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Ghost
Dog de Jim Jarmush - Etats Unis - 1999 - Tueur à Gage
Avec Forest
Wihtaker, John Tormey, Cliff Gorman, Tony Rigo |
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GHOST
DOG : 1999 -GENRE : : Tueur à gage- NOTE
: 7.5 /10
Résumé
Ghost Dog, un tueur professionnel dont les actes sont edictés
par le Hagakure (La voie du Samourai) est trahit par
ses anciens employeurs. Il décide alors de se venger suivant
les préceptes japonais ancestraux.
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<< La voie du samourai
se trouve dans la mort, on se doit de livrer chaque jour à
la méditation d'une mort inévitable.
Chaque jour, quand le corps et l'esprit sont en paix, on doit méditer
d'être tué par des flèches, des fusils, des lances,
et des épées, enlevé par le déferlement
des vagues, projeté au coeur d'un immense feu, frappé
par un éclair, secoué à mort par un grand tremblement
de terre, précipité du haut d'une falaise de 30 000
mètres, emporté par une maladie mortelle, ou contraint
à se faire seppuku à la mort de son maître, et
chaque jour sans faute on doit se considérer comme mort. Telle
est la substance de la voie du samouraï >> |
Ainsi s'ouvre Ghost Dog, neo polar
à dimension urbaine et poétique, hommage vibrant au
Rashomon de Kurosawa
et au Samouraï de Melville.
Un jeune afro américain agressé par trois jeunes blancs,
échappe à la mort grâce à l'intervention
d'un mafieu.
Cinq années passe et le jeune est devenu un tueur professionnel
appelé Ghost Dog. Ses pas, guidés par le Hagakure, code
de vie du samouraï, le mène à devenir vassal de
son maître, celui qui jadis le sauva d'une mort certaine.
Lors d'un contrat commandité par son maître, Ghost Dog
laisse en vie une femme, fille du boss de son propre maître,
temoin du meurtre de son mari, patron d'une mafia adverse.
Et lorsqu'un tueur est démasqué son commanditaire l'est
aussi. Alors afin d'éviter des querelles entre familles italiennes,
les mafiosi décident de mettre Ghost Dog hors d'état
de nuire, mais sans succès.Le tueur prend ainsi ses armes et
demande vengeance...
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Jim Jarmush, cinéaste
indépendant américain, connu notamment pour Dead
Man (1996) réalise ici une oeuvre singulière, influencée
par la culture japonaise où violence et poésie s'entremêlent
avec passion.
Metissage culturel, poésie urabaine: Ghost Dog redéfinit
le sens du minimalisme.
Dans ce cadre, le tueur n'est qu'une ombre, un fantôme de plus
dans une ville où se sont échouées plusieurs
générations, d'anciens mafieux nostalgiques aux nouveaux
caïds des quartiers. De son allure pesante,gauche et simple,
en phase avec les sons hip hop signé RZA, Ghost Dog, parles
traits de Forest Whitaker, s'invente la liberté de passer inaperçue. |
Invisible, se mouvant dans l'ombre
de la société, le tueur voyage entre rêves fantomatiques
et vie d'ordre morale où seules quelques escales sociales parviennent
à le ramener à une rélalité ravagé.
Entre glacier jamaïcain, petite fille passionée de lecture
et association de malfaiteurs sexagénaires, le Ghost vole bien
plus haut. Libre comme ses pigeons voyageurs avec qui il s'élève
dans les airs, seul moment de plénitude sous un masue d'artifices.
Ses règles le ménèront là où il
devine, sur un chemin parsemé de périples mortels, où
la satisfaction d'avoir dominer son existence ne se réalise
qu'avec la mort, signe fatidique d'accomplissement.
Ce film, au style artisanal, pur et pourtant salit par la vie, offre
un délicieux moment de sagesse, de mélancolie,de fantaisie
d'enfance symbolisé par Tex Avery et de philosophie japonaise.
Jim Jarmush assassine définitivement l'hédonisme
et place Ghost Dog comme fable spirituelle des temps modernes. |
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