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GENRE : Comédie Dramatique
NOTE : 7.5/10
RESUME :
Hye Young vit en Hollande avec son grand-père antiquaire, artiste peintre impressionniste. A25 ans elle attends deux choses : l'ouverture de sa prochaine exposition et l'amour, sous la forme d'un homme romantique et traditionaliste. En attendant elle peint des portraits dans la rue. C'est là qu'elle fait la connaissance de Jeong Woo venu se faire portraiturer, apportantavec lui un pot de marguerites(daisy en anglais). Elle reconnaît alors en lui le mystérieux inconnu qui, chaque jour, lui faitlivrer un pot de ces fleurs. Jeong Woo, policier de son état, n'est pas cet homme ;le mystérieux admirateur est en fait un tueur professionnel. Et les deux hommes, par amour, vont mentir à la jeune fille …
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Daisy est la rencontre de Andrew Lau avec la Corée, on s'installe donc devant l’écran, plein de curiositéS sur ce que peut en être le résultat ;et le début surprend un peu.
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Daisy commence comme une véritable romance à l'eau de rose ; nous sommes en Hollande, le soleil brille, le paysage est champêtre, les margueritespoussent gentiment au soleil, attendant que Hye Young (Jun Ji Hyun, jeune première de choix) vienneles peindre au son d'une jolie musique classique (Shigeru Umebayashi). La jeune fille vit avec son grand père et,comme toute jeune coréenne qui se respecte,l'aime tendrement . Enfin pour compléter le tableau romantique, Hye àvingt-cinq ans attend l'amour, le vrai, le grand. Quand Jeong Woo entre en scène, le film suit la même voie...Ils sont mignons, un peu niais, romantiques, souriants, et d'apprendre que Jeong est policier n'y change rien.
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Alors, Daisy est-il un énième film à l'eau de rose coréen ? Et bien non. Car arrive Park, le tueur, et Andrew Lau sait ménager des surprises à ses spectateurs.
Park est le parangon de l'amoureux silencieux, parce que c'est un tueur professionnel. Ilcultive le secret, pour protéger sa vie, mais aussi celle de la jeune fille. Amoureux,il va tout faire pour lui plaire, même si jamais il ne larencontre. A la faveur d'une fusillade,il larencontrera mais restera l'amoureux caché parce que le coeur de Hye est pris, et qu'importe si la jeune fille s'est méprise sur l'identité de l'élu de son coeur.
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Les deux hommes sont sincères, amoureux. Ils commencent à mentir par amour et se retrouvent dans un filet si serré qu'il faudra arriver aux dernières extrémités pour que la vérité se fasse jour. Pourtant aucunde leurs mensonges n'est condamnable, on ne se dit jamais « qu'ils sont bêtes » ou « quels s.... ». Mais leurdiscrétion, leurdésir de protéger, leurmensonge par amour aboutissent à l'inverse durésultat espéré, et c'est alors trop tard. C'est cette situation qui rend le film si attachant, si touchant. Park est particulièrement émouvant en tueur conservateur et solitaire, amateur de musique classique, s'adonnant pour sa belle à l'étude des grands maîtres impressionnistes, cultivant des fleurs sur sa péniche dans l'espoir qu'elles effacentl'odeur de la poudre dans sa vie... et Jung Woo Sung possède un sourire irrésistible. |
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Daisy est donc une romance qui tourne au drame, tout en gardant cette touche fleur bleue.
D’abord grâceà la personnalité de Hye, complètementétrangère au monde de violence dans lequel évoluent ses soupirants (ça tire parfois dans tout les sens, et ces scènes sont très réussies), tout comme aux tourments moraux dont ils souffrent, grâce aussi à celle qui incarne son rôle, avec toute l'ingénuité requise ; Jun ji Hyun. Le monde de Hye est fait de peintures impressionnistes, de champs, de sourires et de douceur. |
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Ensuite parce que Andrew Lau distille au spectateur des informations au compte-goutte, si bien que celui-ci ne sait jamais vraiment qui est Park, ce qui rendle personnage intriguant, car celui-ci n'abandonne jamais son état de tueur, et est même capable d'honorer un contrat en plein milieu d'un dîner avec sa belle...Tout le début du récit est raconté par l'un des trois protagonistes à tour de rôle, donc le narrateur est un narrateur - personnage, et l'histoire est celle qu'il vit, mais ne correspond peut-être pas àla réalité. Plusieurs scènes se répètent tout au long du film, apportant au spectateur avide d'informations sur les événements passés,de nouvelles données. C'esttellement bien fait qu'on ne s'ennuie jamais de ce stratagème qui pourrait vite lasser, si la réalisation n'est pas maîtrisée. |
| Andrew Lau vient de Hong Kong et on retrouve son art de la mise en scène comme on avait pu l'apprécier dans Infernal Affairs, sa capacité de passer d'une ambiance à l'autre, son savoir-faire quand il filme le silence et le secret. Mais les personnages, eux, sont coréens et leurs rapports sont influencés par cetteculture coréenne : discrets, pudiques, pleins de respect pour les traditions, et toujours ou souvent habités parce coté fleur bleue si étonnant parfois. |
Daisy est donc ce genre de film devant lequel on s'installe en se disant plus ou moins résigné (quand on n'aime pas les romances) : « oh la la » ...puis devant lequel on reste en haleine. A la fin on est tombé sous le charme. Etoui, on aimerait bien le regarder une deuxième fois. |
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EURYALE - OCTOBRE - 2006 |
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