Accueil
News
Définition Cinéma Chinois
Définition Cinema Japonais
Liens de l'Asie

CANNES 2002
DEAUVILLE 2003
DEAUVILLE 2004

ASIA-DIFFUSION.COM


ACCES FORUM

Les DVD du mois
DVD ARTE
DVD CTV
DVD HK VIDEO
DVD MK2 EDITIONS
DVD ONE PLUS ONE

DVD OCEAN FILMS
DVD WILD SIDE
Où acheter ses Films



Christy Chung
Nguyen Phan Quang Binh

Contactez-nous

PARTENAIRE DE




La Cité de la joie de Roland Joffé
Avec Patrick Swayze, Pauline Collins, Om Puri, Shabana Azmi, Art Malik

LA CITE DE LA JOIE : 1992- GENRE : Kung-Fu - NOTE : 7.5/ 10
Résumé
Un jeune chirurgien américain traumatisé par l'échec d'une opération, décide de ne plus pratiquer la médecine et part en Inde pour fuir ses démons. Arrivé à Calcutta, il refuse de s'impliquer dans la misère qui l'entoure. Mais il sera amené au cœur des bidons - villes. Et c'est dans cette " Cité de la Joie " que Max le chirurgien retrouve l'envie de sauver des vies et de lutter contre la pauvreté et l'injustice des déshérités… .

Critique :
Ce film réalisé en 1992 par Roland Joffé (La déchirure, Mission) est tiré du livre de Dominique Lapierre ayant le même titre que le film.
Il situe en Inde, le parallèle entre deux histoires qui par providence n'en deviennent plus qu'une seule.
On suit d'une part, l'évolution d'un père nommé Hazari (joué par le brillant Om Puri) et de sa famille (sa femme et ses trois enfants) qui décident de partir de leur campagne où la sécheresse sévit, pour trouver du travail à Calcutta, ville la plus proche.
Ils partent avec le peu d'économie et de nourriture qu'ils avaient, se préparant à un avenir plus joyeux. Seulement une fois arrivé, plusieurs problèmes se posent à eux : Comment se loger ? Comment trouver du travail ? Où trouver une école pour les enfants ?
Les débuts sont laborieux, à commencer par dormir dans la rue, à être dépossédé de leurs économies par un roublard. Jusqu'au jour où par hasard, Hazari porte secours au jeune américain…
On suit de l'autre côté, cet occidental, Max (Patrick Swayze), qui était chirurgien aux Etats-Unis jusqu'à ce qu'une petite fille, alors patiente du médecin, décède lors de l'une de ses opérations.
C'est pour lui la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Toute sa vie à essayer de sauver des vies, ramené à zéro, surtout lorsque se lie d'amitié le patient et son médecin. Toute sa vie à suivre le chemin tracé par son père : aller à l'université parce que le père y était, devenir médecin parce que le père l'est devenu. S'en était de trop pour Max. Assez de cette suffisance. Il plaque alors tout pour s'enfuir loin. Très Loin. En Inde.
Les débuts lui sont aussi difficiles : Perte des papiers, dépeçage de tout objet de valeurs par une bande de voyous qui l'aurait tué si un indien ne lui été pas venu en aide, et cette personne fut Hazari…


Cette œuvre nous permet en tant que cinéphile, de découvrir l'Inde comme nous le supposions mais sans véritablement la connaître par des exemples et des faits. Et ici, ils sont de tailles :
Tout d'abord la pauvreté, omniprésente dans le film comme dans la vraie vie. En effet, l'Inde, pays indépendant depuis 1947, n'a jamais réussi à redresser la barre économique jusqu'à aujourd'hui. Cette ancienne colonie britannique compte plus d'1 milliard d'habitants où la promiscuité, la précarité du travail sont devenues une sorte de fatalisme. Calcutta, ville où l'aventure humaine se déroule compte 12 000 000 d'habitants, 2 000 bidons - villes dont l'un est appelé Cité de la Joie, axe centrale du film. Pas plus grand que 2 terrains de football, il s'y entasse 75 000 personnes !!!
L'espérance de vie est de moins de 40 ans. Il y a une fontaine (seule source d'eau) pour 5 000 habitants. Les conditions de vie sont infra - humaines.

Mais c'est pourtant dans cet enfer, dans cette misère du monde, que le bonheur et la solidarité se présentent dans chaque action du peuple indien. Riche de cœur, de générosité et d'humanisme. Et malgré la maladie, l'injustice, le malheur, ces hommes et ces femmes bâtissent des murs de tendresses, des cités de la joie.
Et cette idée transpire du film. Le jeune docteur arrivé en Inde (d'ailleurs on ne sait pas pourquoi il a choisit l'Inde), alors habitué au grand confort est dépaysé par ce pays en voie de développement.
D'ailleurs on peu se poser la question : pourquoi faut-il toujours un étranger au milieu d'une autre culture (ici indienne) ?
Tout simplement parce que nous ne portons pas le même regard et les mêmes valeurs. Nous n'avons pas les mêmes besoins pour se satisfaire et nos préjugés nous permettent finalement de dresser un portrait de l'autre, mais surtout un portrait de soi-même.
Dans le film, le docteur se pose des questions existentielles sur son but dans la vie, sur sa quête du bonheur, sur sa manière de se rendre utile à la société. Et malgré sa réticence à reprendre du service en médecine, il se sentira obliger d'aider la population souffrante.
En les aidant contre les maladies grave comme la lèpre (les lépreux en Inde sont considérés comme "les Intouchables " une caste inférieure aux animaux. Ils sont traités comme des êtres répudiés par Dieu qui ne méritent que ce qu'ils ont. Heureusement aujourd'hui la situation a quelque peu changé grâce aux organisations internationales), il s'aide soi même à cicatriser ses blessures. Il se définit un but, un sens à sa vie.
Malgré sa mauvaise foi, Max est le premier à les aider et s'ouvre à ces personnes qui lui offrent sa plus forte expérience humaine.
Seulement, la société indienne, notamment dans les bidons - villes, fonctionnent encore avec des petits mafieux, des petits parrains qui grappillent le peu de richesse encore visible. Hazari a eu la chance de trouver un emploi à la solde de ce parrain en tant que coursier en pousse-pousse (moyen de transport encore très utilisé voir aussi Le Cyclo de Tran Anh Hung).
Son rêve est de pouvoir marier sa fille selon les coutumes indiennes (un homme doit marier ses filles avant de mourir, dit un dicton indien). Pour cela il se réfugie à la Cité de la joie où sa femme (magnifique Shabana Azmi) deviendra l'assistante du docteur américain.
Seulement Max, pousse les indiens à refuser le diktat du parrain et de se sortir d'une culture de fataliste en prenant son avenir en main en luttant contre le parrain….
En mélangeant la réalité avec le début de l'œuvre, j'ai souhaité vous montrer comme ce film colle à la réalité, et que c'est histoire pourrait être totalement véridique.
Mais je vous laisse à vos DVD pour découvrir la suite du film et rentre dans la phase de la dissection technique.

Ainsi, le long métrage met en avant la pauvreté mais aussi la richesse que détient L'inde. D'ailleurs je tiens à précise que peu de films se sont arrêtés sur la pauvreté en Asie et que cela mérite quand même des premières félicitations. Premières, car le film en méritent beaucoup d'autres.
En premier lieu le tournage. Roland Joffé se devait de réaliser le film à Calcutta. Il ne fut alors pas facile à l'équipe du film de tourner sereinement car la densité du trafic routier et piéton ne permettait pas d'installation technique puisqu'on voyait mal comment arrêter les centaines de voitures et les milliers de piétons. Vous imaginez bloquer une rue toute entière ? Impossible. De plus les stars indiennes du film étaient tout de suite reconnues dans les rues ce qui a eu pour effet de créer des émeutes. En parlant d'émeutes, le gouvernement communiste a profité du passage de cette équipe pour engager 10 000 manifestants afin de faire propagande contre la soi disante exploitation culturelle qu'engrangeait le film. (Et oui un indien moyen vit avec 10 centimes d'euros par jour, alors quand l'Etat le paye pour manifester, il ne va pas s'en priver…).
Les difficultés sont donc à la hauteur de la qualité du film : grandiose.

Même si du côté du scénario, l'idée de trouver une bonne excuse à un américain d'aller en Inde a été peu travaillé, une fois ce stade franchit on ne quitte plus son siège. Je dirais même qu'on voudrait être à Calcutta, partager cette chaleur humaine, participer à la construction d'un avenir…
Certaines scènes choc (comme la naissance d'un enfant sans péridurale, sans anti-douleur, sans assistance médicale - les parents et les femmes seront de quoi je parle -, ou bien comme une fille se faisant tailladé à les joues à la lame de rasoir, ou encore tout simplement l'état inacceptable des malades de la lèpre) ne découlent que de la réalité mise à part le fait qu'elles sont concentrés dans un laps de temps très court (2h10 quand même).
D'autres réalités comme la saison des moussons a été tournée avec difficultés pour des raisons techniques au sujet de l'eau…
Puis, l'œuvre retrace fidèlement certaines coutumes indiennes comme le mariage, la prière et nous montre la société tel qu'elle est avec par exemple les droits de la femme encore très peu reconnus

Enfin le casting employé par ce film est majestueux. Les acteurs indiens sont tous excellents, au regard de ce film je n'aurais même pas cru qu'ils étaient des acteurs professionnels tellement leur prestation est naturelle. Patrick Swayze, l'acteur principal avec Om Puri est tout simplement bon, et le fait que ce soit le énième film avec chaque fois un américain au milieu d'une autre culture ne change rien. Il reste l'un des grands acteurs américains des années 80 et c'est bien dommage qu'il n'apparaît plus aussi souvent aujourd'hui.

En Bref, ce film nous donne en image un modèle d'humanité, une dose de misère et de tendresse qui m'a touché en plein cœur.

Une leçon de vie.

Hazari dit : " Tout ce qui n'est pas donné est perdu "
A méditer…

HINOMURA


LES FILMS DE A à Z
INCONTOURNABLES
INFLUENCES


Andrew Lau Wai-Keung
Ang Lee

Chen Kaige

Fruit Chan
James Wong

Johnny To Kei Fung
John Woo

Jia Zhang-Ke
Liu Chia Liang
Li Yang
Lik Wai Yu
Lou Ye
Lu Chuan
Patrick Tam
Patrick Yau
Ringo Lam
Samo Hung
Shaw Brothers
Stanley Kwan
Stephen Chow
Teddy Chen
Tony Ching Siu-Tung
Tsui Hark

Wang Xiaoshuai
Wang Yu
Wong Kar Wai
Yuen Woo Ping
Zhang Yang
Zhang Yimou


Ayoma Shinji
Akira Kurosawa

Kenji Mizoguchi
Kinji Fukasaku

Kiyoshi Kurosawa
Hirokazu Kore Eda
Hideo Nakata
Sabu
Seijun Suzuki
Shohei Imamura
Shinya Tsukamoto
Sono Shion
Takeshi Kitano
Takashi Miike
Takashi Shimura
Yasujiro Ozu


COREE
Chang Yoon-Hyun

Eo II-Seon
Hong Sang Soo

Hyun Nam-Sub
Je-Gyu Kang
Kim Sung-soo
Lee Chang-Dong
Park Chan-Wook
Song Hye-sung
INDONESIE
Riri Riza

VIETNAM

Tran Anh Hung
TAIWAN
Edward Yang
Lin Cheng-Sheng

Hou Hsiao Hsien
Tsai Ming Liang
THAILANDE
Frère Pang


Andy Lau
Bruce Lee

Chow Yun Fat
Gong Li
Hirokazu Kore Eda
Jackie Chan
Jet Li

Ju Jun
Koji Yakusho
Lau Ching Wan
Leslie Cheung
Liu Ye
Maggie Cheung

Michelle Yeoh
Stanley Kwan
Shu Qi
Takeshi Kaneshiro
Takashi Shimura
Terajma Susumu
Tony Leung
Tony Leung Kar Fai
Toshiro Mifune
Tran Anh Hung
Zhang Ziyi

webmaster