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GENRE :
Policier
NOTE : -/10
CRTIQUE par MYSTERE VIC
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| Sang-Ho est un lycéen ordinaire. Il rêve simplement d’entrer à l’académie militaire sur les pas de son père, un colonel de l’armée. Peu après la rentrée des classes, il se lie d’amitié avec d’autres lycéens dont certains qu’il a connus par le passé. Avec Jae-Gu, Chang-bae, Kyung-chul, Hong-kyu et Sang-sik, ils forment une équipe de football qu’ils nomment « Tiger ». Après quelques échauffourées avec des lycéens plus âgés, ils deviennent les caïds du Lycée. Mais lorsque Sang-ho se rapproche d’une fille émancipée qui s’avère être la petite amie du chef d’un autre gang, les choses se corsent pour lui. Une rivalité s’instaure entre les deux chefs sans que Sang-ho la recherche particulièrement, jusqu’au jour où la confrontation devient inévitable.
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Ce n’est pas l’existence de gangs en uniformes d’écoliers qui fait la caractéristique des films coréens de gangsters –on en trouve dans nombre de films américains, depuis la Fureur de vivre (Rebel without a cause) jusqu’à des films plus récents comme Kick the moon– mais c’est la profusion de violence. Toutefois, contrairement à A bittersweet life ou celle-ci était lyrique voire chorégraphique, ici elle est crue, froide et cruelle. « Les poings volent » dans les airs de manière désordonnée, les jambes se brisent, les crânes se fracassent avec une force inouïe. Une débauche d’énergie pas vraiment canalisée par le réalisateur. Au contraire une surenchère qui ne mène nulle part, si ce n’est à une fin tragique. |
| Le buddy movie qui devrait être l’occasion d’un peu de moralité et de vanter les valeurs d’amitié, de courage et d’abnégation est ici largement dévoyé pour faire place à cette violence gratuite, le spectacle dérisoire de l’orgueil meurtri et la vulgarité comme seule langue commune. L’impression qu’ici en Corée, seul l’honneur bafoué, la perte de face et le langage des mains fonctionnent. C’est vrai en partie mais pas totalement. Il y a aussi des gens pour condamner cette débauche de violence. Et dans cet univers entièrement masculin, la seule présence féminine, Jung So-Hee est une rebelle invétérée qui fait fuir les potentielles belles-mères. Mais ce n’est pas d’elle que viendra la seule touche d’humanité du film. Mais d’une lettre post-mortem d’un des personnages les plus prompts à jouer des poings.
Une petite note d’espoir dans un film qui ne laisse pas beaucoup d’espace pour. Pour une génération peu différente de la génération d’étudiants actuelle puisque le film se déroule en 1991, au moment de la première guerre du golfe, les rêves déçus –Jae-gu ne voulait pas ressembler à son père tandis que Song-ho, lui, voulait lui succéder à l’académie militaire– sont la source amère à laquelle s’abreuve une violence sans répit, manœuvrée par une société qui ne l’est pas moins. |
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Mystere Vic – 11th PIFF – 2006
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