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SPECIAL
FESTIVAL DE DEAUVILLE 2003
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| COMPETITION : Blessing
Bell - Blind Shatf
- Eliana, Eliana - I
love you- Plactic Tree-
Love at 7/11 - Nothing
To Lose |
| PANORAMA : Doing
Time - Hero - Infernal
Affairs - Me Thao - The
Missing Gun - Saving my
Hubby - Suicide Club
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| DOING
TIME - Japon - 2002 de Yoichi Sai |
| Avec
Tsutomu Yamazaki, Teruyuki Kagawa, Tomorowo Taguchi, Yutaka Matsushige,
Toshifumi Muramatsu, Ayumu Saito, Ren Ôsugi, Yôzaburô
Itô, Yôsuke Kubozuka, Kippei Shiina |
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DOING
TIME : 2002 JAPON -
GENRE : Histoire Sympa - NOTE : 7/10
Résumé :
"De 1996 à 1999, le créateur de mangas renommé,
Hanawa Kazuichi, effectua une peine de prison pour avoir violé
les lois sur la possession d'armes et sur l'usage des explosifs. De
cette expérience, il tira assez naturellement un manga décrivant
de manière systématique et objective la vie dans une
prison japonaise, intitulé Kemusho no Naka (En prison, publié
par l'éditeur Seirin Kogei Sha). " |
CRITIQUE
Le réalisateur Sai Yoichi reprend ici cette construction pour
ce film qui est une première carcérale au Japon. Il
s'interroge alors. Et si le mitard et le confinement solitaire étaient
une expérience philosophique affine à celle du zen ?
Et si la prison était le miroir le plus parfait et le plus
constant de la société ? Dis-moi comment tu emprisonnes,
je te dirai comment tu es
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Sur le ton de l'humour distancié,
légèrement teinté de cynisme, le réalisateur
parvient en effet à nous dépeindre l'univers carcéral
japonais. De l'ultra discipline aux manies obsessionnelles compulsives
(autre thème de ce festival avec Moon Overflowing), cet
univers est à des années lumières du nôtre.
Conforme aux trop malheureux clichés que l'on a de la
société japonaise, gouverné par l'ordre
et la discipline. Ce microcosme est à l'image de la génération
du narrateur. Obéir, demander, attendre devient une religion,
un sacerdoce, comme gagner des points à l'école
primaire. Beaucoup ne savent pas pourquoi ils sont là
ou du moins ils en ont une vague idée. Ce qui est sûr
c'est qu'ils ont enfreint la loi du grand Japon. C'est sûr
puisqu'on leur a dit ! Leurs geôliers sont là pour
les " rééduquer " comme des brebis égarées
ressentant l'impérieux besoin de rentrer dans le droit
chemin. Au contraire, le film s'attache à nous démontrer
que le panurgisme est de mise et celui qui sort du rang, ne
serait-ce que d'un pied, est vu comme LE rebelle, une personnalité
forte, presque digne d'idolâtrie. Comme ce prisonnier
qui ne prie jamais pour l'âme du mort qu'il a causé
et ne fait de toute façon " jamais de choses de
la sorte ". |
| Le film est une caricature d'une prison
idéale où tout aurait sa place, les détenus
les premiers, où les repas seraient attendus avec la
délicieuse langueur après des mets divins. On
est loin des visions des prisons surpeuplées et mal famées
qui courent en Occident. On est dans une ère post-moderne,
un âge où ignorer la loi n'est que l'accident infime
qui ponctue une vie faite d'habitudes et de routines, comme
ces morceaux classiques qui bercent la monotonie jamais ennuyeuse
de Doing time. |
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