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Kill
Bill : volume 1 de Quentin Tarantino- USA - 2002 - Genre -
Action/Asiatique
Avec Lucy
Liu, KIM Min-Sun, Uma Thurman, David Carradine, Michael Madsen, Chiaki
Kuriyama |
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KILL
BILL VOLUME
1 : 2003 -GENRE : Action - Note : 8/10
Résumé
Une tueuse à gages professionnelle, qui se fait appeler Black
Mamba, décide de mettre fin au contrat qui la lie à
une organisation criminelle. Cependant, au cours de sa cérémonie
de mariage, son ancien partenaire fait irruption dans l'église
et tire sur la foule.
Laissée pour morte, la tueuse retrouve ses esprits après
un coma de 4 ans. Elle n'a alors plus qu'une seule idée en
tête : venger la mort de ses proches en éliminant tous
les membres de l'organisation criminelle parmi lesquels figurent l'Escadron
des Vipères mortelles et Bill, leur chef, qu'elle se réserve
pour la fin. |
Critique
:
Si vous connaissez un peu le personnage Quentin Tarantino,
vous savez sans doute que ses courants d'inffluences sont
asiatiques pour partie ?
De Kinji
Fukasaku à Takashi
Shimura, Quentin Tarantino affirme
aujourd'hui son style au travers d'un film qui mixe avec
délice et finesse les passions de l'auteur. On
passe d'une scène d'action tournée en couleur
à une scène en noir et blanc, on passe d'une
bande dessinée de type manga ultra violente à
la réalité sans qu'à aucun moment
le spectateur ne soit désorienté par rapport
à l'histoire. Pour les habitués du genre,
de Tarantino, le principe du film est monté
comme à son habitude, par partie. Chacune trouvant
sa place au fur et à mesure du déroulement
du scénario. En résumé, on démarre
aujourd'hui pour revenir 4 ans auparavant pour enfin continuer
sur la période actuelle. |
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Film Culte ? Peut-être, film
à ne pas manquer, c'est certain. Le réalisateur
anti conformiste, surdoué de la mise en scène
et reconnu pour donner à ses acteurs ou actrices
un charisme inattendu, fait recette une fois de plus.
Nous ne pouvons que reconnaitre en effet la sensibilité
cinématographique de Quentin Tarantino qui
lui permet de réhabiliter les styles et les personnages
dans un contexte dans lequel on ne les auraient pas forcément
imaginé.
Dans Kill Bill, l'image des Samourais rajeunie,
le sabre, "The Sword" est l'acteur principal
de cet action movie dont le héros habillé
comme Bruce
Lee l'était dans le Jeu
de la Mort est
une femme. Et par n'importe quelle femme, c'est Uma
Thurman, dans le film Black Mamba, la sulfureuse femme
fatale au nez poudré de Pulp Fiction qui interprête
ici un rôle des plus complets. On imagine très
bien l'apprentissage de l'actrice au regard des scènes
d'action du film qui demandent un minimum d'entrainement. |
Sur fond musical des
70's et 50's, Uma Thurman, la seule occidentale
ou presque du film évolue avec la sagesse du samourai
et le respect du Bushido en plein clan Yakuza formée
à l'art de la guerre par le grand Sonny Chiba,
allias Hattoti Hanzo, héros d'une série
japonaise de samouraïs. Son but, tuer Bill, celui
qui la tua ... ou presque, qui pensait l'avoir tué.
Armée de la pire des vengeances, (on a tué
son mari et elle, était enceinte) Black Mamba
va régler ses comptes avec le clan des "Vipères
Assassines".
On découvre alors une Uma Thurman en pleine
forme maitrisant le sabre comme le plus grand des guerriers
et animée de toute la rage de la vengeance. L'actrice
se voit affronter la
coriace Chiaki
Kuriyama
(l'héroine de Battle
Royale) bras droit de Lucy Liu "O
Ren Ishii", chef Yakuza.
Puis après cet échauffement, Black Mamba
affronte seule une trentaine d'adversaires. On
notera le clin d'oeil au film" La
Fureur de vaincre" lorsque Bruce
Lee se trouve au centre d'un dojo
entouré d'une vingtaine d'adversaires. Après
un formidable combat, la guerrière trouve un équilibre
avec Lucy Liu, chef de Clan Yakuza et surnommée
la plus grande tueuse de Tokyo. D'un niveau de maitrise
équivalent, le combat s'annonce radicalement efficace.
Mais nous vous laissons le soin de découvrir tout
ceci au cinéma. |
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| En conclusion, plus qu'un hommage
aux films d'arts martiaux, de sabres, tant chinois que
japonais, Quentin Tarantino signe avec KILL
BILL un film d'une grande qualité où
tout est pensé dans le détail jusqu'au héro
qui est une héroine. Le film use avec savoir des
effets cinématographiques. Rien de trop, tout est
bien calculé. Certains effets, comme la partie
BD qui pourrait paraitre hors sujet, s'intègrent
parfaitement dans l'histoire sans durer trop longtemps.
De même pour la scène du film en noir et
blanc qui rappelle les vieux films de Chambara. Bref,
tout est calculé, tout est pensé et bien
pensé, la mise en scène est moderne, bien
ajustée, les postures des combats sont précises,
crédibles et Uma Thruman est parfaite dans ce rôle
... Encore une réussite pour l'excellent Quentin
Tarantino. Une leçon de cinéma. |
| Critique
par Musashi |
| Le cinéma avait perdu ces
6 dernières années, un des réalisateurs
les plus doués et controversé de sa génération.
Adulé par certain, dénigré par d'autres,
Quentin Tarantino nous revient aujourd'hui pour
son 4ème long métrage qui risque une fois
encore de faire couler beaucoup d'encre entre ses afficionados
et ses détracteurs. |
On connaissait l'amour de Quentin
Tarantino pour le cinéma asiatique et plus particulièrement
celui de la Shaw
Brothers mais Kill Bill prend malgré
tout des allures de marginal lorsqu'il côtoit ses
grands frères (Reservoir Dogs, Pulp fiction,
Jackie Brown). Exit le polar ambiance seventies et
ses flingues, place au film d'action et ses katanas. Après
Pam Grier dans Jackie Brown c'est Uma Thurman (Bienvenue
à Gattaca, Paycheck)
qui vole cette fois la vedette et va trancher dans le
vif.
Kill Bill c'est avant tout une histoire de vengeance qui
va servir de scénario à une succession de
scènes toutes plus sanglantes les unes que les
autres. Et de l'hémoglobine il y en aura. Uma Thurman
est Black Manta, une tueuse à la solde de Bill
(David Caradine). Le jour où elle décide
de raccrocher, elle recoit la visite à son mariage
de ses anciens coéquipiers qui mettent l'église
à sang, et la mariée avec, sous l'ordre
de Bill. Seulement La Mariée est coriace et elle
finit par reprendre ses esprits après 4 ans de
coma profond. Dorénavant elle n'aura plus qu'un
but : tuer ses anciens équipiers et surtout tuer
Bill |
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J'immagine que vous saisissez mieux
toute la portée du titre de Quentin Tarantino maintenant.
Le film se veut un hommage aux films d'arts martiaux de Hong
Kong, et le scénario n'est évidemment que prétexte
à un enchainement réussi de scènes d'actions,
martiales pour la plupart. Le réalisateur use et abuse
des codes propres au cinéma asiatique à commencer
par le look de Uma (reference à Bruce Lee et son Game
of the Death), les profusions d'hémoglobine à
chaque membre découpé, les fameux combats où
le héros se retrouve seul face à une centaine
d'adversaire (Cf. Tai
Chi Master), etc... Ce ne sont pas les références
qui manquent. Tarantino poussera même le vice jusqu'à
superviser lui même une scène animée d'une
violence extrême intégrée de manière
cohérente dans le film ou encore en dirigeant l'excellent
Sonny Chiba ( qui se fait de plus en plus rare)
et Chiyaki Kuriyama, apercue dans Battle
Royale (elle jouait le role de Chiguza) et dont
la perversité ressort à merveille de son jeu.
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Uma Thurman, quant
à elle, fais preuve d'un charisme époustouflant
et nous régale durant la totalité du film
sans jamais faillir ou surjouer. Son jeu est d'une justesse
incroyable si bien qu'on en vient à se dire que
ce rôle lui a été écrit sur
mesure. Elégante et raffinée,sa beauté
physique vient contraster avec ses costumes tâchés
de sang. Ange/démon, Uma Thurman prend plaisir
à jouer et s'éclate dans la peau d'une tueuse
au katana qui ne laisse derrière elle que mort
et désolation.
Lucy Liu est quant à elle d'une cruauté
absolue à la tête de la mafia japonaise et
son personnage vient contraster avec ses rôles habituels
(Ally McBeal, Droles de dames). La rencontre entre
les deux rivales va prendre tout d'abord la forme d'un
massacre généralisé en noir et blanc
(censure oblige) sur un fond de musique enjoué
("Nobody but me" de "Human Beinz")qui
rend moins douloureuse la dissection des membres pour
le spectateur pour se conclure de manière plus
spirituelle sur un face à face dans un jardin d'hiver.
Les postures durant les combats sont réalistes
et jamais ridicules, on voit bien l'effort apporté
à la mise en scène des combats qui ne finiront
pas de vous scotcher à l'écran les yeux
illuminés d'emerveillement |
Kill Bill est donc un spectacle visuel
hallucinant pour un public averti. Il s'agit d'un cinéma
violent mais paradoxalement cette violence n'est jamais malsaine
ou désagréable à regarder, en allant plus
loin elle peut même parfois se révéler comique
(comment prendre serieusement une effusion de sang qui jaillit
du tronc d'un yakuza dont on aurait coupé la tête?).
L'éxagération de la violence est telle que d'une
part on s'y habitue et d'autre part on finit finalement par
y prendre goût et l'on se range volontiers au coté
de Uma Thurman dans cette épopée vindicative.
Une quête rhytmé par une bande son incroyable qui
n'aura pas fini de vous étonner par son coté à
la fois décalé et pourtant si adaptée.
De Ennio Morricone à l'excellent Santa Esmeralda pour
terminer sur le sublime air japonais "The flower of carnage"
de Meiko Kaji, la BO est indissociable du film et participe
totalement à l'immersion du spectateur dans cet univers
de folie.
Alors certes, Quentin Tarantino n'invente
rien, il ne fait que remanier à sa manière ce
qui a déjà été fait par d'autres.
Mais quand l'exercice de style est aussi exceptionnel, l'on
ne peut que féliciter le réalisateur du travail
accompli. Applaudissements.
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