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Dans la section Documentaires
Coréens de ce 9e festival de Pusan, voici un
film qui ne devrait pas tarder à faire parler
de lui. Au début des années 90, alors
que l'économie coréenne atteignait des
sommets, le gouvernement autorisa l'entrée en
masse de travailleurs étrangers. Venus du Sri
Lanka, Bengladesh, Pakistan ou Népal, nombre
d'entre eux mènent aujourd'hui une existence
illégale. Pour résoudre ce "problème
social", le gouvernement institua un "Système
de permission à l'emploi" qui eut l'effet
inverse de celui escompté, à savoir qu'il
marginalisa encore plus tous ces travailleurs étrangers,
en conduisant certains au suicide. Ils parlent dans
ce film d'une manière univoque et témoignent
des paradoxes que la société coréenne
à longtemps tenté de nier.
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La réalisatrice Joo Hyun-sook
sait de quoi elle parle. Son père lui-même
était un travailleur immigré. Ceci rend
son oeuvre encore plus personnelle dans le sens où
elle engage un véritable dialogue avec les immigrés,
se sentant solidaire de leur lutte et leurs revendications.
"Bien que la barrière du langage soit un
problème, nous dit-elle, je me devais de vivre
avec mes personnages pour les comprendre. Et si vous
comprenez les travailleurs immigrés aujourd'hui,
vous comprenez notre société." La
Corée en passa par le même processus puisque
des travailleurs furent envoyés en Allemagne,
Arabie Saoudite, mais ils ne furent pas l'objet de discriminations.
"Dans notre cas, le gouvernement coréen
a un comportement des plus puériles". Ils
joue la politique de l'autruche et institue des systèmes
qui créent plus de problèmes qu'ils n'en
résolvent. La lutte continue donc, et aujourd'hui
ce qui n'avait pu être documenté le devient.
Bien que la distribution des documentaires en Corée
pose le même problème qu'ailleurs, le film
a le mérite d'exister et de dénoncer,
d'une façon certes un peu partiale, le traitement
réservé aux milliers de travailleurs immigrés
à travers le pays.
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Filmé dans un style très
alerte, peut-être un peu brut, It goes on... est un film
efficace qui ne laisse pas de répit au spectateur pas
plus qu'aux membre du gouvernement actuel. Les faits sont posés,
irréfutables, les scènes de manifestation rendue
dans leur réalité la plus crue. Lorsqu'on lui
demande si elle a hésiter entre continuer à filmer
et aller secourir ce travailleur qui se faisait sévèrement
bastonner par la police, elle répond qu'aujourd'hui elle
n'hésite plus à filmer. "Ils étaient
là pour se battre et ils appréciaient le fait
que nous continuions à filmer, pour montrer la réalité,
la façon dont la police les traitait". Une caméra,
un micro et une dose de courage, c'était leur façon
à eux de se battre, avec des images! |
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Mystere
Vic - PIFF 2004 - Korean Documentary
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