I don’t want to sleep alone de
Tsai Ming Liang - 2006 - Taiwan Avec :
Lee Kang-Sheng, Chen Siang-Chyi, Norma Atun, Pearlly Chua
GENRE :
DRAME NOTE : -/10 CRTIQUE par MYSTERE VIC
Rawang, un travailleur immigré qui vit en Malaisie trouve un jeune SDF, battu par des parieurs de rue et le ramène chez lui, dans un appartement qu’il partage avec d’autres travailleurs. Il prend soin de lui, le lave et le nourrit. En parallèle, une serveuse doit s’occuper du fils de la propriétaire du café dans lequel elle travaille. Dans le coma, ce fils est à l’état végétatif. Après avoir récupéré ses forces, le SDF rencontre la serveuse par hasard et à mesure que les deux deviennent plus intimes, la jalousie de Rawang s’éveille.
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Tsai Ming Liang , comme à l’accoutumée nous fait cadeau d’un peu de sa provocation et de son minimalisme. Il s’appuie également sur des éléments d’actualité au moment où se déroule son film (l’enfumage de la ville de Kuala Lumpur à cause des incendies de forêts volontaires en Indonésie). Deux histoires parallèles, deux êtres soignés (joués par le même acteur) et deux personnes à leur chevet (une fille, un homme). Un fil conducteur, le matelas et toujours la même manie du plan fixe où parfois rien ne se passe ce qui retire beaucoup d’intérêt à la scène.
Mais lorsqu’il décide de convoquer ses démons indécents, le film de Tsai Ming Liang confine au génie, entre la comédie, le film de genre et la série Z.
Un film très inégal donc, peut-être encore plus que ses précédents. Peut-être parce que pour la première fois, il ne filme pas à domicile ? La malaisie est son pays natal, mais c’est la première fois qu’il y tourne un film. Ou bien est-ce son inspiration qui s’essouffle ? Bref I don’t want to sleep alone est un film qui ne tient pas la distance.
Evoquant le thème des travailleurs immigrés et des relations sociales entre individus solitaires, il traite un fond riche mais dans une forme très pauvre, ce qui ne sert pas le film. Contrairement à son précédent film (la Saveur de la pastèque) où il disséquait la relation de deux personnages, ici, la notion de groupe est prégnante aboutissant à la formation d’un trio, flottant avec insouciance sur un matelas d’oisiveté.
Mystere Vic – 11th PIFF – 2006
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