Certainement le film le plus frustrant qu'il nous aura été donné de voir durant ce festival de Deauville 2006, comme il est difficile de parler d’une déception …
Duelist, film sud Coréen dont le potentiel incroyable au regard des visuels et de la bande annonce avait créé une sorte d’impatience bouillonnante s’est avéré être une déception radicale et sans appel à qui l’opinion générale reconnaîtra sans aucun doute de manière formelle que Duelist est un beau film! Certes.
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Un travail d’orfèvre opéré sur 2 H de temps, chaque image est pensée, chaque cadrage réfléchi, une plastique de toute beauté, des costumes magnifiques, des visuels éclatants, des couleurs vives, chaudes, aussi très sombres et noires et parfaitement agencées dans les décors, Duelist est une sorte de parfaite composition comme certains tableaux peuvent l'être ou des compositions florales avec le mouvement en plus, le tout signé de la main de
HWANG Gi-Seok, directeur photo notamment du film Friend qui bénéficiait déjà d'une esthétique remarquable.
Pour exemple, ce combat dans un couloir dont la moitié seulement est éclairée, viennent s’entre-choquer des lames, seules adversaires visibles et éblouissantes. Comment avec un tel potentiel peux-t on passer à côté du sujet ?
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Le réalisateur revient donc en France, au Festival de Deauville 2006, ce même festival qui l’avait honoré du prix du Jury en 2000 pour « Sur la trace du serpent » avec DUELIST, une adaptation de Damo Nam-Soon, un manga (manwhas) Coréen.
Au centre de l’histoire, deux policiers (un homme et une femme) et un voleur et combattant charismatique au physique et aux postures typiques de héros de manga vont se poursuivrent, se combattrent, s’aimer et se haïr. Duelist, en réalité est une histoire d’amour bien plus qu’un film d’action entre Sad Eyes le voleur et Namsoon, la femme détective . |
Tout semble en effet, au regard de ces quelques lignes, parfait et sans défaut. En réalité Duelist est sans intérêt ou presque, hormis l’aspect visuel comme précisé, l’histoire est confuse, les combats pénibles visuellement, filmés de trop près et surtout sans chorégraphies majeures, de plus avec un jeu d’acteur parfois surjoué, l’actrice Ha Jiwon pour exemple qui grimace sans cesse pour se donner un genre qui ne lui correspond pas, ou encore cet humour décalé qui casse véritablement l’ambiance et rabaisse le film parfois à une simple comédie de série B, pour exemple également, l’acteur AHN Sung-Ki (Arahan, Silmido) qui en loupant une marche à cause de la neige va les dévaler sur son postérieur en criant « ouille ouille ouille », ridicule .
Duelist se perd simplement dans sa beauté envoûtante en oubliant l’essentiel, le spectateur. Ce que l’on reprochera à Duelist est le manque de style défini du film, ce mélange de tout avec ces pointes d’humour absolument inutiles, son jeu d’acteur parfois grossier, ses chorégraphies sans valeur, bref, à la finale, Duelist déçoit car aurait en réalité pu être un ballet visuel fantastique, un essai qui malheureusement reste vide et sans consistance mais dont la beauté cachera facilement ce manque et saura conquérir sans aucun doute une clientèle. Bilan, l'image ne suffit pas à rendre un film intéressant. |
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Steph
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