|
|
Electric
Dragon 80.000 v - de Ishii Sogo - Pays : Japon - Genre : Objet Cinématographique
Non Identifié
Avec Asano Tadanobu, Nagase Masatoshi, Masakatsu Funaki |
 |
GENRE : Objet
Cinématographique Non Identifié- NOTE : 8/10
RESUME :
2 hommes aux allures de super héros vont, suite à une
décharge électrique puissante recue étant enfant,
s'affronter dans un Tokyo electrisant et survolté. Dragon,
passionné par sa guitare et les lézards, va se trouver
un challenger digne de ce nom avec Electric Buddha, dont l'occupation
primaire est d'intercepter les appels téléphoniques. |
| Attention,
objet cinématographique non identifié. Electric Dragon
80.000v signe la deuxième collaboration entre Sogo Ishii et
Asano Tadanobu, après l'excellent Gojoe, et signe un retour
aux sources vers le cinéma underground pour le réalisateur.
Ancien partisan du mouvement punk japonais (bien qu'il reste à
l'heure actuelle un fervent défenseur du genre musical), Sogo
Ishii est clairement un réalisateur aussi talentueux que décalé
dans l'environnement cinématographique japonais. Et Electric
Dragon 80.000v une oeuvre à part, où le réalisateur
s'adonne à coeur joie à sa culture musicale, à
son idéologie de la vie et à sa passion pour le cinéma
différent. |
| Filmé
en noir et blanc pour une durée minimale de 55 minutes,
Sogo Ishii joue la carte de la différence d'entrée
de jeu. Point d'effets spéciaux extravagants, le réalisateur
emploie les moyens du bord. Et pourtant on assiste ici à
un spectacle ultra léché, stylisé, preuve
qu'avec talent et créativité, l'on est capable
de bien des prouesses. Dragon aka Morrison, interprété
par un grandiose Asano Tadanobu, est frappé durant
sa tendre enfance par un arc électrique endommageant
la partie du cervelet héritée des reptiliens.
Cet accident a eu pour conséquence de réveiller
son instinct animal, la force du dragon, qu'il doit constamment
maitriser pour ne pas blesser les autres. |
|
Chargé comme un pile, il va trouver un exutoire à sa
violence par le biais de la guitare électrique et de ses larsens,
objet dont l'utilisation va être détournée à
des fins médicales et dont la dépendance va être
totale. Mais Dragon est également un amateur de gros lézard,
reflet de son coté animal réveillé, et ce sont
ces deux passions qui vont l'ammener à affronter le seigneur
des ondes, Electric Buddha (Nagase Masatoshi). S'ornant d'un demi
masque de Bouddah, le réalisateur donne a ce personnage un
coté kitsch voir irréel, on ressent sa difficulté
à canaliser sa violence en même temps que sa supériorité
physique face à Dragon. Leur présence simultanée
au sein de Tokyo va être à la source d'un affrontement
inévitable, inéluctable
 |
La réalisation
de Electric Dragon 80.000v fait preuve d'une originalité
impressionante lorgnant très souvent vers le cyberpunk
mais sans jamais s'assumer comme tel. Le Tokyo filmé
par l'auteur nous semble très aspetisé, individualiste
voire indifférent. A la fois vide et surpeuplé.
Les phares des voitures roulant à toute allure sur la
highway nous rappellent que nos challengers ne sont pas seuls
mais la solitude dont chacun fait preuve nous force à
croire le contraire, un sentiment accentué par les rues
desertées. Mais là où le réalisateur
étonne c'est par sa capacité à surprendre
et divertir par des petits détails qui, en plus de forger
le caractère du film, donne au spectateur des points
de repères amusants. Le personnage récurrent au
téléphone qui dégaine son portable tel
un cowboy aurait dégainé son colt amuse et séduit
par son coté répétitif. Le plan sur le
lézard avant chaque fin d'une scène habitue le
spectateur, on se sent acoutumé, transporté par
le film. Un film qui impose donc ses codes narratifs par la
répétition de certaines scènes. |
| La musique,
à mi chemin entre du punk et du psychédélique,
est à l'image du film. Survoltée, dynamique, excentrique,
underground, il n'aurait pu exister de meilleure bande son.
Le résultat surprend tellement l'image et le son sont
indissociables. Les dialogues étant quasiment inexistants
tout au long du film (des pancartes réalisées
par Asano Tadanobu lui même venant parfois remplacer le
dialogue des acteurs, donnant un coté anime très
agréable), c'est la musique et le cadrage qui se charge
de rhytmer la narration. Tantot chaotique, tantot plus posée,
souvent déchainé, parfois plus détendu,
ils sont les deux témoins des dégats cérébraux
de Dragon, interprété par un fabuleux Asano
Tadanobu (Ichi
The Killer, Last
Life in the universe, Gojoe) en pleine
forme. Acteur de la scène underground au même titre
que Sogo Ishii (ils ont d'ailleurs joué ensemble
dans le même groupe musical), il a tenu particulièrement
à tenir ce rôle auprés d'une autre de leur
connaissance, Nagase Masatoshi. Un film réalisé
d'abord par passion et le sentiment d'authenticité qui
s'en dégage n'en est que plus fort. |
|
 |
Electric Dragon 80.000v est
une film essentiel, indispensable pour tout cinéphile
souhaitant découvrir des horizons visuels différents.
Aussi étrange qu'un Tetsuo de Tsukamoto Shinya, le film
de Sogo Ishii n'en demeure pas moins plus accessible, peut être
moins profond, mais surement plus attractif, bercé par
des excentriques influences punk anarchistes. Un film déjanté,
qui comme un bon cd, se laisse savourer encore et encore.Electric
Dragon 80.000v est une film essentiel, indispensable pour tout
cinéphile souhaitant découvrir des horizons visuels
différents. Aussi étrange qu'un Tetsuo de Tsukamoto
Shinya, le film de Sogo Ishii n'en demeure pas moins plus accessible,
peut être moins profond, mais surement plus attractif,
bercé par des excentriques influences punk anarchistes.
Un film déjanté, qui comme un bon cd, se laisse
savourer encore et encore.
|
|
|
Musashi
|
|
|