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LA MAI de Wong kar Wai - Moyen Métrage - 2005 - HK
Avec :
Gong Li, Chang Chen
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GENRE :
DRAME
NOTE : -/10
Résumé :
Hong Kong 1963. Jeune tailleur, Chang s’éprend de la séduisante courtisane Mademoiselle Hua le jour où il la rencontra et découvrait ses formes sensuelles en prenant ses mesures. Les années passent et Chang lui reste fidèle sans attendre ou espérer être aimé en retour, alors même que Mademoiselle Hua connaît des temps difficile
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| La Main de Wong Kar Wai est tirée du projet cinématographique Eros insufflé par Michelangelo Antonioni et auquel participe également Steven Sondenbergh.
Le président du jury de Cannes 2006 se permit ainsi une petite parenthèse lors du tournage de 2046 car la crise du SRAS l’empêchait de produire ce long métrage comme il le souhaitait.
Pour résumer brièvement Eros, on pourrait dire que Wong Kar Wai sauve généreusement le projet de la débandade. En effet, le maître Antonioni dans son âge avancé n’a pas su tirer profit de son expérience dans sa partie « Le périlleux enchaînement des choses » en nous gratifiant d’une naïveté insolente à croire qu’il n’était plus en mesure de tourner. |
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C’est peut être irrévérencieux de juger un tel cinéaste qui s’était constitué une carrière longue de soixante années, mais il fait bon dire la vérité et aller au-delà du simple courbement d’échine.
Le moyen métrage de Steven Sondenbergh est quant à lui pourvu d’une très bonne mise en scène mais souffre d’un désintérêt croissant de la part du spectateur. Malgré cet essoufflement, sa participation au projet est toutefois bénéfique. |
| Nous en venons alors à notre cinéaste chinois, mis à l’honneur cette année pour le plus grand festival de cinéma du monde et qui réussit une fois de plus, en seulement 39 minutes, à nous subjuguer par cet univers du vieux Hong Kong des années 60. A vrai dire, le cinéaste s’est inspiré d’un roman où les évènements se passaient dans le Shanghai des années 30, mais pour des raisons de mobilité artistique, le réalisateur transposa le tout dans sa ville de prédilection.
L’homme aux lunettes noires, doté d’un talent exceptionnel de la mise en scène, ne s’est pas privé pour le mettre à l’usage afin de nous plonger dans les conditions de l’époque, dans cette beauté d’antan qui, je crois, nous passionnera toujours d’avantage.
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On se retrouve en quelques minutes entre InThe Mood For Love et 2046 tout en apportant une nouvelle dimension à son sujet. En effet, ici la sexualité et la sensualité sont présentées d’avantages par le biais de la main et du toucher de Mademoiselle Hua.
Cette partie du corps si précieuse apparaît tel un obscur objet du désir, notamment pour Chang qui souhaite tellement réaliser de belles robes à celle dont son cœur s’est amouraché.
Pourtant la plus grande folie de sa vie sera commise par cette courtisane, affaiblit par la prostitution qui s’aperçoit que seul Chang lui est dévouée véritablement même si elle séduira dans un dernier soubresaut un nouvel homme fortuné oubliant derrière elle le bel et fidèle Chang. |
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Les deux interprétations peuvent se targuer d’être tout simplement parfaite mis à part un moment de naïveté sur la relation au sexe qu’aura Chang de manière totalement déconvenue face à Mademoiselle Hua.
Gong Li est à tomber tant sa beauté, telle une veuve noire, prend le pouvoir sur la caméra. On ne l’a jamais vu aussi désirable si ce n’est dans le long métrage Zhou Yu’s Train.
Chang Chen de son côté réalise une excellente prestation entre une jeunesse hésitante et une maturité délivrée à la seule Mademoiselle Hua. Il va sans dire que cet acteur fait partie des meilleurs de sa génération.
Au final Wong Kar Wai, sans oublier sa voluptueuse musique, arrive une fois de plus à nous envoûter et à dresser un portrait charnel du toucher dont il est le seul actuellement à être capable de le faire. |
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Hinomua – 2007
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