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Note : 6/10
Résumé :
Après la mort de son père, le jeune Horus, armé de l’Epée de Lumière offerte par Moog, le géant de pierre, traverse l’océan et prend la défense de son village natal menacé par l‘infame Grünwald. Là, il rencontrera la douce Hilda au comportement étrange et combattre bêtes sauvages et créatures maléfiques afin de restaurer paix et prospérité au sein de la petite communauté de pêcheurs. |
Derrière ce scénario ne cassant pas trois pattes à un canard se dissimule les germes de ce qui fera, vingt ans plus tard, les beaux jours du studio Ghibli.Talahata, Miyazaki, Otsuka ou Kotabe, une belle équipe de cadors est en effet aux manettes de cet ambitieux projet commandité par la Toei.
D’inspiration plutôt occidentale (même si l’animisme nippon y est présent), et visiblement influencé par l’animation soviètique, « Horus » marque un tournant décisif pour les studios japonais.
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Malgré le four monumental enregistré au box-office et en dépit d’affrontement sanguinaires entre l’équipe de Takahata et les dirigeants de la Toei qui feront exploser budget et délais, « Horus » bouleverse tous les codes en vigueur dans l’animation de l’époque.
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Techniquement, presque tout est novateur dans ce long-métrage.
La mise en scène de Takahata ose et établit de nouvelles normes. Enchaînement de l’action et des images fixes, travellings, changements de perspective et autres procédés techniques sont ici exploités tous azimuts et font de ce film une référence incontournable. |
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Lorsque l’on visionne cette œuvre, la comparaison avec la majeure partie des productions de l’archipel depuis trente-cinq ans est assez accablante, le temps n’ayant pas joué en sa faveur. Mais n’oublions pas que nous sommes en 1968, date à laquelle bon nombre de cinéasiens n’étaient encore que de vagues lueurs d’espoir dans les yeux de leurs progéniteurs .
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Indulgence, donc, pour ce film malgré tout attachant, et pas seulement pour ses qualités (dynamisme, fluidité, simplicité), mais également pour ses défauts.
« Horus » baigne en effet dans une atmosphère grise de type Tchernobyl qui n’égaiera certainement pas le quotidien des plus dépressifs d’entre-vous. Les paysages désolés et rocailleux amplifient le pessimisme engendré par un scénario globalement assez sombre. |
De plus, la bande-son oscille entre des thèmes rappelant les plus belles batailles de notre ami Goldorak ou bien encore de naïves comptines braillées de façon fort déplaisante par des voix d’enfants suraigues, et ceci même dans la version originale.
Les personnages, eux, sont d’un cynisme déconcertant, en particulier les villageois et Hilda, alors que d’autres, comme Grünwald, Horus ou son ours Koko sont sous-exploités.
Malgré tout, le film dégage une ambiance surannée et nostalgique qui peut éventuellement charmer le spectateur exigeant.
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Pour ce qui est du très jeune public, il ne fera pas la fine bouche et sera conquis, ainsi que les spécialistes de l’animation japonaise qui passeront probablement des heures à décortiquer tel ou tel plan. |