliothécaire dans le centre culturel
japonais. Il a des tendances suicidaires mais n'a jusqu'à
présent pas réussi à mettre à
exécution ses desseins. Son frère vit également
dans cette ville et le considère comme un vrai loser
évoluant entre ses piles de livres au cordeau et ses
assiettes bien rangées. Un jour il débarque
chez lui, accompagné d'un autre homme. Soudain l'intrus,
membre d'un clan yakuza sort un revolver et tire à
bout portant sur le frère. Kenji a à peine le
temps de profiter d'une absence de lumière pour abattre,
avec une autre arme, l'assassin de son frère. Alors
qu'il fuit et se prépare à sauter d'un pont
pour mettre fin à ses jours, il rencontre Noi (Sinitta
Boonyasak), une jeune lancer (entraîneuse) dont
la sur Nit (Laila Boonyasak) vient d'être
tuée sous ses yeux en percutant une voiture. Tandis
que tout les sépare, y compris la langue, Kenji et
Noi vont tenter de cohabiter et apprendre à se connaître.
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Pen-ek Atanaruang
réemploie ici une des formules qui avaient fait le succès
de Mon-rak Transistor. Un homme, un loser qui, de malchance
en coups du sort, se retrouve pourchassés par des types
qui veulent sa peau mais qui parvient néanmoins à
faire naître et entretenir une histoire. Passer d'une
vie aussi monotone à l'état de meurtrier et d'amant
d'une jeune prostituée orpheline, voilà qui en
déstabiliserait plus d'un. Kenji, lui, fait preuve d'une
distanciation et d'un flegme impavide. On pourrait presque le
croire sûr de lui si l'on ne connaissait pas ses manuvres
suicidaires. C'est peut-être ce qui plaît à
Noi qui l'invite chez elle à passer la nuit. Ils y resteront
3 jours. Noi doit partir pour Osaka au Japon d'où Kenji
est originaire. Coup du sort, une fois de plus? Le film se construit
autour de ce jeu de miroirs entre leurs deux existences. Kenji
est tatillon, Noi est bordélique. Elle est extravertie,
il est réservé. Mais ce couple fonctionne bien.
C'est d'ailleurs ce qui fait osciller Last life in the universe
entre film spirituel et comédie-polar. L'humour et le
second degré y sont présents en permanence. Et
l'apparition de Takashi
Miike - déjà référencé
avec Ichi the Killer auparavant - en parrain yakuza vers la
fin du film ne fait qu'ajouter à cette distanciation
en forme de clin d'il. Voir la scène truculente
où le gangster s'excuse auprès du macchabée
pour ouvrir la porte du frigo. |
| En bref, le film est
une succession de petite saynètes géniales reliées
entre elles par des phases de calme, où l'atmosphère
est posée, les ambiances délicates. Il s'agit
de la maison de Noi en banlieue de Bangkok. On se concentre
alors sur cette grande maison, style colonial, sûrement
léguée par les parents des deux surs dont
l'une ne parvient pas à se consoler de la mort de sa
sur. Penek est habitué à ces ambiances.
Il bénéficie là d'un appui plus important
des boîtes de production mais choisit tout de même
de restreindre son sujet à cette histoire qui naît.
Du coup, on fait fi du reste (Thaïlande, bars
) pour
se concentrer sur la relation. Mais c'est pour s'engager dans
une quotidienneté amusante mais sans relief, bercée
par une musique lancinante. |
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Même le parallèle
qui est fait entre le conte du lézard - qui, un matin,
se réveille et se retrouve seul sur la terre, ayant perdu
sa famille et ses amis - et nos deux âmes perdues, orphelines
ne suffit pas à combler ce manque de quelque chose pour
conférer au film un véritable intérêt.
La photographie signée Christopher Doyle est propre mais
classique. Elle ne suffit pas à justifier du film pas
plus que les costumes bien pliés portés par Asano
Tadanobu, signés Agnès b. On préférera
le costume croco de Miike, en phase avec le personnage. Mis
à part les compositions sans tâches de ses acteurs
principaux, Last life in the universe est un film qui aurait
mérité plus d'alan et de conviction pour le rendre
vraiment incontournable. Il demeure une petite sensation d'inachevé,
à l'image de cette fin qui n'en est pas une, de cette
relation qui n'a pas de dénouement. |
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Mystere
Vic
Mars 2004 Festival du Film Asiatique
de Deauville
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