 |
GENRE : DRAME HISTORIQUE
NOTE : 6.5/10
RESUME :
Inner Circle Line est la juxtaposition de deux histoires et de deux personnages, un homme et un femme, ayant tous deux le même nom, Youngju. Youngju femme est une DJ de club attirée par le mystérieux patron du club qui lui rappelle un ancien amour. Pendant ce temps, sa colocataire Jin qui ne lui a pas révélé les sentiments qu'elle lui porte, est de plus en plus jalouse du nouvel élu.
Youngju homme est un mécanicien dont la locomotive a été impliquée dans le suicide d'un soldat. Hanté par la culpabilité, il se souvient de son service militaire et de la femme qu'il a aimée autrefois. Le passé ne cesse de l'obséder et il s'éloigne de plus en plus de sa petite amie Hyun.
Les histoires des deux Youngju convergent pour n'en faire qu'une. Dans cet enchevêtrement de deux histoires d'amour, personne n'obtient l'amour qu'il espère, mais personne ne baisse les bras. Tous font souffrir et souffrent à leur tour, et dans le cercle de ces relations, les personnages évoluent en cycles d'amour, de perte et de renaissance. Tous changent, mais leurs rêves survivent d'une autre façon
.
ACHETEZLE CINEMA ASIATIQUE SUR
|
Présente au festival des cinémas d’Asie de Vesoul 2007, Cho Eun-hee nous a dévoilé son film de fin d’études appelé Inner Circle Line, sorte de tourbillon amoureux, cercle romanesque et vertueux, synthèse et pot pourrie de ses années d’expérimentations cinématographiques.
Tourné exclusivement en DV avec utilisation ponctuelle d’effets spéciaux, les premiers plans terrifient le cinéphile puisqu’un homme se suicide dans la rame d’un métro comme Suicide Club l’avait montré de manière collective ou bien encore Peppermint Candy, chef d’œuvre coréen (dont la mise à mort est toutefois différente). |
| Cho Eun-hee dresse après cette introduction le portrait entrelacé de nombreux personnages qui aborderont leurs problèmes affectifs dans une société quelque peu déconnectée de sa jeunesse actuelle.
On y trouve deux amies colocataires dont l’une est DJ dans une discothèque branchée, et l’autre, transsexuelle (on suppose), l’accompagne dans ses déplacements et semble douée pour la musique acoustique.
Dans le même temps, Youngju conducteur de métro se montre terriblement affecté par le suicide d’un homme qui s’est jeté sous son monstre d’acier. Curieusement « Youngju » est le prénom porté par le conducteur et par la DJ. Serait-ce une pure coïncidence ? Pas si sûr car petit à petit et à travers d’autres individus les deux homonymes se croisent et se perdent pour mieux former une boucle scénaristique.
|
|
 |
Nous n’en voudrons pas à Cho Eun-hee de signer ici une œuvre de fins d’études propre à mener toutes ses tentations cinématographiques et de tordre à mal quelques phases de sa narration. Il y a dans Inner Circle un certain sentiment de condensation, de désir de mêler le futile au grave, la douceur à la pire des tortures sociales.
Elle use des plans éloignés, puis rapprochés, d’une musique prenant le dessus sur le reste, des bruitages qui à leurs tours, sont seules à nous guider dans ce dédale d’images. Bref, tout y passe, même une scène d’une extrême violence dont on ne comprend pas très bien l’utilité.
Cependant c’est souvent dans les plus grands bazars qu’on trouve les biens les plus précieux, et Inner Circle Line ne déroge pas à la règle.
La bande originale figure parmi ces trésors. Orchestré par Vitalic, Unkle ou encore Gotan Project, ce film indépendant démontre toutefois que sa réalisatrice à d’excellentes connaissances musicales, quelques peu influencée par notre vieux continent. |
| Sa mise en scène est véritablement ingénieuse lorsque les acteurs se parlent par exemple sans le faire, comme par télépathie, où les messages passent sans que les corps les confirment. Il en va de même dans une excellente allusion lorsque Morphée se saisit des héroïnes :
Pour la première,
« Tu es heureuse avec elle ? Non »
« Tu es malheureuse avec elle ? Non »
Pour la deuxième,
« Tu es malheureuse avec lui ? Oui »
« Tu es malheureuse avec elle ? Oui »
En définitive, ce coup d’essai de Cho Eun-hee est une bonne mise en scelle pour la réalisatrice qui se verra, à coup sûr, offrir l’opportunité de tourner un nouveau long métrage d’avantage consistant. Ainsi Inner Circle Line est comme ces trains qui se retrouvent toujours sur les mêmes voies, les mêmes chemins et les mêmes destinées formant éternellement des boucles sans fins. |
|
HINOMURA - 2007
|
| PROPRIETE DE CINEASIE 2007 - HINOMURA - Toute reproduction est interdite et doit faire l'objet d'une demande au rédacteur et au webmaster du site. Aucun texte ne peut par conséquent être reproduit sans autorisation préalable. |
|