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DESERT
MOON de Aoyama
Shinji - 2001
Avec MIKAMI Hiroshi, TOYOTA Maho ,KASHIWABARA Shuuji
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DESERT
MOON : 2001-
GENRE : Drame Psychologique - NOTE : 4/10
RESUME :
Nagai est un chef d'entreprise comblé, il incarne l'image de
la réussite : société en bourse, marié,
père d'une petite fille
Pourtant, les apparences sont
parfois trompeuses, au point de masquer la lente fissure du doute
qui s'installe : "quand on obtient tout ce qu'on a désiré,
cet objet disparaît, ce n'est qu'une illusion". Pour Nagai,
les choses, les êtres, commencent à disparaître.
D'abord, le tourbillon de la modernité, contrainte des actionnaires,
accélération du temps qu'il s'efforce d'oublier dans
l'alcool, et puis enfin, et surtout, Akira sa femme, et Kaai sa fille
qu'il ne voit plus qu'à travers un caméscope, qui certes
ravive la mémoire, mais pas les souvenirs.
Akira, elle, perd ses repères,
la confiance en son mari, l'image de la famille qui éclate,
celle d'hier fantomatique, celle d'aujourd'hui illusoire, celle de
demain ?
Alors peut-être l'enfance et ses souvenirs l'aideront-t-elle
à s'y retrouver ? C'est là qu'elle choisit d'aller avec
sa petite fille pour inventer une famille sans père. La maison
des poules, qu'il faudra aussi apprivoiser, et le désir d'alcool,
de fuite, qu'il faudra maîtriser.
Keechie, l'étranger, offre ses charmes dans de galantes après-midi.
Qui trop aime, mal étreint. Il tue le temps, se révolte
de tous ses désirs non comblés. Faute de mieux, il s'accroche
à l'argent, seule valeur de confiance à ses yeux. Même
de sa maison de carton, il contemplera l'éphémère
feu de Bengale.
Ces trois-là vont se rencontrer
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CRITIQUE
:
Un thème pourtant intéressant traité de manière
soporifique. On s'attend à ce que quelque chose arrive... Et
puis rien ne se passe. L'idée de fond rappelle un thème
souvent traité au Japon très fortement lié à
la perte des repères, des traditions ... de la famille. Le
Japon perd progressivement ses attaches, les "OTAKUS",
la nouvelle génération, les jeunes d'aujourd'hui attachent
souvent plus d'importance à l'informatique, les mangas ou la
musique plutôt qu'à la famille. On le sait, une partie
des jeunes ne souhaitent pas ressembler à papa qui toute sa
vie a travaillé pour l'entreprise au détriment de la
famille. Dans Desert Moon, ces valeurs sont présentes mais
mal expliquées. Tout cela reste confu. On comprend bien que
le père a fait un choix, celui de se donner à l'entreprise
et a perdu toute relation avec sa famille. Il le regrette, mais les
choses sont ainsi. Il rencontre un jeune, en mal d'affection qui souhaite
trouver ou retrouver une cellule familiale. La destruction de cet
ensemble lui est insupportable.
Peut-être trop philosophique par moment, le film reste flou,
traitant des problèmes de société par le biais
de métaphores un peu trop compliquées ou trop simple
qui ne permettent pas au film de libérer tout le sens du scénario.
En résumé, un sujet intéressant réalisé
avec trop de longueurs. |
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