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CHINA
GIRL de Abel Ferrara - USA - 1987
Avec James
Russo, David Caruso, Sari Chang, Joey Chin, Judith Malina |
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GENRE
: Romeo et Juliette
NOTE
: 7/10
RESUME :
New York et ses années 80. La communauté chinoise s'étend
et gagne du terrain dans le quartier italien voisin, suscitant jalousies
et haines raciales. Dans la rue, les gangs de chaque camp s'affrontent
pour défendre leur territoire. Dans cette atmosphère
de tensions quotidiennes, Tony l'italien et Tye la chinoise tombent
amoureux l'un de l'autre. Malgré leurs familles et leurs clans,
ils décident de vivre ensemble mais les affrontements entre
les deux communautés tourne au bain de sang.." |
Septième
réalisation d'Abel Ferrara (Driller Killer, Bad
Lieutenant, The King of New York...), China Girl est un
pamphlet urbain de Romeo et Juliette, façonné
guerre des gangs et violences raciales...
Dans la rue, le sang coule entre les italiens et les chinois,
pourtant les hautes stratosphères mafieuses sont
pavées de bonnes intentions.
Ces dissidences rurales agacent les grands pontes du crime
organisé qui voient dans ces rixes des dangers
d'affrontement plus importants et des pertes commerciales
essentielles entre les deux communautés.
Au milieu de cette rivalité de tous les instants,
Tony un jeune italien pizzaïolo, frère d'un
des boss du quartier tombe sous le charme d'une jeune
chinoise nommé Tye, soeur d'un des patrons des
gangs chinois.
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Chacun d'entre eux devraient suivre
le règlement autoritaire de leurs aînés
qui interdisent à un chinois et à un italien de
se nouer d'amitié ou d'amour, car le guerre dans les
rues de New York ne laisse aucune place au bonheur. Mais Tony
et Tye veulent vivre passionnément leur romance et en
ne se subordonnant pas aux règles, le couple déchaînera
des conséquences dépassant le cadre de leur union.
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China Girl est
la toute première version cinématographique
urbaine de Roméo et Juliette (suivront Roméo
+ Juliette et Roméo Doit Mourir) et certainement
la plus réussit par sa simplicité et sa
brutalité.
Partant d'un constat d'affrontement entre les chinois
et les italiens où chacun passe du crime à
la vendetta, deux individus veulent s'aimer malgré
la violence environnante.
Une violence voulue par le réalisateur, signalétique
d'une réalité forte des années 80
dans la plupart des grandes villes américaines,
notamment à New York, où les ghettos étaient
en construction.
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Alors qu'aujourd'hui
le clivage serait plutôt entre les WASP (White Anglo
Saxon Protestant) , les afro américains et les
méxicains, à l'époque les chinois
et les italiens (sans oublier les irlandais) constituaient
les deux principales populations immigrantes.
Dans ce long métrage, Abel Ferrara soulève
le problème racial tout en gardant une éthique
forte grâce à l'amour des deux principaux
protagonistes.
D'ailleurs à l'image de sa noirceur, le cinéaste
ne laisse aucune chance à cet amour et ne termine
pas sur un happy end " ils vécurent longtemps
et eurent beaucoup d'enfants ". La où beaucoup
de réalisateurs ont échoué, Abel
Ferrara réussit sa mise en ambiance en attisant
une violence omniprésente faite de propos racistes
et une idée de deux cultures différentes
(italienne et chinoise) et séparées.
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Le long métrage presque exclusivement
tourné en nocturne dans un milieu urbain, donne à
la réalisation une enveloppe charnel, noir et particulièrement
sauvage. Ces années d'exacerbation offre à China
Girl une résonance scénaristique évidente
sans pour autant défavoriser les relations sentimentales
entre Tony et Tye.
Bien évidemment le style des années 80 peut paraître
aujourd'hui ridicule (on se rappelle de ces costumes mal taillé,
des blousons cuirs et des coupe de cheveux façon Cindy
Lauper), mais il apporte à ce diamant brut, à
ce faire valoir d'une communauté entre deux cultures,
une intégrité et une originalité sans équivoque.
Mélange audacieux entre violence et amour dans un environnement
urbain, l'oeuvre d'Abel Ferrara est certainement l'une des plus
abouties dans ce domaine, telle la scène finale, moment
culte pour toute mémoire de cinéphile.
Ainsi par sa critique de la violence, par son message d'amour
et par sa simplicité, China Girl s'impose comme une oeuvre
majeure. |
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HINOMURA
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