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Retour
à la 36ème chambre / Réalisation
: Liu Chia Lang
- SHAW
BROTHERS
Avec
Gordon Li - Hsiao Ho - Billy Chan - Lung Chan - Casanova Wong - John
Cheungi
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Retour
à la 36ème chambre
:
1978 - GENRE : Kung-Fu
- NOTE : 8/ 10
Résumé
Face à loppression du peuple chinois par les Mandchous,
le jeune étudiant Liu Yu-Te rejoint la résistance,
jusquau jour où son activité est découverte,
entraînant le massacre de sa famille et ses amis. Traqué
par lennemi, Liu décide de rejoindre le temple de Shaolin
dans le but dy apprendre le kung fu. Cest avec difficulté
quil se fait accepter par les moines qui, dordinaire,
refusent de communiquer leur art aux laïcs. Rebaptisé
San Te, le jeune rebelle entame un parcours initiatique qui passera
par une série dépreuves se déroulant
dans 35 chambres
Sous la direction de Liu Chia Liang (Combats De Maître), authentique
maître de kung fu et héritier direct de lenseignement
des monastères Shaolin, Gordon Liu (Kill Bill) personnifie
avec une incroyable intensité le moine San Te, figure légendaire
des arts martiaux, dont lapprentissage physique et spirituel
est aussi riche denseignement que spectaculaire à lécran.
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Critique
: Un des plus gros succès au box office de la mythique
Shaw Brothers, considéré par Quentin Tarantino comme
l'un des meilleurs films de kung fu de tous les temps, adulé
par le groupe de rap Wu Tang Clan et vénéré par
une foule d'admirateurs comme oeuvre culte, la 36ème chambre
de Shaolin daigne enfin sortir sur le territoire français dans
une très belle édition signée Wildside Video.
| Sur un scénario
révisé par l'ancien footballeur/cascadeur/acteur/réalisateur/producteur
Eric Tsang (Men Suddenly in black,
Gen-X Cops, Internal
Affairs...), le réalisateur Liu
Chia-Liang adapte là une histoire relativement
atypique comparée aux films d'arts martiaux traditionnels
de l'époque. Caché sous une banale histoire de
vengeance, ce premier film d'une trilogie exemplaire (suivront
par la suite "Retour à la 36ème chambre"
et "Les disciples de la 36ème chambre" qui
consacreront légitimement Liu Chia Liang) n'use de ce
thème récurrent que dans l'optique de donner une
raison à la présence du Liu Yu-te au sein du temple
des Shaolin. Opprimés par les Mandchous, le peuple chinois
peine à réagir et se soumet à l'envahisseur,
une attitude incomprise par le jeune Liu Yu-te qui va rejoindre
la résistance afin de lutter contre les injustice subites.
La rébellion, toutefois, est de courte durée puisque
son activité vient à être découverte,
condamnant ainsi ses proches et amis, et obligeant le jeune
étudiant à s'enfuir du village et à rejoindre
le temple de Shaolin, lieu de prédilection pour l'apprentissage
du kung fu. |
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| La 36ème chambre de Shaolin est
un film particulier dans le sens où, là où
la plupart des comédies se serait focalisé sur
l'histoire de vengeance du héros, sur le sentiment de
hargne et de colère vis à vis des oppresseurs,
Liu Cha Liang préfère mettre l'accent sur l'apprentissage
du kung fu. Accepté au sein du temple, Liu Yu-te va devenir
San-Te (un artiste martial ayant réellement existé
mais dont l'intégration au sein du temple shaolin s'est
effectué suite au meurtre par légitime défense
d'un soldat mandchou) et va devoir se soumettre à une
série d'épreuve visant à renforcer son
corps mais aussi son mental et ses sens (notamment visuels et
auditifs). L'essentiel du film se concentre dans cet apprentissage
et l'on peut affirmer que, près de 30 ans plus tard,
le plaisir de suivre ce parcours du combattant est demeuré
intact. Agilité, éveil du regard, musculation
des bras et de la tête, maîtrise des armes, la réalisation
en tout point parfaite de cet apprentissage est un régal
pour quiconque se délecte des films d'arts martiaux.
Débutant difficilement les premières chambres,
la talent de San-Te dans la progression des chambres va se traduire
par une accentuation de moins en moins forte sur la répétition
et l'entraînement nécessaire pour chacune des épreuves.
Une progression relevant de l'exclusif puisqu'il s'agira là
du premier élève à parvenir à bout
des 35 chambres en si peu de temps faisant par la même
la fierté du maître du temple qui décidera
de lui accorder la responsabilité de la chambre qu'il
souhaite s'il parvient à battre le second en lieu. |
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Les combats sont dignement
chorégraphiés quoi que peut être un peu
trop rapides, on ne parvient pas réellement à
saisir tous les mouvements orchestrés par les combattants.
Tournées avec des vrais armes et avec un contact physique,
les scènes d'action sont empreinte d'un réalisme
que ne possède plus nombre de productions d'aujourd'hui,
où les coups ne sont plus que très rarement portés.
On peut regretter le nombre assez limités de duels et
de combats mais le réalisateur comble ce manque par leur
qualité avec une excellente dernière scène
où Liu combat à lui seul plus d'une cinquantaine
de gardes. Toutefois on évitera pas de rester sur sa
faim lors du défi final face au big boss mandchou...
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Le réalisme du film, que ce soit dans les combats ou dans l'entraînement
de Liu est sensationnel et il est clair que le talent de Gordon Liu
pour les arts martiaux y est très clairement pour quelque chose.
La réalisation de la 36ème Chambre ne s'est pas encombré
de l'utilisation de câbles ou d'effets spéciaux quelconques,
la réussite du film tient totalement sur les prouesses d'un
jeune Gordon Liu que l'on a pu revoir récemment dans Kill Bill
ou dans Star Runner. Peu charismatique comparé à Bruce
Lee ou, plus près de nous Jet Li, il possède en revanche
une faculté exceptionnelle à communiquer son art par
le biais de la caméra.
Aussi à l'aise au bâton ou au sabre, ses nombreux duels
face au moine interprété par Lee Hoi Sang font preuve
d'une réelle euphorie bien qu'à nouveau on aurait aimé
qu'il soit un peu moins rapides apparaissant parfois un peu confus.
Lee Hoi Sang, pour être un vrai maître de Wing Chun, excelle
bien évidemment dans son art.
| Finalement les reproches
paraissent très pauvres face aux qualités indéniables
de La 36ème Chambre de Shaolin, le poids des années
ne se font que très peu ressentir, supportant même
la comparaison avec nombre de films martiaux produits bien plus
tard. On pourra noter toutefois une ambiance sonore assez désagréable
due à une mise en avant trop accentuée des bruitages
sonores, qui finissent par devenir assez irritants à
la longue. Les musiques remplissent leur rôle atmosphérique
mais ne sont pas transcendantes non plus, on a clairement déjà
vu mieux (Cf. Tai Chi Master...). |
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Autrement ,comparé à la production actuelle, ou tout
du moins plus récente, on pourra regretter un certain manque
d'humour (qui sera en revanche beaucoup plus présent dans le
reste de la trilogie) qui aurait peut être rythmé d'encore
plus belle manière ce superbe film qu'est La 36ème Chambre
de Shaolin . Une véritable institution que tout amateur de
films d'arts martiaux se doit de connaître. |
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Musashi
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