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GENRE : DRAME
NOTE : 8/10
RESUME :
Au coeur de la Mongolie chinoise, Tuya se bat pour faire vivre ses deux enfants et son mari, blessé lors d’un accident. Afin de résoudre ses problèmes, elle décide de divorcer et de trouver un nouvel époux. À la seule condition que celui-ci accepte de subvenir aux besoins de toute sa famille, dont son premier mari… |
OURS D’OR à BERLIN 2007.
Coup de cœur du festival de Deauville 2007, le Mariage de Tuya raconte l’histoire d’une femme dont le mari s’est trouvé paralysé d’une jambe suite à un accident en voulant creuser un puit. Seulement, en pleine Chine Mongole, avec deux enfants, loin de la ville, les difficultés pour nourrir sa famille ne se font pas attendre. Il va lui falloir trouver un autre mari qui veuille bien subvenir aux besoins de sa famille … |
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Même si le scénario peut paraître classique, le réalisateur met en avant une problématique bien réelle dans un univers lointain, où vivre le quotidien demande de tels efforts que l’accident et le handicap n’ont pas leur place. A cet endroit de la planète, un homme a un rôle à remplir, sans cette présence utile, l’équilibre familiale est affecté, une femme seule ne peut le remplacer, ne serait-ce que physiquement. Cependant, ce n’est pas là, la seule volonté du réalisateur. En effet, ce dernier a un attachement personnel à cette région, sa mère étant d’origine mongole, il décide également de témoigner d’une réalité, celle de la disparition d’une partie des traditions, de la famille et surtout de l’industrie qui chasse peu à peu de cette partie du territoire les bergers.
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Wang Quan’an aurait pu tomber dans la facilité en tournant un simple drame sans profondeur, en remplissant un rôle de simple témoin d’une situation. Seulement, le film est bien plus profond que cela et témoigne de bien plus de réalisme que ce que le scénario laisse à penser. Le mari, Bater, un homme au physique massif tient ici le rôle d’un homme résigné, qui n’a plus sa place dans le cercle familial et qui sent qu’il est un poids au quotidien pour sa femme à qui il ne laisse pas le choix. Tuya, seule vraie actrice du film incarne parfaitement le rôle d’une personne qui jamais n’abandonnera son rôle de femme, de fermière, de mère.
Si Wang Quan’an a décidé de faire appel à des locaux plutôt qu’à des acteurs c’est aussi pour donner aux spectateurs cette crédibilité qu’ils sont seuls capables de rendre à l’écran. On pourrait presque parler de témoignage documentaire. Un film à voir. |
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Steph
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