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DRIVE
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2003 - GENRE : Action
- NOTE : A vous de juger /
10
Résumé
Le patron dune teinturerie chinoise engage des contremaîtres
mandchous pour faire régner la terreur parmi ses ouvriers
et, par la même occasion, réduire leur salaire. Pour
intimider les tyrans, les travailleurs exploités font appel
au jeune Chun Jen-Chieh, un imposteur se faisant passer pour le
célèbre moine San Te du temple de Shaolin. Mais malheureusement,
la supercherie est rapidement découverte. Battu et humilié,
Jen-Chieh décide dapprendre les arts martiaux auprès
du véritable San Te
Bénéficiant de chorégraphies dune inventivité
rarement vue à lécran (la « technique
de léchafaudage » !), RETOUR A LA 36ème
CHAMBRE permet à Gordon LIU (Kill Bill) de montrer de façon
survoltée, létendue de son talent de comédien
et dartiste martial. LIU Chia Liang (Combats De Maître)
signe, deux ans après le succès phénoménal
de LA 36ème CHAMBRE DE SHAOLIN, une uvre spectaculaire,
mariant avec virtuosité humour et action frénétique.
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Critique
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Tandis que nous découvrions Blessing
Belll, l'an passé, c'est un film plus
ancien de Sabu
datant de 2002, mais inédit en France que nous présente
le festival cette année. L'histoire d'un vendeur-représentant
pharmaceutique coincé et carré, Kenichi Asakura (Shinichi
Tsutsumi) dont la seule distraction dans son existence monotone
est de se poster chaque jour à la même heure au coin
d'une rue pour apercevoir une jeune et jolie employée (Kou
Shibasaki vue dans Tokyo Trash Baby, Battle Royale et Go). Il conduit
sans loi enfreindre un petit véhicule commercial et est toujours
à l'heure à ses rendez-vous. Un jour alors qu'il patiente
à un feu rouge, trois voleurs de banque font irruption dans
sa voiture. Ils sont à la poursuite d'un quatrième larron
qui est parti avec le butin. Voilà la vie bien rangée
d'Asakura prendre un nouveau tournant. Mais malheureusement pour les
malfaiteurs, même en situation d'urgence, Asakura n'est pas
homme à dépasser la limitation de 40 km/h. Commence
alors pour un honnête vendeur poltron et quatre voleurs de banques
malchanceux, une incroyable journée.
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Disons le d'emblée,
si Blessing
Bell avait pu nous laisser sur notre faim, Drive
est un intense moment de jubilation. Un film sans prétention
mais une bonne comédie et un bon moment de détente.
En même temps qu'il nous brosse quelques traits de la
société japonaise (infâmie de la perte de
face, ultra-rigorisme des cols blancs japonais, esprits revenants
en expédition punitive
), il le fait sans aucune
fioriture et conserve un rythme soutenu de la première
à la dernière image. Drive s'appuie d'abord sur
une galerie de personnages qui bénéficient des
interprétations excellentes d'un casting auquel Sabu
est habitué. Tout d'abord Shinichi Tsutsumi qui
joue Kenichi Asakura. Cet acteur à la palette
nuancée a joué dans la plupart des film de Sabu
depuis ses débuts - D.A.N.G.A.N. Runner en 1996 - jusqu'à
l'acclamé Monday en 2000. Il incarne ici parfaitement
le migraineux cadre commercial, orphelin recueilli par sa tante.
Ren Ohsugi qui joue le chef de la bande. Cet acteur est
un habitué des plateaux avec les plus grands comme Masayuki
Suo, Kiyoshi
Kurosawa, Takashi
Miike et Takeshi
Kitano depuis Sonatine. C'est un aussi un régulier
des films de Sabu et sa composition de petit malfrat philosophe
reste très convaincante. Susumu
Terajima tient le rôle de Joun Arai. Il
fut remarqué pour le film de Kitano, Violent Cop en 1989,
apparaît régulièrement dans ses films ainsi
que ceux de Sabu et c'est lui qui tenait le rôle principal
dans The Blessing Bell en 2003. Il joue ici le rôle d'un
ex-prêtre illuminé qui va être propulsé
malgré lui, rock star adulée.
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| Tout ce petit monde accompagne
donc Asakura pour remettre la main sur le 4e voleur qui s'est
enfui avec le butin et reste accidentellement coincé
sur un terrain en friche alors qu'il prenait la fuite. Il va
y passer une des nuits les plus mouvementées de sa vie,
de quoi y regagner foi et probité en même temps.
Au fil du parcours, les 3 autres se disséminent peu à
peu et laissent finalement Asakura seul, face à ses démons
et son passé. La fin mérite d'être vue pour
elle même, ce duel incongru entre un samouraï de
la belle époque et un VRP froussard. Mais l'ensemble
du film est une réussite tant sur le plan du scénario
que signe également Sabu et de la mise en scène
simple mais efficace. Voir aussi cette scène du restaurant
où l'effet papillon est une fois de plus employé
par Sabu pour mettre ses personnages dans une situation rocambolesque.
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Steph
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