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I
LOVE YOU : 2002 - GENRE : Comédie Sentimentale
- NOTE : 7/10
RESUME :
Xiaoju et Yi saiment intensément (du moins ils se le
disent, surtout elle) et vont se marier rapidement. Peu importe que
Xiaoju ait failli se marier précédemment à un
ami de Yi. Le caractère enjoué de Xiaoju tourne vite
à la provocation maniaque et à lobsession jalouse.
Le calme Yi se recroqueville sur lui-même, ce qui excite la
verve de Xiaoju et alimente dautant la mécanique implacable
de la haine.
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CRITIQUE
Une simple histoire d'amour, trop simple peut-être qui dérive
en rupture, divorce, c'est une histoire classique, voire du déjà
vu. Mais Zhang Yuan, comme à son habitude sait dépasser
ses standards pour la traiter tout en finesse, avec tact et sensibilié
et se repose sur ses deux personnages pour laisser parler son cinéma.
Xiao Ju est une infirmière sérieuse, Yi, un peu moins
occupé. Ils s'aiment intensément (ou du moins ils se
le disent, surtout elle
) et vont se marier rapidement. Peu importe
que Xiao Ju ait failli se marier précédemment à
un ami de Yi prématurément enlevé à son
affection.
Les portes du bonheur sont-elles trop étroites pour les laisser
passer ensemble ? Le caractère enjoué de Xiao Ju tourne
vite à la provocation maniaque et à l'obsession jalouse.
Le calme Yi se recroqueville sur lui-même, ce qui excite la
verve de Xiao Ju et alimente d'autant la mécanique implacable
de la haine. Quel rêve d'absolu ou de domination hante l'esprit
de Xiao Ju ? Quelle issue Yi pourra-t-il ou voudra-t-il donner aux
vux de son épouse ?
Inspiré du roman de l'écrivain pékinois Wang
Shuo, I love you explore la relation claustrophobique de ce couple
enfermé dans un mariage précipité. En d'autres
termes, il revisite, en mandarin, l'adage traditionnel, " l'enfer
c'est l'autre ". Filmé près des personnages, en
plans rapprochés, l'histoire de Xiao Ju et Yi va sonder la
douleur. Celle qui s'immisce, on ne sait trop comment, entre deux
amants devenus trop vite époux. Mais pourquoi Ju s'enferre-t-elle
à ce point dans une relation qu'elle s'efforce méthodiquement
de détruire ? Pourquoi Yi cherche-t-il à alimenter sa
haine et sa vindicte ? Ces questions restent sans réponse jusqu'à
la fin du film (ou presque). Les épilogues qui suivent, un
peu trop nombreux, nuisent à la clarté du propos même
s'ils tentent de donner une nouvelle chance au couple.
On sent dans la mise en scène de Zhang Yuan, dans sa manière
de mettre son film en lumière l'influence initiale de l'Académie
du film de Pékin. Pourtant le film coule doucement comme le
sang dans les veines d'un allité, parsemé des embûches
de la vie maritale. Zhang Yuan fidèle à sa réputation
de fer de lance de la sixième génération des
cinéastes chinois parvient moins bien à nous émouvoir
que dans ces précédents films. Il n'en demeure pas moins
que I love you par son rythme saccadé, l'irrésistible
charme de ses acteurs reste un moment fort de ce 5e festival de Deauville,
comme une déclaration d'amour au public, qui contrairement
à Yi et Ju ne s'est pas laissé abuser par des avances
un peu véloces. |
Mystere
Vic festival du film asiatique de Deauville 2003
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