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Hana
and Alice de Shunji
Iwai - JAPON -
2004
Avec Shunji Iwai , Tadanobu Asano,
Masato Hagiwara |
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GENRE
: Drame Social
RESUME :
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Hana et Alice sont deux amies
d'une quinzaine d'années. Elles sont inséparables
et bien sûr parmi leurs jeux favoris, il y a l'observation,
voire l'espionnage des garçons qui leur plaisent.
Un jour, Hana jette son dévolu sur l'un deux
dans le métro. Un an plus tard elle le retrouve
au lycée et va profiter d'un accident où
il semble avoir perdu la mémoire pour lui faire
croire qu'ils étaient ensemble auparavant. Bientôt
le jeu d'Hana prend un tour imprévu et Alice
qui devait jouer le rôle de l'ex. se rapproche
de lui. Toute la première moitié du film
est centrée autour d'Hana et sa nouvelle (re)conquête.
L'histoire prend l'allure charmante d'une romance adolescente
rehaussée par le style bien particulier de Shunji
Iwai. Puis c'est là que la magie du cinéaste
agit. Il retourne le scénario en l'espace de
quelques minutes pour en faire l'apprentissage douloureux
et purgatoire du passage à l'âge adulte.
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Shunji Iwai n'a pas son pareil
pour saisir les méandres de l'âme humaine.
En particulier ici, il parvient à se glisser
dans la peau d'adolescentes et illustrer la moindre
de leurs émotions. Là où d'autres
se seraient heurtés à l'impossible défi
de capturer ces moments d'allégresse et d'intense
détresse qui marquent la maturation des sentiments
chez une jeune fille, le réalisateur réalise
un travail de poète et de psychologue, réussissant
à retranscrire les moindres subtilités
du caractère de ses personnages. A la manière
d'un Rohmer moderne avec cette touche de poésie
qui le caractérise (la scène de la danse
sous la pluie), Shunji Iwai comprend autant la démarche
captieuse d'Hana que la timide et insouciante naïveté
d'Alice qui, dès qu'elle se retrouve à
la maison, doit jouer le rôle du père auprès
de sa mère un peu égarée.
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Filmées caméra à
l'épaule, avec quelques plans du plus magnifique effet,
ces amours adolescentes ont le charme et la fraîcheur
des premières gouttes de pluie mais aussi l'âpreté
des premières désillusions. "Je suis sa petite
amie quand il est amnésique" rappelle Hana. Sauf
que la mémoire, ça revient vite. Démasquée,
la joueuse de cartes ne sait plus à quel cur se
vouer. Celui de son amie qui l'a trahie. Celui de son ex. qui
lui en veut. On pourrait dès lors tout imaginer. Et l'auteur
de donner une tournure très naturelle et détachée
à ce film, comme pour signifier que l'essentiel n'est
pas dans le cur à gagner mais dans celui qu'il
ne faut pas perdre. Il donne en somme une leçon des plus
simples mais aussi des plus belles. La relation indissoluble
qui unit deux être comme Hana et Alice a plus à
gagner de leurs querelles anodines que l'éphémère
souvenir d'un passé inventé. Admirable! |
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Mystere
Vic - PIFF 2004 - A window on Asian Cinema
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