Eternal Summer De Leste Chen - TAIWANNAIS - 2006 Avec :
Joseph Chang, Bryant Chang, Kate Yeung
GENRE :
Drame
RESUME :
Un autre film taïwanais. La sélection 2006 aura été riche en films « chinois » et coréens. Eternal Summer retrace l’histoire de deux amis Jonathan et Shane qui se sont rencontrés à l’école primaire et deviennent inséparables jusqu’à l’aube de l’âge adulte où une fille, Carrie, vient s’intercaler entre eux. De prime abord, Eternal summer apparaît comme une gentille bluette, qui ressasserait le thème lessivé des amours adolescentes et du passage à l’âge adulte. Mais Leste Chen ne sombre pas dans une sensiblerie inutile et évoque à travers ce trio la difficulté à se forger une identité sexuelle. De fait, homosexualité et hétérosexualité se côtoient sans pour autant s’apprivoiser
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Les deux héros, alors gamins, ont été appariés. Jonathan devant jouer le rôle de tuteur de Shane, un enfant turbulent, aux résultats scolaires décevants. Dix ans plus tard ils sont toujours ensemble mais cette fois véritables amis, unis comme deux doigts de la main. Mais à l’arrivée d’une fille de Hong-Kong, Jonathan s’éprend d’elle sans pour autant savoir exprimer ses sentiments d’autant plus qu’ils se mêlent à ceux naissants, qu’il éprouve pour Shane. A l’approche des examens d’entrée à l’université, c’est Shane qui s’amourache de Carrie sans savoir lui non plus quelle conduite adopter. Elle lui lance alors comme une boutade que s’il entre à l’université, elle sortira avec lui. Retournement de situation quand Shane réussit l’examen tandis que Jonathan échoue. Carrie est maintenant entre eux sans que Jonathan le sache et un climat particulier s’instaure.
La deuxième partie du film qui aurait pu être intéressante, une fois campé le décor, perd grandement de sa consistance lorsque Leste Chen plonge dans des clichés élimés. Des évidences dans le scénario qui déçoivent grandement l’image que l’on s’était faite d’un nouveau HHH. L’histoire à double entrée avec l’émergence de sentiments refoulés d’une sexualité incomprise ne va pas beaucoup plus loin qu’une plage où on aurait pu néanmoins redouter (rêver ?) une autre fin, faisant écho au plan d’ouverture du film. Bref, Eternal Summer reste un bel essai sur le passage à l’âge adulte sur fond de cinéma allosexuel, malheureusement non transformé.
MYSTERE VIC - 11 piff - 2006
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