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NOTE : 8/ 10
Résumé
Devdas et Paro, amis d’enfance, se retrouvent après des années de séparation. Leurs sentiments l’un envers l’autre, loin d’avoir été émoussés par le temps, sont encore plus forts Tout semble les mener vers un mariage idéal mais la famille et les querelles de castes s’interposent. Dés lors, Devdas entame une lente descente aux enfers, alcool et prostituées aidant. Une courtisane, la belle Chandramukhi, touchée par sa détresse, tente à tout prix de lui faire oublier Paro.
DEVDAS sur ASIA-DIFFUSION.COM
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Devdas, équivalent indien de “Roméo et Juliette” est une tragédie écrite par Sarat Chandra Chattopadhye et déjà portée à l’écran à maintes reprises.
Mais cette fois-ci, on a décidé de voir les choses en grand. Avec l’un des budgets les plus lourds du cinéma indien, Devdas est plus qu’une énième adaptation. C’est le prototype de ce qui se fait de mieux dans le genre, une expérience sensorielle sans précédent, la musique les chants et les danses se mêlant pour former une oeuvre opiacée et mystique.
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Pendant trois heures vous en prendrez plein les yeux et plein les oreilles. Tout, dans ce film scintille, tintinnabule, miroite ou chatoie au rythme des danses les plus spectaculaires.
Avec des moyens aussi colossaux, il n’est pas surprenant de voir des décors aussi fabuleux.
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Le palais de Chandramukhi et la maison de Paro sont de véritables chefs d’œuvre et de vrais personnages du film. Le premier, situé au bord de l’eau est illuminé de milliers de bougies alors que la seconde est composé de centaines de portes-fenêtres et de glaces se reflétant à l’infini. On a rarement vu écrins plus somptueux pour ces deux joyaux que sont Aishwarya Rai et Madhuri Dixit.
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Rai respire l’innocence, Dixit la bonté. Elles jouent leur rôle à la perfection et possèdent un vrai talent, pas seulement un physique de rêve, contrairement à ce que certaines mauvaises langues pourraient penser.
Est-il besoin de préciser le soin apporté aux costumes et aux chorégraphies ? Non, vous l’avez deviné, les deux héroïnes somptueusement vêtues dansent à merveille et nous offrent parmi les plus beaux moments du genre. |
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Cependant, il est encore une fois inutile de nous attarder sur la prestation de Shah Rukh Khan, son interprétation s’inspirant davantage des Pieds-Nickelés que de l’Actor’s Studio, notre homme semble n’être là qu’en tant que faire-valoir des deux magnifiques actrices, et ce n’est pas son prix reçu aux oscars indiens qui me fera changer d’avis, puisque chacun sait qu’au pays des aveugles, les borgnes sont rois.
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| Essayez également de faire abstraction d’un scénario un peu simplet mais qui ferait pleurer un commando de talibans. Cette histoire est vieille comme le monde et l’important n’est pas ici d’en connaître le début ou la fin, mais d’en admirer le traitement. Rassurez-vous, vous tomberez dans le panneau, comme tout le monde, n’oubliez donc pas vos Kleenex. |
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Il y a un souffle épique dans cette œuvre, mais la profusion des couleurs, des musiques, et des mouvements ne prend hélas véritablement toute son ampleur que sur un écran de taille respectable, si ce n’est dans un cinéma. |
Au final, « Devdas » est un film hommage réunissant les meilleurs éléments des grands classiques bollywoodiens du genre, si vous ne deviez en voir qu’un, ce serait celui-là.
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UrsaMinor |
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