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GENRE
: Wu xia Pian - NOTE : 8/10
En cette année 859, la Chine est ravagée par les
conflits. La dynastie Tang, autrefois prospère, est sur
le déclin, et le gouvernement corrompu s'épuise
à lutter contre les groupes de rebelles toujours plus
nombreux qui se dressent contre lui. La plus puissante de ces
armées révolutionnaires et la plus prestigieuse
de toutes est la Maison des Poignards Volants (House of Flying
Daggers).
Deux capitaines, Leo et Jin sont envoyés pour capturer
le mystérieux chef de cette redoutable armée.
Ils élaborent un plan : Jin se fera passer pour un combattant
solitaire nommé Wind, se portera au secours de la belle
révolutionnaire aveugle Mei et la fera sortir de prison.
Gagnant ainsi sa confiance, il l'escortera jusqu'au quartier
général secret de la Maison des Poignards Volants.
Le plan marche à la perfection, mais au cours de leur
long périple, Jin et Mei tombent amoureux l'un de l'autre.
Le danger les guette à chaque pas. Pourtant, si leur
amour est vraiment pur, alors pourquoi cachent-ils autant de
secrets ?
Voir le site officiel : House
of FlyingDagger |
Chaque
année l'asie nous offre un grand film. 2004, The House
of Flying Dagger s'annoncait comme le nouveau Hero
où le nouveau Tigre
et Dragon, titres de références
du genre Wu Xia Pian en France. Réalisé par Zhang
Yimou, (Hero,
Epouse et concubine, Qiu Ju...), le casting offre une sélection
de très bons acteurs, Ziyi
Zhang
(Hero, Tigre et Dragon), Takeshi
Kaneshiro
(Returner,
Chungking
express ....) et Andy
Lau
(ROOT,
Fulltime
Killer, Running
on Karma ...) qui devrait satisfaire un large
public , de fans et de passionnés. Qu'en
est-il réellement ?
Après
Tiger et Dragon et Hero, The House of
Flying Dagger vient conforter la position du cinéma
chinois dans un genre qui est bien le leur.
Zhang Yimou après Hero qui avait
partagé les fans et rassemblé de nouveaux
adeptes, The House of Flying Dagger risque
de convaincre les passionnés dans leur ensemble. |
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THOFD est de toute beauté.
C'est à nouveau un bel exemple des capacités de
l'auteur à réaliser des fresques cinématographiques
d'une telle grandeur ou le mélange des genres donne à
la finale un résultat, envoutant, presque magique, presque
parfait.
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A l'image de HERO,
Zhang Yimou use à nouveau de l'intensité
des couleurs donnant à ses personnages lors des
combats une fluidité avec la nature légère
et efficace. On pense alors au combat dans une forêt
de bambous ou Zhang Ziyi et T. Kaneshiro sont poursuivis
par des soldats qui sautent d'arbres en arbres armés
de batons de bambous tels des singes.
Un des points forts du film est la mise en scène
et les combats qui esthétiques, fluides, créatifs
et chorégraphiés dans le détail.
Zhang Yimou attache ici une importance toute particulière
à l'action et au résultat à l'écran.
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THOFD regroupe un fort
casting, peut être moins imposant que le précédent
"HERO" mais tout autant réussit. La talentueuse
Zhang Ziyi partage ici l'affiche avec deux grands acteurs
du cinéma HK et Japonnais, il s'agit de Andy
Lau (Fulltime
Killer, Infernal
Affairs ...) et Takeshi Kaneshiro
(Returner,
Chungking Express ...).
Le trio fonctionne bien, (encore que, Andy Lau ne soit
pas exploité autant qu'il aurait pu l'être
à mon sens) Zhang Ziyi de plus en plus percutante
à l'avantage en plus d'être particulièrement
souple, présente à l'écran des capacités
physiques qui crédibilisent encore plus sa prestence
et son rôle. |
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On notera une scène ou l'actrice
lors d'une danse, fait tourner autour elle des longs rubans
de tissu venant fouter et frapper des percussions installées
autour d'elle. Un moment magique et extrêmement fort.
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THOFD fait référence
à un certain nombre de films de la grande époque
des Wu Xia Pian en Chine. Ici on pense bien entendu à
Raining In The mountain de King Hu qui influença
aussi en 2000 le film de Ang Lee, Tigre et Dragon. Film
a grand spectacle faisant référence à
l'histoire et aux dynasties, le Wu Xia Pian à toujours
un côté un peu magique ou l'on trouve ce
mélange historique et magie. Dans Tigre et Dragon,
une épée est au centre de l'histoire, parfois
il s'agit d'un parchemin, dans THOFD, c'est d'une armée
secrète dont la particularité est d'utiliser
comme arme, le couteau.
Autre point fort de ce genre de film, la mise en scène.
Celle-ci privilégie souvent les grands espaces
afin de donner aux combats magnifiquement corégraphiés
une dimension visuelle de toute beauté. |
Pour finir, LE SECRET DES POGNARDS
VOLANTS est très représentatif d'un genre qui
se doit d'être maitrisé et Zhang Yimou signe ici
un nouveau chef d'oeuvre.
Ce film est à voir sans aucun doute. |
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| CRTIQUE
Mystere Vic |
| Lorsqu'on a savouré
les précédents opus de Zhang Yimou (en particulier
récemment, Hero), on va presque voir ses films
les yeux fermés non pas qu'ils soient soporifiques
mais on sait qu'on aura droit à un vrai moment
de cinéma. C'était donc le cas en Août
dernier. De passage à Bangkok, votre serviteur
est allé se "délecter" de The
house of flying daggers. Eh bien j'ai pour le moins été
déçu. Le début m'a paru incroyablement
mal filmé, digne d'un amateur qui aurait voulu
tout faire en grand. Le sujet ne rentrait pas dans le
cadre. C'était au propre comme au figuré.
Il utilisait les mauvais plans, les mouvements étaient
saccadés. |
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Heureusement, par la
suite, ça s'est arrangé et le film vaut
quand même le détour pour ses effets visuels,
notamment le travail sur la couleur, comme dans Hero.
Cette fois c'est le vert qui est à l'honneur. Mais
c'est l'histoire qui en prend alors un coup. Dans ce scénario
qui mêle sans complexe des thèmes issus de
Infernal Affairs (la taupe entaupinée),
Il était une fois en Chine, on se perd en
conjectures et en sensations de déjà vu.
Sans compter les dialogues. D'une platitude exceptionnelle.
En particulier dans l'une des scènes finales où
le trio Andy Lau, Zhang Ziyi, Takeshi Kaneshiro est réuni.
Les prestations des acteurs sont d'ailleurs à la
hauteur des exigences du film. On ne sent pas de symbiose
à l'interprétation. En bref, un film à
aller voir pour se détendre mais dont il ne faut
pas attendre grand chose. |
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